I - VII

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17/20
Nom du groupe Vitriol (USA-2)
Nom de l'album I - VII
Type Album
Date de parution 2001
Style MusicalDrone
Membres possèdant cet album2

Tracklist

1- I (Visita)
2- II (Interiora)
3- III (Terrae)
4- IV (Rectificando)
5- V (Invenies)
6- VI (Occultum)
7- VII (Lapidem)

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Vitriol (USA-2)


Chronique @ Svartolycka

29 Mars 2005
Cette pièce emblématique sortie sur le label indépendant et hors-norme qu’est Neurot Recordings se trouve être un projet solo de BC Green, le maître fondateur du groupe culte métal-indus Godflesh. Quoique, ici, il n’est nulle question de ce style. Pas de guitares (sauf sur le dernier titre bien que restant éthérées et immatérielles), ni de rythmes industriels mais à un enchaînement de sons électroniques et de prises directes de sons ambiants, ce qu’on pourrait appeler de l’électro-acoustique.

Au fait, c’est quoi l’électro-acoustique ? C’est un style de musique expérimentale apparu en 1953 en France (allez hop, un petit coup d’histoire de l’art) dont le but est de mélanger les sons électroniques des studios avec des sons de la vie quotidienne (qui seront par la suite transformés). C’est avant tout un travail de studio qui dès fois peut prendre sa place dans des concerts où les auditeurs (assez guindés) y assistent en écoutant les yeux fermés. C’est aussi un style qui prend en compte les déplacements des sons dans l’espace et les variations d’amplitudes. À première vue, ça paraît particulièrement gavant, mais c’est une musique qui reste dans un registre « underground » et bien loin des sauces commerciales à la gomme.

Si vous avez envie d’écouter ce disque, le port du casque est obligatoire, à part l’écouter sur votre home-video, les sons se révèlent bien plus complexes qu’il n’y paraît méritant une acoustique d’écoute adéquate et monsieur Green est un véritable orfèvre en la matière, s'étant lui-même exilé lors de la conception de ce disque. C’est vraiment pas un disque que l’on passe seulement pour le fun. Je vais être clair, écouter Vitriol, c’est rentrer dans un état de conscience autre, c’est plus une question de concentration que d’amusement. Je consens que, ça peut paraître étrange et saugrenu, mais le but de ce projet n’est pas d’ouvrir la canette de bière la plus proche en beuglant. Au contraire, ça inspire au calme, à l’écoute des sons et à leurs répercussions sur et dans notre corps et dans l’espace (coucher, avec une clope, c’est encore mieux). Peut-être que tout le monde s’en tape le coquillard, mais Vitriol, c’est intense, dès fois étouffant, exténuant ou bien d’une grande mélodie et dès fois d’une grande puissance en tout point hypnotique.
Complexe et labyrinthique, cet album concept sur l’âme est un objet sonore qui ne s’adresse pas au plus grand nombre, mais aux plus téméraires à qui l’essence première des sons interpelle quelque part.

La durée du disque de 40 minutes permet largement de faire le tour sans que cela se révèle gonflant. Agréable surprise pour certains, ronge tête au possible pour d’autres, cet album magnétique est une expérience qui dés fois se fait plus écoutable que certains enregistrements de Tribes Of Neurot tout en gardant à l’esprit que c’est un disque conceptuel et plus mental que musical à la rigueur sans que ce soit le bordel malsain d’un Abruptum.

Un album attirant au même titre qu’un Tribes Of Neurot ou d’Ulver, mais qu’on écoute avec attention et sérieux. Vous pouvez dire adieu aux soirées de déconne au bord de la piscine.

Hypnotique et mental…

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