Invictus

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16/20
Nom du groupe Invictus (ROU)
Nom de l'album Invictus
Type Album
Date de parution 27 Mars 2015
Style MusicalPower Symphonique
Membres possèdant cet album4

Tracklist

1. Descent 01:36
2. Invictus 04:05
3. Conquer 05:00
4. War Horse 03:19
5. Turn of the Tide 04:29
6. Sorrow of the Forsaken 04:38
7. Unchain the Beast 04:27
8. Fallen Angel 03:39
9. Black Widow 03:44
10. REvolution 04:42
Total playing time 39:39

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Invictus (ROU)


Chronique @ ericb4

02 Avril 2017

Un pétillant et engageant effort mais encore taillé dans la roche...

Difficile pour les nouveaux entrants dans la sphère metal symphonique à chant féminin de se faire une place au soleil, à l'heure où Epica, Nightwish, Delain, Leaves' Eyes et autres Xandria et Within Temptation s'imposent en maîtres incontestés aux quatre coins de la planète. Une donnée qu'a bien intégrée Invictus, jeune sextet roumain originaire de Bucarest, communément créé en 2014, mais qui ne l'a nullement dissuadé d'ajouter sa pierre à l'édifice, bien au contraire. En effet, une année d'un intense labeur en studio plus tard, Sanziana Niculae (chant), Alex 'Gomez' Dascaloiu (batterie), Ian Marru (guitare), Stefan Beres (guitare), Andrei Negescu (basse) et Costi Dominteanu (claviers), nous livrent d'entrée de jeu un album full length de 10 titres judicieusement distribués sur les 40 minutes du pétillant opus. Ainsi, à l'instar de « Invictus », message serait lancé à la concurrence...

Evoluant dans le sillage power symphonique de leurs compatriotes Magica, incluant des influences atmosphériques de Lacuna Coil, une touche rock d'Halestorm, des arrangements évoquant Nightwish et une mélodicité avenante que n'aurait nullement reniée Delain, le combo développe néanmoins un propos singulier, à la fois tonique, charismatique et émouvant. Contrairement à nombre de ses homologues, sans pour autant être à contre-courant de ce registre, le groupe n'a pas misé ses espoirs sur un chant lyrique pur pour espérer s'imposer ; le puissant et pénétrant timbre de voix de Sanziana faisant penser à celui d'Elize Ryd (Amaranthe), avec quelques accents rock empruntés à Lzzy Hale (Halestorm).

Tout d'abord, le groupe distille quelques passages susceptibles de figurer dans les charts. Ainsi, des arrangements nightwishiens s'inscrivent dans la trame de l'entraînant « War Horse », grisante offrande distillant un refrain catchy dans le sillage de Delain. Percutant et mélodiquement efficace, octroyant en prime de réjouissantes rampes aux claviers, on comprend que l'on a affaire à un hit en puissance, que la sirène, par ses chaudes inflexions, contribue à enjoliver. Pour sa part,l'entraînant « REvolution » distille un saisissant couplet relayé par un imparable refrain, finement entonnés par la déesse. Bref, un autre hit à mettre à l'actif du collectif roumain.

D'autre part, nos acolytes nous livrent d'agréables moments, non moins dynamiques, mais manquant d'un soupçon de singularité qui les aurait rendus moins friables. Le brûlant et mélodieux mid tempo « Invictus » est de ceux-là. Bien que les sonorités synthétiques soient un peu surannées, les riffs à la Halestorm se montrent incisifs et le refrain plutôt engageant. Toutefois, une impression de déjà entendu émane de cette piste, qui ne lui autorisera pas une inconditionnelle adhésion. Sur une rythmique endiablée, non sans évoquer Lacuna Coil, avec une touche d'Halestorm, « Turn of the Tide », pour sa part, nous assène ses riffs grésillants et oscillatoires conjointement aux profondes attaques oratoires de la belle. Doté de fines nuances mélodiques, le brûlot séduit par son refrain enjoué, pousse même à un headbang bien senti. Toutefois, il n'évitera pas plus l'écueil d'une impression de redite. De même, l'enjoué « Unchain the Beast » par sa rythmique enfiévrée et ses riffs tournoyants et graveleux délivre une énergie aisément communicative. Ce faisant, le brûlot octroie une invitante ligne mélodique, aisément imprimable mais éminemment convenue.

Parfois, le collectif roumain a davantage lorgné vers le rock, espace d'expression où il se montre accrocheur mais où il accuse également quelques baisses de régime. Ainsi, le virulent « Conquer », non sans rappeler Magica, avec une touche rock à la Bif Naked, fait crisser ses riffs et marteler son tapping tout en conservant une vibrante énergie tout le long. En outre, un joli solo aux claviers s'infiltre, faisant place à de sémillants gimmicks à la lead guitare, sur un petit pont précédant une progressive reprise sur un refrain immersif, lequel souffre d'un manque cruel d'originalité. Dans cette mouvance, des riffs crochetés étreignent une véloce rythmique sur « Fallen Angel », piste frénétique d'inspiration rock certes dynamisante mais manquant de sel mélodique et dénotant un refrain répétitif. Enfin, une basse vrombissante nous assaille sur le nerveux « Black Widow », titre inspiré d'Halestorm livrant un riffing assez plat et répétitif et dispensant une sente mélodique trop linéaire pour retenir l'attention.

Mais lorsqu'il flirte avec les moments tamisés, le combo surprend par sa faculté à encenser le tympan, témoignant d'une sensibilité à fleur de peau tout en parvenant à nous toucher dans notre for intérieur. Ainsi, de doux arpèges au piano s'unissent aux suaves volutes de la maîtresse de cérémonie sur « Sorrow of the Forsaken », soyeuse ballade dans le sillage atmosphérique de Lacuna Coil, agrémentée d'un joli solo de guitare, de captatrices ondulations aux claviers et dotée d'un refrain susceptible de nous retenir plus que de raison. On comprend dès lors, eu égard à cet instant de félicité, que le combo se montre particulièrement à son aise et touchant dans les romances.

A l'issue de notre parcours, on a le sentiment que nos compères n'ont pas utilisé à plein leurs potentialités, ayant limité la prise de risques, si ce n'est lors de passages teintés rock, pour lesquels ils ne semblent pas des plus aguerris. Certes, les plages tubesques recèlent de beaux atours et la ballade, quelques armes de séduction, mais de nombreuses lignes mélodiques, bien qu'agréables, s'avèrent trop convenues pour remporter l'adhésion. Toutefois, la qualité du mixage et de l'enregistrement autorisent une écoute prolongée et rendent compte de l'aboutissement logistique de cette œuvre. Aussi, on conseillera aux amateurs du genre d'aller y jeter une oreille attentive pour prendre la température. A condition de témoigner d'un soupçon d'originalité et d'un supplément d'âme, le collectif roumain aura de bonnes chances de s'imposer et faire partie des valeurs montantes de ce registre metal. Wait and see...

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