On dit souvent que le Grindcore est une musique de fous, mais cela n’a jamais été aussi vrai. Je m’explique, les trois membres principaux de
Psychofagist sont chacun des malades mentaux au sens propre. Sarino ( Chant/Basse ) est un obsessionnel compulsif, Stefano ( Guitare/Chant ) est un misanthrope paranoïaque et pour finir Federico ( Batterie ) est un autiste.
Psychofagist nous concocte une drôle de bombe, un curieux mélange de Jazz, de Grindcore et d’ Experimental
Death Metal de façon complètement barrée mais avec un certain génie latent, difficile de coller une étiquette à un groupe de la trempe de
Psychofagist, que les membres qualifient eux-mêmes de « power-violence ». Enormement de l’imagerie et de la thématique du groupe provient de la psychiatrie, des maladies mentales et de la folie . Le combo nous vient d’Italie et traine sa folie furieuse depuis maintenant 12 ans et revient d’une petite tournée en France.
«
Il Secondo Tragico » ( qui se traduit de lui-même ) est le second album de
Psychofagist, moins Jazz que le premier album, mais beaucoup plus barge, accrochez vos ceintures et essayez de ne pas perdre de votre calbar ainsi que votre cerveau devant cette déferlante hurlante ! Difficile de parler de cette musique, je vais pourtant essayer.
Nous avons tout d’abord un chant typé tout à fait grindcore, qui sans être exceptionnel est correct, assuré par Sarino et Stefano qui poussent tour à tour des hurlements ou des grognements suintant de folie.
Vient ensuite la guitare, tirant beaucoup sur les aigus, des sons très agressifs, elle sert plus de cassure incisive que de vraie base musicale. On peut y retrouver certains sonorités que d’autres groupes, ayant également un côté expérimental, utilisent ( par exemple : Ring of Saturn pour ne citer qu’eux )
La batterie assure son rôle grind avec , je trouve malheureusement, assez peu d’innovation, mis à part quelques passages un peu « Jazzy ».
Mais tournons nous plutôt vers ce que je trouve être l’instrument central ! La basse, elle, apporte ici une véritable touche de brutalité et d’expérimentation. Entre le slapping et les lignes rythmiques issues du Jazz, la basse est vraiment un élément très important au sein de
Psychofagist.
Sur certain morceaux comme «Pithecanthropus Sapiens Sapiens», un saxophone vient se rajouter à la fête, amenant sa touche dissonante et créant ainsi une sorte de tourbillon de notes folles. Le saxo est toutefois moins présent que sur les précédentes œuvres de
Psychofagist.
Sans être un chef d'oeuvre, «
Il Secondo Tragico» reste intéressant et possédé par une sorte de génie latent sous toute cette folie. Il reste un bon album du genre.
Pour finir je vous conseille de regarder les clips (dont un présent avec la chronique ) de ce groupe qui vous aideront à capter son monde, empli de non-sens. Coup de cœur, pour la chanson éponyme « Il secundo Tragico ».
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