Lacerate The Global Hate

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12/20
Nom du groupe Eternal Torture
Nom de l'album Lacerate The Global Hate
Type Album
Date de parution 2013
Style MusicalDeathcore
Membres possèdant cet album1

Tracklist

1. Dresscoat Meat
2. Wardrones
3. Beautugly
4. Hate Prevails
5. Never Forgive and Never Forget
6. Social Disaster
7. For the Masses
8. Humanus Venenum
9. Rise in Death
10. Song for the Weak

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Eternal Torture


Chronique @ BlackDieRose

22 Octobre 2013

Les Allemands [...] préfèrent s'enfermer dans un style musical épuisé dont tout le monde connaît les limites...

Fondé en Bavière en 2008, Eternal Torture est un groupe officiant dans un Deathcore tapageur. Mais attention, les Allemands ne font pas un Deathcore mielleux où l’aspect mélodique est poussé à son paroxysme. Non, nos charmants bavarois officient plutôt dans une musique brutale autant dans le fond que dans la forme. C‘est donc après un EP (Anthropogenic) et un album (Dissanity) que le quintet, composé d’Andy Brecht au chant, d’Alex à la batterie, de Matthias Trippelsdorf et Mathias Erber à la guitare et d’Andi Pape à la basse, remet le pied à l’étrier pour un second opus sobrement intitulé Lacerate The Global Hate. L’album est produit par Mario Jezik au studio même de la maison de disque (Noisehead Records) et confère à cet album un son massif qui colle très bien à la musique.

On entre donc dans la bête avec la première piste Dresscoat Meat. On est alors gentiment accueilli par un riff bien gras, suivi de près par un batteur énergique qui nous nous fait une démonstration de sa très bonne technique derrière les fûts. Ensuite, le chanteur fait son apparition avec sa grosse beuglante d’outre-tombe et tout d’un coup la musique s’embrase. Le rythme devient effréné, ça blast méchamment et les riffs sont peut-être simplistes mais vont à 200 à l’heure. Puis le titre s’alourdit d’un coup lors d’un breakdown de concassage qui va faire briller cette fois-ci le chanteur vociférant à travers un growl très gras des paroles emplies de haine et de colère. Le schéma décrit ci-dessus se répétera ainsi sur l’ensemble des chansons rendant le tout prévisible et lassant au fil des titres.

La plupart des titres sont assez efficaces et proposent un Deathcore classique mais dynamique lorgnant parfois vers le Death, un peu comme Whitechapel sur leur dernier album (le côté transcendant en moins). En effet, le début de l’album est peu mémorable (à l’exception du premier titre) et certains morceaux sont parfois ratés à cause des expérimentations Electro/Dubstep particulièrement foireuses sur Wardrones et Beautugly. Le milieu de l’album, quant à lui, est plus anecdotique avec des morceaux d’une qualité moyenne sauvées par la très bonne prestation du batteur qui envoie du rêve à travers un jeu assez technique. L’homme se révèle comme l’élément principal de la musique : il définit le rythme (il l’accélère dans des blasts furieux ou le ralentit lors de breaks fracassants) et montre l’ampleur de son potentiel à travers un jeu très dynamique, enchaînant les blasts-beats et les descentes de toms avec une habileté qui force au respect. L’autre points positif de cet opus réside dans le chant de d’Andy. Ce dernier est un hurleur polyvalent et de ce fait ses vocalises ne seront jamais monotones. Ses cris se décomposent en trois parties : il y a le growl caverneux (le plus utilisé) qui rajoute une bonne dose d’agressivité à la musique, le scream nerveux qui donnent ce sentiment d’urgence et un hurlement dont la tessiture se situe entre les deux types de chants précités diversifiant un peu plus la ligne vocale.

Vous l’aurez certainement compris là où ça pêche c’est du côté des grattes et de la basse. En effet la basse est quasiment inaudible dans la musique sauf sur les breakdowns. Et pour ce qui est des guitares, le riffing semble minimaliste, surtout quand on voit qu’un des deux gratteux peut nous en mettre plein la tronche lors du seul et unique solo (sur la piste Rise Of Death). Ce solo, mélodique et rafraîchissant, est la plus grosse surprise de l’opus et a permis en quelques secondes d’élever la musique à une tout autre hauteur. Heureusement, vers la fin (à partir de For The Mass), le groupe met les bouchées doubles et propose une musique plus accrocheuse et diablement plus efficace. On retiendra donc facilement For The Masses, Rise In Death et Song For The Weak pour leur côté entraînant grâce à une rythmique de premier choix.

Pour conclure, Lacerate The Global Hate est un album moyen et surtout très inégal dont seul les morceaux de la fin réussissent à rattraper la médiocrité des autres. Eternal Torture y propose un Deathcore puissant mais lassant à la longue. Niveau originalité c’est zéro et comme on pouvait s’y attendre les Allemands, en dépit de leur bonne technique (mention spéciale au batteur), préfèrent s'enfermer dans un style musical épuisé dont tout le monde connaît les limites. Il va sans dire que cet album est avant tout destiné à faire des malheurs en concert privilégiant l’efficacité à la musicalité.

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