Irix Zerius

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Nom du groupe Nishaiar
Nom de l'album Irix Zerius
Type Album
Date de parution 22 Fevrier 2018
Style MusicalBlack Atmosphérique
Membres possèdant cet album0

Tracklist

1.
 Irix Zerius
 05:07
2.
 Kantorun
 06:19
3.
 Azief
 03:05
4.
 Virgonaut
 06:14
5.
 Bewatar
 05:17
6.
 Lenith
 04:55
7.
 Ahrien
 04:35
8.
 Liademna'
 05:27
9.
 Desenmba'
 06:26

Durée totale : 47:25

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Nishaiar


Chronique @ cm91

12 Août 2018

Entre plages atmosphériques et sonorités tribales issues de l'ancien temps

Evoquons un instant l'expansion du heavy metal à travers le monde : celui-ci s'est répandu avec succès en Amérique du Nord et en Europe ; il est bien implanté au Brésil et commence à se faire une place dans le reste de l'Amérique du sud ; l'Asie n'est pas en reste avec le Japon, grand fournisseur de groupes, et l'Indonésie, paradis asiatique du Death metal. Seulement, n'avez-vous pas l'impression qu'il manque un continent ? Et oui, l'Afrique. Le peu de groupes africains sont principalement originaires des pays arabes au nord ou d'Afrique du Sud. Mais aujourd'hui, il ne sera question ni de l'un, ni de l'autre, puisque nous nous tournerons vers l'Ethiopie.

Lorsqu'elle ne fait pas parler d'elle pour sa terrible famine de 1984, ses déserts arides, ses relations extrêmement tendues avec ses voisins érythréen et somalien, ou sa semi-instabilité alternant entre zones sécurisées et régions à risques, ou pour sa coalition gouvernementale tellement aimée par son peuple que toutes ses réélections depuis 1995 respirent forts le bulletin truqué (non je ne commence pas par tous les clichés), l'Ethiopie est bien plus que cela. En effet, elle est le seul pays africain à avoir échappé à la colonisation au 19ème Siècle, preuve s'il en est de sa grandeur, mais là n'est pas le sujet. Dans cette chronique, il sera question du groupe Nishaiar formé à Gondar au nord du pays en 2016. Une chose est sûre, le groupe n'a pas plaint sa peine puisque qu'en deux ans d'existence à peine, il en est déjà à son deuxième album full length nommé "Irix Zerius". Mais n'attendons pas plus, écoutons-le de suite.

Premières notes sur ce disque, aucun doute, c'est bien là du post-Black tiraillé entre des zones d'ombres noires comme il le faut et des passages de lumières donnant un côté aérien, le tout combiné à quelques éléments folkloriques comme sur "Kantorun". Sur ce point, les fans d'Agalloch seront ravis car, avec ces passages, ils se retrouveront dans leur élément. Mais Nishaiar a également pris soin d'incorporer des éléments tribaux comme les chants autochtones sur "Azief" ou même des chœurs de l'Eglise orthodoxe éthiopienne sur "Virgonaut". Toutefois, ceux qui recherchent des sonorités exotiques ne seront sans doute qu'à moitié satisfaits puisque les parties tribales sont bien moins présentes par rapport aux sonorités folkloriques "classiques". Preuve s'il en est d'un certain conservatisme musical, on a plus l'impression d'être perdu au milieu d'une forêt de l'Etat de Washington que noyé dans le désert du Tigré.

Mais pas de panique, nos musiciens ont trouvé d'autres moyens d'affirmer leur origine éthiopienne dans leur musique. Et pour cela, il suffit d'écouter les dernières pistes "Liademna" et "Desenmba", entièrement chantées en amharique, la langue nationale éthiopienne, le reste étant, on peut le supposer, en anglais. J'insiste sur le "on suppose" tellement la présence du chant est minimaliste, et le chant black metal n'aidant pas forcément à la compréhension ; mais sur lesdites dernières chansons, certains sons ne laissent aucun doute quant à la langue utilisée.

Minimaliste, la musique l'est tout autant, mais elle n'est pas ennuyeuse pour autant. On retrouve beaucoup d'atmosphères à la Alcest, mais ici, à l'inverse du précédent opus, les instruments métalliques sont réduits au strict minimum, l'accent étant mis sur lesdites atmosphères. Bien que le groupe reproduise un schéma assez classique alternant entre l'un et l'autre, force est de constater que ça reste bien fait, et l'on ne s'ennuie pas une seule seconde.

Tout a été dit, il ne reste plus qu'à souhaiter bon courage à ce quatuor pour exporter leur musique, et, si possible, devenir la référence en matière de heavy metal éthiopien.

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