Imposture

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Nom du groupe Jean Fontanille
Nom de l'album Imposture
Type Album
Date de parution 30 Juin 2019
Enregistré à ConKrete Studio
Style MusicalGuitar Hero
Membres possèdant cet album1

Tracklist

Imposture
1.
 Technical Diificulties (Paul Gilbert)
 04:08
2.
 Satch Boogie (Joe Satriani)
 03:22
3.
 Party in Simon's pants (Steve Lukather)
 05:45
4.
 Sress Fest (Steve Morse)
 04:00
5.
 Electric Gypsy (Andi Timmons)
 04:38
6.
 Trilogy suite Op.5 Part 1 (Yngwie Malmsteen)
 02:33
7.
 For the Love of God (Steve Vai)
 06:08
8.
 Vivaldi Tribute (Patrick Rondat)
 02:56
9.
 Cliffs of Dover (Eric Johnson)
 03:3'
10.
 Scipagnoleg Et Bombola (Mörglbl Trio)
 05:37

Durée totale : 42:10

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Jean Fontanille


Chronique @ HeadCrush

30 Juin 2019

L'hommage d'un homme resté enfant...

Selon le Larousse, une imposture se défini par, je cite "Action de tromper par de fausses apparences ou des allégations mensongères, de se faire passer pour ce qu'on n'est pas " bon d'accord mais quel nom donner à un album offrant 10 titres dont les deux tiers sont quasi universellement connus tant leurs interprètes le sont, joués sans aucune forme de prétention ni, autre volonté que de leur dire, à ces musiciens "merci" ?

Vous, je ne sais pas, moi j'appelle cela un hommage.

Imposture est le 4ème album de Jean Fontanille et d'une certaine façon si l'on se réfère à Essentia son premier essai, cet album est sans aucun doute la fin d'un cycle ou, celui d'une boucle car si Essentia était un premier enregistrement, forcément imparfait mais rempli d'une énergie à toute épreuve, le second album paru sous le nom de Fantastic(s)3 Boarding Pass était lui le reflet de l'artiste au sommet de ce qu'il avait à offrir en tant que groupe, est venu ensuite le colossal Unknown Parameter Value avec Yvan Rougny à la basse, des guests comme Patrick Rondat, Cyril Achard, Fanalo, Christophe Godin, Manu Martin les amis de toujours et rien de moins que Mike Terrana à la batterie, délivrant sur le titre Memorandum une prestation si pleine de retenue que ce titre reste encore à ce jour de mon point de vue, la composition la plus émotionnelle que Jean ai pu nous offrir. Ce disque marquait une sorte de fin dans son parcours alors, lorsque j'ai reçu cet "Imposture" l'évidence est apparue.

Ce disque n'est pas une relecture à la note et au silence près de titres tels que Satch Boogie ou la Trilogy Suite de Zigwygwy Malmsteem pas plus que ce n'est un ré interprétation si décalée d'autres titres comme For the Love of God de Steve Vai ou encore du Vivaldi Tribute de Patrick Rondat dont on se sentirait obligé d'apprécier le résultat rien que de par la référence que représentent ces titres ou le travail qu'il aura fallu pour les ré interpréter.
Non, ce disque n'est rien de tout cela.

Il s'agit ici d'un artiste faisant le choix de ne pas tromper son auditoire, et cela commence par le choix du son de guitare, c'est le sien, celui qu'il utilise sur scène, lors de ses masterclass, idem pour les effets utilisés, ne vous attendez pas à entendre une copie conforme de Joe Satriani, Andi Timmons, Steve Lukather ou Steve Morse et vous dire que ce choix est "casse gueule" est un pur euphémisme car le son utilisé n'est que très peu distordu, juste saturé et compressé ce qui lui offre une clarté permettant de saisir toutes les nuances de jeu nécessaires, toutes les différences utiles à l'accomplissement d'un Technical difficulties de Paul Gilbert ou encore d'un fabuleux Cliffs of Dover d'Eric Johnson.

Les arrangements différenciant les interprétations offertes sont le fruit d'un travail commun, Stephan DeReine amène des petites touches de couleurs musicales réparties avec subtilité sur l'ensemble des titres en variant le son de ses claviers quant à Aurélien Ouzoulias, monstrueux batteur, ses parties sont tantôt quasiment effacées tant elle se fondent au sein de titres comme Party in Simon's Pants de Steve Lukather que Scipagnoleg Et Bombola du Mörglbl Trio dont il fait partie, reste et cela aura été pour moi une découverte, le subtil travail à la basse effectué par Sébastien Tribackx.

Ce disque est auto produit, et même si aujourd'hui tout le monde ou presque peut auto produire sa musique, le talent ne s'acquiert pas encore en achetant un logiciel, le son est irréprochable et en plus, un certain Frédéric "El Mobo" Motte s'est occupé du mixage et, ah oui, il a aussi au passage assuré la basse sur le titre Stress Fest de Steve Morse, on tient donc là un album extrêmement solide quel que soit le lecteur que vous utiliserez pour l'écouter.

Ce qui me touche dans la démarche de cet album, c'est le manque absolu d'égo qui le constitue, l'artiste n'est pas un état d'esprit qui pourrait se traduire par "eh, regardez, je sais aussi bien jouer leurs titres qu'eux" il n'y a ici aucune attente de reconnaissance, juste l'envie de se faire plaisir en espérant au passage, faire plaisir à d'autres auditeurs, leur offrir une relecture de morceaux légendaires avec une approche au fond restée celle du gamin qui un jour a été si profondément touché par ces artistes qu'il en est devenu un lui même. Merci pour ça.

Cet album n'est pas en vente sur des plateformes de téléchargement ni même distribué par une maison de disques, là encore le choix qui a été fait est tout autre, pour en avoir un exemplaire physique, il vous faudra aller le voir en concert ou le commander sur son site le www.jeanfontanille.net et pour tout achat physique, il vous enverra un lien de téléchargement de l'album en version numérique haute qualité.

Je n'ai pas de réelle critique négative à faire sur ce disque, je ne prétends aucunement être objectif, je suis touché par la démarche d'un mec investissant de son temps et ses moyens pour offrir un acte de reconnaissance à ceux qui l'ont un jour touché et si ces mecs venaient à ne jamais savoir que ce disque existe, pour ma part je trouverais cet acte encore plus beau.

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