I Did Something Bad

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18/20
Nom du groupe The Erkonauts
Nom de l'album I Did Something Bad
Type Album
Date de parution 2014
Style MusicalCrossover
Membres possèdant cet album7

Tracklist

1. The Great Ass Poopery
2. Tony 5
3. All the Girls Should Die (ft. Drop of Sybreed)
4. Nola
5. Dominum Mundi
6. Hamster's Ghost House
7. Gog
8. Your Wife
9. 9 Is Better Than 8
Bonustrack
10. I Did Something Bad

Chronique @ LostPhoenix

19 Avril 2016

Un voyage musical intense, complètement dément et totalement génial.

2014, le vaisseau The Erkonauts prend son envol avec à son bord le capitaine Ales Campanelli (basse et voix), et à ses côtés, d'autres voyageurs de Djizoes ou Sybreed. Après une escapade autour du monde connu (USA, Suisse, Chine et Japon, puis Europe) ils embarquent dans le Kaotoxin (label) qui réédite leur album, pour le plus grand plaisir des amoureux d'une musique qui se démarque par un univers débordant. Je vous invite donc à prendre place dans la machine à voyager dans un espace musical détonant. Une exploration spatiale à la recherche des Erkon, petites créatures qui sont capables de choses complètement folles et variées comme la musique de nos quatre Suisse.

Accrochez-vous aux sièges car le décollage ne sera pas de tout repos comme l'ensemble de la traversé d'ailleurs. Quand la basse de « The Great Ass Poopery » retentit, vos tympans tremblent déjà sous la secousse. Quand le rythme torturé de la batterie la rejoint, votre esprit vogue déjà sur les rives d'un Nomeansno qui reviendra hanté nombre d'autres titres. Le mot est lancé et nous voilà propulsé dans un univers Punk qui vient rencontrer le Metal à la puissance de la grosse caisse et du riff explosif. Alors que la vitesse augmente, on se heurte à un break qui nous fait déjà dériver vers quelque chose qui ressemblerait à du Infectious Groove. Nous pouvons larguer le booster qui vient de nous propulser à des kilomètres du monde connu. Mais, bien entendu, nous conserveront l'armature de cette fusée jusqu'au bout. En effet, la basse est ici un élément prépondérant et fort dans la musique de The Erkonauts. Elle apporte à la rythmique un groove rare dans le Metal. L'intro et le coeur de « Nola » sera un rebond non négligeable dans le genre. Cette fois-ci, c'est la guitare qui prendra le relais de cette bille métallique qui fais écho dans la carlingue de notre engin interplanétaire.
Ales est certainement un bassiste hors du commun, mais son chant saura appuyer sans aucune interruption la rage de ce côté punk qui traverse sans vergogne nos consciences abasourdies. Mais sa voix sait également se faire sombre, portée par le roulement d'un « Gog » diffusant une énergie au rythme dément. Ce titre aux multiples rebondissements s'achève sur une énorme explosion sidérale.

Attention, si vous comptez uniquement vous habituer aux basses ondes pour traverser la tempête sans encombre, vous n'êtes pas sortit de l'auberge. La guitare vous embarquera avec les riff puissants et entêtants de « All the Girls Should Die », mais surtout de « Hamster's Ghosthouse ». Si le premier, plus fort dans son refrain, avance un solo intéressant, c'est avec le deuxième titre que Fred vous transportera sur la planète Pink Floyd. Le solo sera un vol de près de trois minutes accompagné par un orgue, puis, par une basse-batterie qui enveloppera notre vaisseau d'une vague pourpre vers la stèle de ce peuple de voyageurs à la recherche du langage universel : La Musique sous toutes ses formes.

Petit intermède sur le graphisme et le créateur de l'univers visuel de l'album avec le titre « Dominum Mundi » choisi pour faire le clip promotionnel du disque. C'est parce qu'il a été le coup de cœur du graphiste, et concepteur de cette galaxie violette, que vous pouvez l'écouter en lisant ces quelques lignes. Sans cela, tant les titres sont une explosion des genres, qu'il aurait été difficile au groupe de faire un choix.
Nomeansno, Primus, Suicidal Tendencies et Infectious Groove, ou encore Tool pour des côtés plus sombres et progressif, les références sont nombreuses tellement leur musique est hybride. La technique est bien là pour servir un atterrissage sur une planète rare et différente. Mais pour reprendre certains mots du groupe on pourrait essayer, au risque de la faire éclater, de caser leur musique dans une boîte « Metal Progressif et Punk ». Ce ne sera pas « 9 Is better Than 8 », avec son intro au ukulele, l'explosion de tous les instruments et de la voix, dans un titre de deux minutes quinze de pure folie, qui viendra les contredire.

Les thèmes abordés dans les textes sont complètements actuels mais aussi axés sur le second degré et l'humour. Avec « The Great Ass Poopery », ils parlent des réseaux sociaux ! «  9 Is Better Than 8 » est là parce que 9 titres sur un album c'est mieux que 8 ! Cette dérision est le prolongement des Djizoes, avec pour exemple, le titre de leur dernier album, sortit en 2010 ; Ichi Ten Dai (Eat Shit and Die). D'ailleurs, même si les titres sont assez bon, je citerais uniquement « Culbutos » et « The Machine » parce qu'ils faisaient partie de ce dernier album des Djizoes. Ils sont ici ré-enregistrés pour cette ré-édition 2016 de I Did Something Bad qui, je vous le rappel, avait été auto-produit et diffusé en 2014 pour la première fois.

Enfin, pour répondre à cette question posait par Ales, écrivain et compositeur de l'album ; qu'a-t-il fait de mal ? On pourrait dire, sans crainte que les Erkon viennent électriser notre esprit pour la nuit des temps, : « rien ! ». Bien au contraire, en jouant ce qu'ils aiment, The Erkonauts nous projètent dans un voyage musical intense, complètement dément et totalement génial.

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