Après quatre albums chez Relapse Records,
Soilent Green, officiant depuis 1988 dans un metal extrême nous revient avec cet Inevitable
Collapse catalogué chez
Metal Blade. Le combo de La Metairie, fait partie intégrante de la fameuse NOLA (scène metal de la New Orleans) dont les figures les plus emblématiques sont
Crowbar,
Eyehategod et autres
Down. D’ailleurs le quatuor a une line up multi fonctions: Ben Falgoust le chanteur l’est aussi chez
Goatwhore, le batteur Tommy Buckley œuvre aussi chez
Crowbar, Brian Patton gratouillant pour sa part avec
Eyehategod ; seul le bassiste Scott Crochet parait exclusif…
Connu par un petit noyau d’irréductibles, nos quatre sludgers sont surtout notoires par leur poisse, noire et tragique, les ayant poursuivis jusqu’alors. Sans détailler le mauvais sort s’étant acharné sur eux, disons juste qu’entre autre l’ancien chanteur leader Glen Rambo est mort au passage de l’ouragan Katrina en 2005 ; et qu’un an auparavant le bassiste Scott Williams avait été assassiné. Inévitablement, cela vous marque et vous détruit, ou vous forge un caractère en acier trempé…
Et c’est cette seconde option qui s’affirme, avec cette galette de 42 minutes, la plus aboutie jamais proposée par le quatuor rajeuni et renforcé. Evidemment, les lyrics sont basés sur des sentiments de désespoir, de découragements, de rejet de la vie toujours présentée avec une « Happy
End ». Les thèmes sont plutôt dépressifs et collent à la réalité vécue par le groupe –dont le nom à titre d’info, est tiré du film de sci-fi des années 70- ; et l’ambiance est celle des marais tortueux, poisseux et nauséeux.
Erik Rutan est toujours aux manettes, et la galette enregistrée aux Administration Studios a vraiment un « putain de gros son ». Nos traumatisés de la vie (et il y a de quoi…) nous délivrent une alternance de riffs plombés et insalubres, une rythmique bien sludgy, des grind blasts et des breaks en tous sens. De légères variations entre moments de pures violentes déliquescences et accalmies rampantes et malsaines, des intros divines sorties des bayous « In the same breath, Lovesick » et une voix hurlée, ravageuse et ravagée qui sublime le tout.
Pour les puristes ou les plus curieux, leur style s’apparente au Deathgrind (pas de solo, titres très courts..) avec des pointes
Sludge (ambiances funestes, menaçantes ; vocaux hurlés et puissants…), des influences punks et un soupçon de rock sudiste (mais on est loin des Allman brothers…).
Un Cd un tant soi peu linéaire sur la durée malgré tout, mais d’excellente faction avec entre autres un «
Mental Acupuncture » jubilatoire et un « Antioxidant » décapant à souhaits et à la vidéo promo à apprécier
14/20 METALPSYCHOKILLER
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