Innocent

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Nom du groupe Eltharia
Nom de l'album Innocent
Type Album
Date de parution 31 Octobre 2014
Style MusicalPower Metal
Membres possèdant cet album2

Tracklist

1. Third World War 04:07
2. Spite Still Remains 05:03
3. Innocent 04:56
4. My Own Justice 05:44
5. Would I Remember You 03:41
6. Blood Pollution 04:59
7. Dark Passenger 05:58
8. Faster Than the Reaper 04:39
9. Black Hole 05:05
10. Sweet Madness 03:38
11. Keys of Underworld 07:14
Total playing time 55:04

Chronique @ dark_omens

28 Janvier 2015

Il y a ici plus d'idées séduisantes, de rebondissements et de reliefs que sur certaines des dernières sorties encensées.

Ce n'est pas faire injure aux Francais d'Eltharia que de dire que leur premier disque, Legend of a Forgotten World, sorti en 2004, souffrait de quelques carences et de quelques défauts qui, sans le condamner véritablement à la vindicte populaire, aura rendu sa défense difficile.

Innocent sera le nom du successeur de ce premier pas hésitant. Il aura mis 10 ans à sortir et le groupe nous le promet plus violent et agressif.

D'emblée, un excellent premier titre, Third World War, dont on regrettera simplement certains riffs à la parenté allemande (Helloween - Eagle Fly Free) un peu trop évidente, nous renseignera déjà pleinement sur le contenu de ce nouvel effort. Effectivement plus incisif et brut, c'est surtout du côté de la production que cet Innocent aura grandement progressé. Clair et précis, incisif et équilibré, riche et nuancé... voilà autant d'adjectifs qui, désormais, peuvent qualifier le son de ce collectif.

Dans une volonté compréhensible de simplifier à l'extrême l'explication de texte concernant l'art de ce quintette, les critiques patentés parleront ici de Power Metal. Si, évidemment, Eltharia puise l'essentiel de son travail de cette mouvance-là, il sera essentiel, pour le chroniqueur objectif, d'insister sur l'aspect, souvent, très Heavy de ce propos. Les guitares sont donc mises très en avant et les synthés cantonnés souvent aux seconds plans en des nappes subtilement présentes sans être envahissantes (les séduisants Spite Still Remains ou encore My Own Justice et son remarquable refrain à l'accélération délicieuse).

Parlons également du travail vocal qui est ici très appréciable. Evoluant principalement en des contrées médiums-aigu du plus bel effet (et notamment parce que loin des poncifs désespérément aigus, stéréotypés et fatigants de nombres d'autres se singeant les uns les autres), Pierre Carabalona n'hésitera cependant pas à s'adonner à quelques variations salutaires. En empruntant, par exemple, les chemins de ces voix gutturales "Death" (Spite Still Remains, My Own Justice ou par exemple Black Hole) ou encore ceux de ces rugissements aigus dignes des plus grands vocalistes du genre (l'entame de Third World War).

En outre, au-delà de cette capacité à composer des refrains souvent superbes et de ce don pour capter l'attention de son auditoire, Eltharia jouit aussi d'un talent de composition remarquable. On pourrait même oser l'impensable et affirmer crânement qu'il y a ici plus d'idées intéressantes, de rebondissements et de reliefs que sur certaines des dernières sorties italiennes, suédoises ou finlandaises pourtant largement encensées. Un pas que seule la légendaire retenue et l'objectivité mythique de votre humble serviteur lui refuseront de franchir. Quoique...

Pour clore ce pamphlet aux allures de plébiscite mérité abordons trois des titres les plus réussis de cet Innocent. À savoir The Dark Passenger et son refrain entêtant, Faster than the Reaper à l'accélération brillante, inattendue et splendide, mais aussi Keys of Underworld. Sur ce dernier les pianos sublimes, et subtils, de Laure Girard sortant enfin de sa réserve viennent mettre en exergue guitares et chants. Ce morceau, au break, de surcroît, superbe, apparaît comme un condensé de ce que nos cinq musiciens savent faire de mieux. L'auditeur exigeant ne pourra être que comblé.

La vie de chroniqueur est souvent faites de tâches ingrates, de disques médiocres, de périodes mornes où de piètres albums ternes succèdent à d'autres blafards. Et lorsque enfin la lumière jaillit là où ce travailleur besogneux ne l'attendait pas, son labeur prend tout son sens. Un grand merci à Eltharia, et à son Innocent, d'avoir illuminé des heures obscurcies par tant d'Astralion, Legend, Silent Knights, Soul Of Steel et autres Galderia.

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King_Triton - 29 Janvier 2015: Encore des Grenoblois ! C'est incroyable le nombre de groupes talentueux originaire de cette région. Après une première écoute de l'album sur Deezer je dois dire que j'ai été agréablement surpris et notamment par le chanteur dont le timbre de voix et le ton employé (ni trop ni trop peu) m'ont particulièrement réjouis.
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