I Denna Skog

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19/20
Nom du groupe Dråpsnatt
Nom de l'album I Denna Skog
Type Album
Date de parution 03 Septembre 2009
Style MusicalBlack Pagan
Membres possèdant cet album11

Tracklist

1. I Denna Skog 05:58
2. Under FullmånensSken 05:51
3. Orostider 05:19
4. Av Jord Är Du Kommen 02:45
5. Fader Frost 05:15
6. En Sista Vandring 04:04
7. I Evig Tid 06:32
8. Han Faller Plågad Ned 05:48
9. Ett Sista Andetag 03:54
Total playing time 45:26

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Dråpsnatt


Chronique @ Icare

24 Mars 2020

I Denna Skog est un petit bijou de black metal épique et il aurait vraiment été dommage de passer à côté.

Des fois, y a pas à dire, les rééditions, ça a du bon. Effectivement, si Nordivs Produktion n’avait pas eu la bonne idée de ressortir I Denna Skog en février dernier, j’ignorerais probablement encore jusqu’à l’existence de Dråpsnatt, excellent combo de pagan black suédois fort de trois albums.
Initialement sorti en 2009 et premier album de la formation, I Denna Skog est un petit bijou de black metal épique et il aurait vraiment été dommage de passer à côté.

Pourtant, le début du titre éponyme qui démarre la galette, s’il est plutôt sympathique, ne laisse pas présager d’une telle richesse musicale et émotionnelle : rythmé, brut et guerrier, avec ce Ough ! bien bourru qui démarre les hostilités, mettant en avant ces vocaux très déchirés, ces riffs belliqueux et cette batterie dynamique, on a a priori un morceau de pagan black costaud et viril tout ce qu’il y a de plus classique. Mais, dès 1,35 minutes, on a cette plage de clavier magique et intemporelle qui introduit un passage atmosphérique de toute beauté, et lors de cette reprise où les blasts se mêlent aux notes apaisantes des claviers, on ressent le talent du groupe qui nous enveloppe dans cette aura fantastique. On aura même droit à une partie de chant clair à la fin, voix et choeurs chauds et gorgés d’émotions qui viennent danser sur ces arpèges de guitare étrangement dépouillés et distordus, que l’on retrouvera sur de nombreux morceaux de l’album.
Puis Under Fullmånens Sken envoie d’emblée un riffing poignant, délivrant une sorte de mélancolie sourde qui nous engourdit et nous meurtrit le cœur. Dråpsnatt est d’une diversité et d’une richesse surprenantes, juste et sincère dans tous les registres qu’il aborde, mêle et sublime, passant d’un black rapide, conquérant et rageur à un passage exalté et solennel aux magnifiques chants clairs païens, le tout entrecoupé de superbes parties acoustiques et de plages atmosphériques envoûtantes qui nous transportent dans des mondes féériques, le tout en un seul morceau et avec une cohérence incroyable.
Intense et écorché, le combo suédois fait jaillir de ses instruments un flot d’émotions brutes, parfois belles, parfois douloureuses, qui ne pourra pas laisser indifférent, le tout transcendé par cette voix criarde et arrachée, qui, déstabilisante au début, s’avère au final être un véritable point fort pour véhiculer ces humeurs sombres et écorchées vives. Tantôt lourd et fracassant (le début de I Denna Skog, Av Jord Är Du Kommen au début férocement groovy et presque finntrollien, le break central de Fader Frost*), tantôt sensible et plein de nuances musicales (la superbe mélodie introductive de Orostider, sorte de pagan folk black forestier avec cette voix grondante de troll, le superbe passage à la fin de I Evig Tid), tour à tour épique, mélodique et sauvage, avec une émotion très présente qui nous fait frissonner, cet album devrait plaire à tous les amateurs de black pagan au sens large. Tout sonne juste et à sa place et l’équilibre entre passages acoustiques, riffing fier et racé, accès de fureur et parties atmosphériques est remarquable, ces différentes ambiances s’entremêlant et se superposant souvent en un art unique et délectable.

Pour conclure, si en temps normal je suis le premier à fustiger les râleurs dont l’immuable crédo est « C’était mieux avant ! », il faut bien reconnaître que ça ne fait pas toujours de mal de se replonger dans le passé. D’ailleurs, en ces mornes heures de confinement mondial où tout tourne au ralenti, vous avez bien quelques heures à tuer et à consacrer à la nostalgie musicale… Repassez-vous donc ce I Denna Skog, vous ne le regretterez pas !

1 Commentaire

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Bloodorn - 24 Mars 2020:

Merci pour la chronique ! Un excellent groupe encore trop méconnu, espérons que cette réédition lui apportera la reconnaissance qu'il mérite. Pour ma part, leur album suivant fait tout simplement partie de mes albums de chevet ;)

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