Hope Era

ajouter les paroles de l'album
ajouter une chronique/commentaire
Ajouter un fichier audio
14/20
Nom du groupe Orionys
Nom de l'album Hope Era
Type Demo
Date de parution 01 Fevrier 2017
Style MusicalPower Symphonique
Membres possèdant cet album1

Tracklist

1. Eurika 05:41
2. Save Me 05:35
3. Way of Life 05:33
4. Ultra Lie 04:41
Total playing time 21:30

Acheter cet album

Orionys

  • Eurika by ORIONYS
  • Way Of Life by ORIONYS
  • Save Me by ORIONYS
  • Ultra Lie by ORIONYS


  • Chronique @ ericb4

    22 Mai 2017

    Une classique mais vibrante offrande en guise de message introductif...

    Nombreuses se succèdent les émules de Nightwish et consorts, dont cet expérimenté quartet francilien venu de Rueil-Malmaison, créé en 2014 sous l'impulsion commune de ses membres, celui-ci caressant l'espoir de s'illustrer sur le long terme dans un registre metal pourtant au bord de l'implosion. Conscient des enjeux et des risques encourus d'une telle implication, le groupe s'est laissé le temps nécessaire pour accoucher de son premier bébé. Et ce, à l'instar de « Hope Era », démo de 4 titres s'égrainant sur un ruban auditif de 22 brèves minutes, sortie pas moins de 3 ans suite à la création du combo. Une démarche prudente, mesurée, et transpirant un travail minutieux en studio, ayant valeur de test de son auditorat potentiel.

    Comptant sur une polyvalence de compétences acquises depuis de nombreuses années, la soprano Iza IV, le guitariste Eric Jaouen dit 'Wenerja' (ex-Death By Design, ex-Furious Zoo, ex-Demon Eyes, ex-Quadryss), la bassiste Tiffany Vachez dite 'Bloodstorm' (venue rejoindre le groupe en 2016 après le départ d'Olivier Mezzadri) et le batteur Chris Palengat (ex-Massacra) ont élaboré un projet musical d'obédience metal mélodico-symphonique à la touche power. On découvre alors une œuvre aux riffs massifs, sollicitant nombre d'arrangements instrumentaux et reposant sur un chant féminin lyrique, inspirée par les grandes pointures européennes du metal symphonique, dont Nightwish, Within Temptation, Amberian Dawn, Xandria ou encore Dark Sarah.

    Deux passages plus directement orientés vers charts, aussi accessibles que raffinés, s'avèrent tout à fait aptes à sensibiliser les amateurs du genre. Ainsi, des riffs énergiques et saccadés corroborent les angéliques patines oratoires de la sirène (proches de celles de Maike Holzmann (ex-Voices Of Destiny)) sur « Ultra Lie », opératique et aérien mid tempo aux airs d'un Nightwish des premiers émois de par ses arrangements, nous renvoyant dès lors à l'ère de « Oceanborn ». Doté d'une envoûtante mélodicité dont se parent couplets et refrains, le morceau distille par ailleurs d'insoupçonnées variations rythmiques et un bref mais prégnant solo de guitare à mi-parcours. Une efficace et délectable mise en bouche, en somme. Dans cette mouvance, des nappes synthétiques entament « Eurika », entraînant mid/up tempo metal symphonique doté d'harmoniques empruntées à Xandria (première mouture) et déployant un subtil et captateur legato à la lead guitare. Sur une sente mélodique que pourraient leur envier Within Temptation ou Delain, les célestes volutes de la déesse semblent voguer en apesanteur, tutoyant par moments les notes les plus haut perchées. Et sans forcer le trait, la magie opère.

    Moins solaires mais non dénuées d'atouts de séduction, les deux autres plages se révèlent elles aussi susceptibles de nous happer, chacune à sa manière. Ainsi, l'énigmatique « Way of Life » parvient à nous faire vibrer à la lumière des enivrantes gradations vocales dispensées par la maîtresse de cérémonie. Original mid tempo plutôt bien enlevé, aux brefs et abrupts roulements de tambour, aux riffs grésillants et à la radieuse mélodicité. A mi-chemin entre Nightwish, quant à son cheminement harmonique, et Ancient Bards, au regard de son intarissable dynamique rythmique, l'offrande magnétise le tympan au fur et à mesure des écoutes. Quant à l'engageant et léger « Save Me », à l'aune de son atmosphère classieuse, il n'est pas sans rappeler celle de Dark Sarah à l'image de « Beyond the Black Veil ». Par moments, une voix masculine claire et mystérieuse s'insinue, alternant avec les limpides envolées de la belle, tous deux calés sur une ligne mélodique tout en nuances, jouant sur les effets de contraste pour nous rallier à leur cause. Bien qu'infiltrant, ce titre ne jouit pas d'une luminosité et d'une accessibilité dont s'enorgueillissent ses voisins.

    Pour son premier essai, le combo francilien s'en sort avec les honneurs, étant parvenu à digérer ses sources d'influence pour nous offrir une œuvre techniquement au point et dotée d'une certaine épaisseur artistique. Si ni l'originalité ni les prises de risques ne sont encore inscrites au programme de cette proposition, le combo délivre néanmoins 22 minutes d'un spectacle metal symphonique classique haut en couleurs, vibrant, entonné avec maestria, et émouvant. En ce sens, on remettrait volontiers le couvert, regrettant toutefois l'absence d'allonge qu'aurait autorisé un album full length. Et ce, d'autant plus que les exercices de style proposés manquent de diversification atmosphérique et rythmique. C'est dire que les ballades, fresques, instrumentaux, duos... réalisés dans cette énergie-là pourraient opportunément compléter l'offre et combler les attentes des amateurs toujours plus nombreux du genre.


    0 Commentaire

    1 J'aime

    Partager
      Vous devez être membre pour pouvoir ajouter un commentaire

    Autres productions de Orionys