Formé sur les cendres de Drows,
Betrayed Heaven est un groupe revendiquant diverses inspirations
Deathcore et Metalcore, deux genres musicaux qui ont aujourd’hui bien du mal à se diversifier de la masse, tant tous les groupes se ressemblent, essayant tant bien que mal d’imiter les maîtres du genre que sont
Born Of Osiris,
All Shall Perish,
Suicide Silence ou encore
August Burns Red.
Drows était donc un groupe mélangeant un
Metal Progressif avec quelques touches un peu Black. Mais quand certains membres ont pris le large, les restants voulurent s’orienter vers un style qui leur correspondait un peu mieux, en l’occurrence, le Metalcore et le
Deathcore. «
Inner Bleeding » n’est ni plus ni moins qu’une petite démo visant à démarcher un peu de public et quelques concerts. Finalement, l’EP a réussi un petit tour de force et a donc réussi au-delà des espérances du groupe.
Dans le fond, «
Inner Bleeding » ne se différencie pas vraiment des productions de base du milieu, mis à part avec son intro « Eleven », électro et quelques violons pour un effet relativement sympathique. Pour le reste, on se retrouve avec du basique et dès «
Betrayed Heaven » (le titre), on sent les approximations typiques d'un premier jet. Les growls sont assez mal agencés avec la musique, les quelques présences de chants clairs rendent mal tant ceux-ci sont mis en arrière-plan (autant carrément ne pas en mettre), mais malgré tout, on ressent l'envie de bien faire.
Et de cette envie, le groupe n’en manque pas, en témoigne par exemple la présence de chœurs et de sonorités électro sur la très rythmée « Upside
Down », qui donnera sûrement une belle envie d’headbanguer. Le groupe garde encore quelques influences de Drows avec la présence de ce solo sympathique en fin de morceau. Solo que l’on retrouvera également sur «
God’s Slut » et qui cassera la monotonie de ce morceau finalement assez quelconque, déjà entendu bien trop de fois.
Sur le titre "
Inner Bleeding" , l'ensemble débutera de façon très lente et pesante, nouvelle bonne idée. Le reste du titre toutefois sera également très classique, très régulier et basé pendant quasiment tout le titre sur le même rythme, y compris sur les growls, ce qui aura tôt fait d’en agacer certains. Pour clôturer ce petit EP, le groupe choisit l'humour avec « Bo(b)nus
Track (
Sponge Bob Cover) » qui est, comme vous vous en doutiez, une petite reprise du générique de l'éponge carrée jaune assez agréable et marrante, bien qu'anecdotique sur le fond.
Quelques bonnes idées pour un ensemble finalement déjà bien trop entendu. Pour un premier EP, le groupe ne se démarquera pas foncièrement de la masse coreuse du
Metal. Toutefois, la promesse d’un premier album pour la fin de l’année avec « une véritable identité musicale » retient l’attention… « Wait and see » comme on dit si bien.
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