Identity

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14/20
Nom du groupe Alpha Tiger
Nom de l'album Identity
Type Album
Date de parution 16 Janvier 2015
Labels Steamhammer
SPV
Style MusicalHeavy Metal
Membres possèdant cet album14

Tracklist

1. Intro
2. Lady Liberty
3. Scripted Reality
4. Long Way of Redemption
5. Identity
6. We Won't Take It Anymore
7. Revolution in Progress
8. Closer Than Yesterday
9. Shut Up & Think
10. This World Will Burn

Chronique @ AlonewithL

02 Mars 2015

Qu’il y a-t-il vraiment à retenir de cet album? La question se pose.

Souvent comparé à l’ancêtre « Fates Warning », « Alpha Tiger » s’est depuis démarqué de cette influence, pourtant affichée avec fierté à ses débuts. C’est vrai que le groupe allemand a beaucoup évolué depuis son premier album « Man or Machine ». Il n’affiche plus ce son rutilant ni ce chant à grimper aux rideaux que l’on pouvait percevoir alors. Ils se sont peaufinés dirait-on. Peut-être au dépend des amateurs d’authenticité qui auront apprécié, eux, cette première pièce. « Identity » suit de près la démarche moderne amorcée par « Beneath the Surface » sorti en 2013. « Alpha Tiger » qui figure comme un des poulains favoris du label SPV/Steamhammer adopte pleinement à partir de cette date le courant de heavy revival des années 2000, avec un heavy intense et une production d’envergure, à ceci près que ses contours éminemment mélodiques en font un combo assez démarqué dans cette vague. A la différence de nombreux autres, « Alpha Tiger » a l’assurance de ne pas devoir s’investir dans une quête d’identité. Ce n’est pas pour autant qu’ils ne doivent pas redoubler d’efforts. Le troisième album en question montre un combo affranchi de ses premières inspirations, mais peu à même à prétendre fomenter une révolution ou soulever les masses.

On peut s’attendre à quelque chose de bien dépotant, si on s’en tient à l’introduction où se mêle dans un semblant de chaos le Te Deum de Marc-Antoine Charpentier, des cris de souffrance et des bruits de guerre. Le titre qui vient à la remorque fait effectivement l’effet d’une explosion par son imposant dynamisme. « Lady Liberty » se distingue par un heavy speed exalté aux riffs tranchants, un poil répétitif malgré tout. Il s’agit là d’un morceau foudroyant que nous aurons peu l’habitude de rencontrer par la suite. Il y aura bien le cas de « Shut Up & Think », qui fera aussi exception par son rythme soutenu. On le retient également pour la rudesse de sa batterie, son formidable solo lors du dernier tiers piste et son refrain très chaleureux enrobé de chœurs complaisants. Néanmoins, rien de proprement renversant, et malgré sa vitalité cela aurait mérité un peu plus de peps, à vrai dire. « Revolution in Progress » figure, comme les deux morceaux précédemment cités, parmi ceux les plus ouvertement heavy metal. Il se montre à la fois nerveux et palpitant, toutefois assez basique dans la formule, avec une petite influence « Iron Maiden » années 2000 à noter.

Pour le reste de l’album, on a plutôt affaire à une musique tout ce qu’il y a de plus convenu. On hésitera d’ailleurs beaucoup sur la présence ou non de heavy meta,l à proprement dit, confrontés à celle plus évidente du hard rock sur bien des titres. Nous conviendrons bien du caractère heavy metal de « Scripted Reality », à ceci près que la rythmique par à-coups a quelque chose d’assommant pour l’auditeur, mise à part la performance plus convaincante du chanteur Stephan Dietrich. On croirait le rythme tout aussi hésitant et cambré à travers « We Won’t Take It Anymore ». Et c’est encore une fois le chant déterminé et appliqué de Stephan qui vient remonter la pente, aidé là par le vif soutien des chœurs. C’est un hard moderne à l’américaine tout en chaleur qui triomphera par son importance sur ce volume. Il se décèle à travers un touchant et aiguisé « Identity », dont le refrain tendre et aérien n’effrayera aucun passage radio. Vous avez dit radio? Un autre titre n’aura aucun mal à passer sur la bande FM.

Il s’agit là de « Closer than Yesterday ». On pourrait d’ailleurs tout bonnement parler de hard FM au sujet cette power ballade. Une ballade, où se greffe un orgue hammond, un peu niaise, donnant une impression de déjà entendue, mais produisant son effet. « Long Way of Redemption », tout aussi consensuel, y ajoute un soupçon de blues et de tonicité. Faisant de celui-là un parfait représentant au hard rock US actuel. Rien de véritablement audacieux. C’est vraiment à la portée de toutes les oreilles et éculé comme bonjour. On vient à regretter les débuts, même peu assurés, de la formation, quand celui-là était placé sous la domination de « Fates Warning ». Nous croyons alors trouver notre salut avec « This World Will Burn » à l’entame très relaxante, composé d’une belle acoustique envoutée par des chœurs harmonieux. Puis, « Alpha Tiger » développe avec un heavy metal mollasson, sans la moindre perspective, dans un niveau carrément inférieur à celui rencontré sur tous les autres morceaux de la galette. Le titre portait déjà mal son nom, et pour couronner le tout, il fait ici office de remplissage caractérisé.

Qu’il y a-t-il vraiment à retenir de cet album? La question se pose. Un pur amateur de heavy speed ou de technique fera sans doute impasse de cette troisième pièce d’« Alpha Tiger », groupe qui s’est révélé un peu plus élaboré et costaud par le passé, même si sa musique était en soi toute gentillette et mélodique pour du heavy metal. Là, le heavy metal se serait comme couché, à quelques réserves près néanmoins. Le groupe semblerait lui préférer le hard rock. Un hard rock tout ce qu’il y a de plus convenu et généraliste, visant à s’attirer un public élargi , avec quelques bons extraits en conséquence. « Alpha Tiger » se plierait ainsi à la facilité sur ce « Identity », loin d’être fade, mais vraiment peu éloquent en comparaison à ce qui se fait notamment en Suède en matière de hard rock ou encore de heavy metal. « Alpha Tiger » était depuis sa création considéré comme un groupe à part. Là, il cherche à se fondre dans un moule beaucoup trop grand pour lui.

13/20

5 Commentaires

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AlonewithL - 02 Mars 2015: Je vais ajouter les paroles, c'est tout ce qu'il y a de plus classique en la matière. Contestation d'une mise en esclavage et de l'autoritarisme en général, sans non plus trop se salir ou prendre des exemples. On rejoint leurs thèmes de prédilection des albums précédents de toute façon. Lors de ma chronique de "Man or Machine" sur Pavillon 666 leur fiche de promotion indiquait qu'is étaient très friands du livre "1984" de Georges Orwell et qu'ils s'en étaient assez largement inspirés.
MetalHeadbanger - 02 Mars 2015: Quel dommage que Stephan Dietrich ait quitté le groupe juste après la sortie de l'album. J'espère que le groupe trouvera un remplaçant à la hauteur.
AlonewithL - 02 Mars 2015: Sa voix s'était même beaucoup arrangée je trouve au fil des albums. Dommage...
MetalHeadbanger - 03 Mars 2015: J'ai eu peur en voyant ton commentaire ! Je n'ai rien fait, je n'ai envoyé mon message qu'une seule fois. Je vais supprimer le spam.
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