Incurable Disease

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Nom du groupe Amentia (BLR)
Nom de l'album Incurable Disease
Type Album
Date de parution 2011
Style MusicalDeath Technique
Membres possèdant cet album2

Tracklist

1. My Pain (Intro)
2. Selling Hope
3. Legal Violence
4. Weakness Makes One Cruel
5. Thoughts Kill
6. Fear
7. Beauty Is Implement of Murder
8. He Proclamated Himself God
9. Incurable Disease

Chronique @ Matai

26 Avril 2012

Expérimental et original, peut-être, mais dans l'ombre des plus grands...

Amentia fait partie des petites formations biélorusses qui interagissent avec le monde du death metal. Bien que la scène ne soit pas si grande que ça, il y a tout de même quelques petits groupes qui arrivent à attirer l’attention, dont ce quartet, composé de membres de Deathbringer ou d’ID :Vision. Contrairement à ces combos là, rien de progressif ou d’industriel, et bien que le groupe se qualifie de death brutal, il s’agit plutôt d’un death metal technique et plutôt expérimental, parfois proche des Allemands d’Obscura mais surtout plus prêt de styles hors metal.

En effet, Amentia ne paie pas de mine, mais il faut dire que les influences sont très diverses, conférant à sa musique une certaine originalité. Si l’artwork et l’introduction « My Pain » peuvent nous faire penser à du metal gothique, avec ce piano et ces atmosphère lugubres, il n’en est rien. « Selling Hope » démarre les hostilités avec des solos dissonants, une certaine vitesse d’exécution et une basse délirante au possible. Car il faut le dire, c’est sans doute cette basse qui fait le charme de la musique d’Amentia. Bien audible, très distincte, elle nous gratifie d’un jeu très funky, ou, selon le moment, très jazzy. Il semblerait que ce début de décennie soit le début de nouvelles inspirations dans le death metal, et Amentia ne déroge pas à la règle, d’autant plus qu’il le fait bien. « Legal Violence » se montre plus syncopé même si la vélocité des riffs reprend le dessus, avant de se retrouver devant un mur de délire et de technique, de la part de toutes les guitares.

On est loin du death metal lourd et agressif, ici on joue un peu sur le terrain des acolytes de Deathbringer, à savoir un death metal intelligent et très travaillé, le côté progressif en moins. Amentia a le mérite de peaufiner ses compositions et de se doter d’une certaine personnalité, même si en Biélorussie, on ne peut pas dire que le death metal soit écouté de l’extérieur. Du coup, « Thoughts Kill » et « Fear » sont plus traditionnels, dans une veine plus floridienne, sans toutefois oublier les solos tordus, histoire de casser un peu l’élan et de montrer qu’on peut faire comme les grands.

Mais comme on dit toujours, la nature revient au galop, et c’est un « Beauty Is Implement of Murder » qui nous le prouve. On retrouve le piano très étrange, soutenu par un ensemble symphonique avec violons et chœurs. C’est sombre et assez glauque, jusqu’à l’arrivée de la double pédale, puis des riffs. Ce n’est juste qu’une introduction, mais ces violons reviennent plus tard pointer le bout de leur nez dans un passage expérimental à souhait où se mêlent la basse funky et la folie d’Amentia. Folie qui n’en finira pas jusqu’à la fin, le passage jazzy de « He Proclamated Himself God » paraissant incongru, surtout quand on connait les thématiques du groupe (extermination, mort, meurtre…). Une nouvelle façon de nous parler de violence en somme.

A défaut de pouvoir mieux se produire et s’exporter outre la Biélorussie, Amentia ne marque pas tant que ça, et ce, même après trois albums. Pourtant, il y a du potentiel, malgré un growl faiblard et un manque décisif de lourdeur. Il faudra frapper fort pour le quatrième album, s’il ne veut pas rester indéfiniment dans l’ombre des plus grands.

2 Commentaires

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HeadCrush - 28 Avril 2012: Album très en demi teinte de plus, ce que je trouve dommage c'est le son qui a changé, par moments ils sonnent comme du "sous Deathstars". Je ne sais si ils ont voulu élargir leur palette sonore ou si il ne s'agit que d'influences pas encore digérées mais, j'ai trouvé cet album très moyen et encore plus au vu de leur perceptible potentiel.
sijj - 28 Avril 2012: Idem, j'avais bien aimé le Born to Hate, peut-être moins ambitieux. Là, ça pédale souvent dans la semoule.
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