Lebensweisen

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15/20
Nom du groupe Nebelkrähe
Nom de l'album Lebensweisen
Type Album
Date de parution 18 Fevrier 2013
Style MusicalBlack Avantgardiste
Membres possèdant cet album4

Tracklist

1. Versucher
2. Mit Glut auf den Lippen
3. Mut & Demut
4. Der Flaneur
5. Lebenswaisen
6. Das Karussell
7. Macht & Ohnmacht
8. Ebenbürdig

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Nebelkrähe


Chronique @ Matai

15 Fevrier 2013

« Lebensweisen » n'est pas vraiment comparable et sort des sentiers battus

Il faut croire que Target Distributions/Mighty Music sont en train de devenir les Code666 danois car ils partagent la même passion pour les groupes bizarres et sortis de nulle part. Encore une fois, ils nous présentent un ovni mieux connu sous le nom de Nebelkrähe, un quintette allemand originaire de Munich et fondé en 2007. Au départ, c'est dans le death/black metal traditionnel que se dirige les musiciens et c'est quasiment du jour au lendemain qu'il décide d'emprunter le chemin tortueux du progressif et de l'expérimental avec « Entfremdet ». Contrairement aux attentes, ils réussissent leur premier coup d'essai et ont l'honneur de tourner aux côtés de Bethlehem, Negura Bunget, Odem Arcarum etc.

Cette année marque le retour des Allemands avec le nouveau « Lebensweisen » dont le processus d'écriture aura mis deux ans. Mixé et masterisé par Christoph Brandes aux Iguana Studios (Imperium Dekadenz, Necrophagist...), l'opus montre de nouveau une prise de risque de la part de Nebelkrähe qui sort des sentiers battus afin de nous offrir une forme de black avantgardiste. Difficile de poser une réelle étiquette sur les travaux des Allemands tant on sent leur volonté de ne pas être catalogués. Le côté progressif et expérimental se fait très ressentir au sein d'un black metal tiraillé entre parties classiques et parties innovantes. Alors il faut réellement s'accrocher pour tout suivre, car la longueur des morceaux et leur diversité en font un ensemble complexe.

« Versucher » ouvre le bal avec un ensemble plutôt technique. Les riffs ont le monopole ainsi que le chant black criard. On alterne parties rapides / parties plus lentes avec un certain savoir faire, jusqu'à un final rythmé par des soli en tout genre. « Mit Glut auf den Lippen » montre une facette différente, allégée par des guitares acoustiques et un doux chant féminin. L'agressivité du black et du chant écorché détonne complètement avec cette longue introduction, l'élan étant interrompu par un break au violoncelle.

On touche à l'épique digne de ce nom avec « Mut & Demut », dynamique et entraînant. On tend à se dire que l'on revient à la normale, vers un black metal metal plus traditionnel. Jusqu'à ce que l'impensable arrive : du funk. C'est déroutant d'entendre ces touches et rythmiques typiques du style avec un chant black. Ceci fait, on part vers le tribal avec des percussions et une ambiance bien relevée. Et là on se demande vraiment sur quoi on est tombés.

Eh bien, sur un groupe qui n'a pas peur d'intégrer des éléments hors metal dans son black metal. On n'ira pas jusqu'à dire que le mélange va changer la face du monde ni celle du black metal en lui-même, mais il est clair qu'il s'agit d'un ensemble plus innovant que celui du dernier God Seed. Il n'est pas évident d'apporter des comparaisons avec des titres mélangeant le black et le funk, le black et le jazz (« Der Flaneur »), le black et la valse (« Lebensweisen »). C'est assez impromptu, on ne s'y attend pas et en même temps, à force de plonger dans l'album, on se dit, quand un nouveau morceau arrive : que vont-ils nous faire maintenant ? Et même quand des parties « normales » font leur apparition, comme le death/black de « Das Karussell », on se dit forcément que ça ne va pas durer. Et on n'a pas tort...

C'est peut-être un peu trop osé toutefois, on se perd souvent dans ce labyrinthe de sonorités et de style, à l'image de la pochette de l'album où un petit bonhomme se perd dans une multitude de chemins telle une empreinte digitale. D'un côté, cela représente bien le style de Nebelkrähe, qui a bel et bien une identité propre. En cela, son album « Lebensweisen » n'est pas vraiment comparable et sort des sentiers battus. Et c'est ce qui pourrait lui faire du tort. Un opus trop original, un peu fourre-tout au final, guidé par une production sans doute trop clean et un manque d'accélérations et de blast beats. Si on n'aime pas trop ça et qu'on est habitué à la brutalité pure, on s'ennuie, c'est sûr. Mais il ne faut pas mettre de côté le travail passé et le rendu barré qui apporte un peu de piment à l'ensemble. Les curieux et amateurs de bizarreries devraient tenter ce « Lebensweisen ».

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