Qu'il est bon de se dire que parmi des styles visités et revisités tels que le metal mélodique, des groupes arrivent tout de même à créer leurs propres pâtes et à se démarquer des autres.
Deux ans après un bon, mais classique «
Divine Revolution »,
Dominia nous revient avec ce nouvel opus intitulé «
Judgement of Tormented Souls » et affirme son identité en créant un album à la fois beau, enivrant, mélancolique, mais aussi sombre, captivant et violent, que je vais me faire un réel plaisir de vous faire découvrir.
Si certains groupes laissent le soin à un synthé de créer les ambiances propres à leur musique, qui tombera facilement dans le piège des ambiances pompeuses ou édulcorées voir mielleuses dans certains cas,
Dominia commence déjà à se démarquer sur ce point.
Même s'il y a un clavier au sein des compositions, celui-ci sera bien plus proche des notes de piano que des sons électroniques, de plus, ce sera le violon, magistralement manié par Casper, qui apportera au groupe et ses superbes compositions, cette touche épique mélangeant admirablement bien les notions de tristesse et de haine amenant alors chaque morceaux à un niveau différent du précédent, permettant ainsi aux titres de ne pas se ressembler et d'apporter leur lot de nouveautés au fur et à mesure qu'ils s'enchaînent.
Ce même violon, est l'élément conducteur qui nous guidera d'un bout à l'autre de l'album. Il nous prendra par la main dès le début de « Prelude » après que les notes de clavier nous aient plongé dans un bain de quiétude et il faudra attendre la fin de « The Beginning » (original comme nom pour un dernier morceau) avant de reprendre totalement le contrôle de nous-même. Les autres instruments sont cependant loin d'être en reste. La batterie, bien qu'elle ne partira pas dans d'imposants blast suivra sans difficulté le rythme de la guitare et de la basse, voir même les relancera comme c'est le cas au final de «
Inside Of Me ».
Pour ce qui est de la voix, celle d'
Anton Rosa vaut son pesant d'or.
L'homme passe sans difficulté du chant clair à une voix plus agressive tirant vers le black dans la tessiture (n'allez pas vous imaginer un chant à la
Pest,
Maniac et autre consorts hein ! ) sans rentrer dans le même style non plus. Elle est agressive, écorchée et nous livre au passage des lyrics inspirés et des refrains qui restent bien en tête en particulier sur le superbe «
Rosemary's Child » ou encore sur « Behind The
Universe » où le mélange : voix claire et chant torturé offre un résultat délectable.
Chaque riff est inspiré et ne ressemble en rien au précédent. La production de cet album étant de surcroît très bonne, les guitares et la basse ne se gênent aucunement. Elles ont chacune leurs moments élogieux que ce soit sur « Judgement » ou «
Angel's
Suicide » Goodwin est à son top et les riff de Daniel et
Anton Rosa sont épiques en particulier sur «
Exodus ».
Dominia, fait donc parti de ces groupes qui ont le malheur d'être écrasés par les plus grands de la scène, mais il ne fait nul doute qu'ils finiront par percer avec le potentiel qu'ils ont. La musique en elle-même ne sera certainement pas considérée comme transcendante pour la plupart, en revanche elle n'en dispose pas moins d'une profondeur certaine, d'autant plus que dans un genre de plus en plus usé de nos jours (je ne fais pas non plus de généralité...) ils savent se démarquer et créer leur propre essence musicale.
Dominia fait du
Dominia et c'est du bon !
Personnellement, j'ai préféré Divine Revolution. Mais ta chronique ma donné envie de revoir un peu ce deuxième album que j'ai trouvé insipide à l'époque =)
Donc ça m'intéresse vivement et j'en ai profité pour écouter les titres des liens que tu m'as filé, et pour le coup, bah j'aime beaucoup. Le mélange est vraiment bien foutu et le violon apporte pas mal de profondeur et une atmosphère assez malsaine pour ma part.
Merci pour cette petite découverte bien intéressante qui plus est ;)
Vous devez être membre pour pouvoir ajouter un commentaire