A l’antithèse de la musique douce, figure incontestablement
Necrosanct, plutôt synonyme de bourrinage dévastateur. Le quatuor se forme en Angleterre, et sort rapidement son premier album, le maladroit
Equal in Death, attirant néanmoins l’attention de Blackmark Productions, qui ajoute alors le groupe à son catalogue deathmetal, aux côtés des suédois
Seance et
Cemetary fraîchement signés. Le contrat débouche ainsi sur la sortie d’
Incarnate à l’été 1992, brillamment mis en valeur par son illustration, avec sa chimère en décomposition.
Necrosanct jette en pleine face un death caverneux et particulièrement violent, construit autour de blast-beats impitoyables, de riffs tranchant et des soli furieux, sur lesquels s’ajoutent les grunts terrifiants d’Ant Ryan. Le groupe ne ressemble à aucun autre, empruntant à la fois la pureté death d’
Immolation et la folie death/grind de
Napalm Death, mais avec son caractère unique et déjanté.
Depuis le chaos des incroyables
Ritual Act et
Ominous Despair, jusqu'aux riffs implacables d’Undeath
Dead Dying et
Solace,
Incarnate déblaye ainsi tout sur son passage. Pourtant, au-delà d’une telle déferlante de brutalité,
Necrosanct maîtrise formidablement son death/grind sans concession, ralentissant parfois la cadence, pour asséner alors une rafale de riffs achevant les derniers survivants de son attaque sonore.
S’illustrant parmi les formations les plus bestiales du débuts des années 90,
Necrosanct ne se fixe aucune limite, balançant son deathmetal anarchiste, en se moquant éperdument des codes et des standards du moment. Bénéficiant d’une production de
Boss puissante & rugueuse,
Incarnate symbolise ainsi à lui seul l’essence même de la brutalité la plus pure et la plus primaire.
Fabien.
J'aime franchement bien le style, à me procurer!
Cet album donne envie il va falloir que j'aille analyser ça de plus près !
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