Impaled Northern Moonforest se présente comment étant un groupe de Black
Metal Acoustique. C'est déjà assez comique à concevoir, mais quand on apprend que les deux membres ne sont autres que
Seth Putnam (RIP) et Josh Martin, tous deux issus d'
Anal Cunt, le plus grand troll ayant jamais existé sur Terre, grâce à des titres cultes comme "The Word Homophobic is Gay" ou "I made your Kid get AIDS so you could watch it
Die", l'on comprend rapidement qu'on va s'en payer une bonne tranche!
Formé en 1997, ce "groupe" n'aura eu pour but de ne faire qu'un seul album et concert avant de splitter en 1998, comme c'était prévu au départ pour
Anal Cunt aux yeux de
Seth Putanm, qui ne pensait pas rencontrer un tel succès.
Tout d'abord, regardons l'album avant de l’écouter: la pochette est on ne peut plus révélatrice du contenu: un grand délire entre potes qui n'a aucun autre intérêt que de susciter le rire chez l'auditeur. La pochette, qui a très probablement été dessinée sur Paint à l'arrache, regroupe son lot de clichés sur le Black
Metal:
Satan (en mode bonhomme bâton, qui crie "Boo!"), les flammes de l'enfer, ainsi que de multiples croix inversées et un magnifique "
666".
C'est à l’écoute que cet album est le plus amusant: il est composé de 12 chansons, aux titres tous plus ridicules les uns que les autres, coincés entre un cliché de Black
Metal et
Anal Cunt: pour ne citer que ceux-ci: "Grim
And Frostbitten Gay Bar", " Gazing At The
Blasphemous Moon While Perched Atop A Very Very Very Very Very Very Very
Forsaken Crest of
The Northern Mountain"...
Les compositions sont du même acabit que les noms des chansons: elles se résument à un riff de guitare acoustique hasardeux et à
Seth qui tape sur sa jambe en hurlant n'importe quoi, celui-ci usant d'un timbre de voix typé Black
Metal, histoire de pousser la parodie jusqu'au bout.
La première piste est à mes yeux la plus amusante, de par le fait que
Seth se met à tousser en plein milieu de son "chant". Le groupe pousse le vice sur des titres comme "Transfixing The
Forbidden Blasphemous Incantation of The Conjuring Wintergoat" jusqu'à intégrer des notes de synthé rappelant un orgue, mais placées de façon complètement hasardeuses, et qui sonnent parfaitement faux de surcroit, ce qui rend le tout presque indigeste, mais hilarant.
Comme
Seth nous avait habitué dans
Anal Cunt, les clichés sont multipliés tout au long de l'album, notamment grâce à cet orgue indigeste, aux arpèges dénués d'intérêt, au scream black vomitif de
Seth et au riff d'entrée de "
Return Of The Necrowizard" qui me rappelle étrangement le riff d'entrée de la célèbre chanson "Freezing
Moon" de
Mayhem.
Tout a été analysé dans les moindres détails pour pondre un skeud totalement cliché, et le moins qu'on puisse dire est que la mission est réussie! On peut comparer ce groupe à
Anal Cunt, mais en version Black
Metal. Je ferai une petite mention spéciale tout de même au riff de départ de "
Nocturnal Cauldrons Aflame Amidst
The Northern Hellwitch's
Perpetual Blasphemy" que je trouve, paradoxalement, très accrocheur.
Que dire de plus? Comme vous pouviez vous en douter, les titres sont d'une durée ridiculement courte, oscillant entre 32 secondes et 1 minute 27, mais venant de la part de
Seth, ce n'est pas une surprise! Il n'y a plus rien à ajouter sur cette galette, que je conseille uniquement aux fans d'
Anal Cunt ou aux fans de Black
Metal avec une bonne dose d'humour.
Seth nous prouve une fois de plus qu'il était le meilleur pour détruire sans scrupules tous les styles musicaux, et ce avec un "talent" hors-pair.
A réserver aux amateurs de Noise!
Quant à l'utilité, ben c’est juste faire rire. Après, on est réceptif ou pas, les goûts et les couleurs hein... Moi ca m'a bien fait marrer, j'ai eu envie de chroniquer pour le fun c'est tout ^^'
Mais si certains y prennent leur pied j'y vois pas d'inconvénient.
Si Seth n'avait pas été dedans, je ne serais peut-être pas allé voir INM, ça c'est possible, mais je pense que j'aurai donné la même note si j'avais été voir malgré tout. Anal Cunt n’est pas le seul groupe de Grind parodique que j’écoute, et je les aime pour leur humour, non pour la présence ou non de Putnam.
Faut vraiment prendre la note, non pas comme un résumé d'une maturité artistique doublé d'une technicité hors pair, mais comme ma réception au Troll qu'est INM.
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