Originaire d’une ville Suédoise de sinistre mémoire, c’est, en effet, près de cette dernière que le bassiste Cliff Burton eut son accident fatal,
Screamer est un groupe à la créativité diverses. Enfin, pour être tout à fait honnête, la qualifier de diverses est sans doute un peu exagéré puisque même si elle revêt admirablement des atours parfois NWOBHM, parfois Thrashy, parfois Speed et parfois même tout à la fois, elle ne s’éloigne jamais véritablement d’un Heavy
Metal traditionnel, à priori, de bonne tenue. C’est du moins ce qui ressort d’une première écoute succincte de ce
Highway of Heroes, quatrième album de ces quatre de Ljungby.
Dès les premières mesures d’un excellent
Ride On, qu’on jurerait avoir entendu sur le splendide
Glory of Chaos d’
Helstar, Martin Hallberg et ses comparses frappent d’ailleurs très fort. Le titre vif et intense, sur lequel ce chanteur, Andreas Wikström, n’hésite pas à s’adonner aux démonstrations suraigües, limites Thrash, dont certains américains, dont je tairais le nom uniquement par bienveillance, sont devenues de convaincus adeptes, est, effectivement remarquable.
Plus véloce encore, mais avec un refrain, un peu trop mélodiques à mon gouts,
Halo vient, lui aussi, nous séduire assez facilement. Là encore, le vocaliste de ce
Screamer s’emploie en des hauteurs assez extrêmes. Un exercice dont, par la suite, sur cet album, il usera de manière plus rare. Beaucoup plus rare. Ajoutons à ces deux pistes assez convaincantes un
Caught in Lies moins nerveux mais pas moins rapide pour autant. Et surtout tout aussi intéressante.
Au-delà de ces quelques morceaux enlevés et agités, d’autres seront quant à eux plus classiques.
Plus classiques mais tout aussi probant. Citons les attachants
Shadow Hunter, Riders of Death ou encore, par exemple, ce
Highway of Heroes qui donne son titre à cet opus.
Evoquons, enfin,
Towers of
Babylon, dont certains passages ne seront pas sans nous rappeler les prémices d’un autre Suédois, Europe, du temps ou ce dernier pratiquait encore un Heavy
Metal certes mélodique mais suffisamment âpre pour que les puristes adeptes du genre daignent lui accorder quelques attentions curieuses et un crédit qu’il perdra par la suite à leurs yeux.
Disons aussi, qu’il y a quelque chose dans le traitement sonore de ce disque, produit par Gustav Hjortsjö (
Bullet), mixé par Tomas Skogsberg au Sunlight Studio, et masterisé par Patrik W.
Engel au
Temple Of Disharmony, de délicieusement datée. Un quelque chose qui lui sied parfaitement par ailleurs. Une impression qu’une pochette, elle aussi, absolument surannée viendra confirmer.
Avec ce quatrième effort les Suédois de
Screamer, dont, mea maxima culpa, j’ignorais même jusqu’à l’existence jusqu’alors, nous offre un opus vraiment sympathique. Un opus qui, selon la formule consacrée, et sans doute un peu éculée, ne changera pas la face du Heavy
Metal traditionnel, loin s’en faut, mais qui à l’instar de ceux de certains autres saura, sinon vous enthousiasmer, au moins vous satisfaire.
Bonne chronique et d'accord avec toi cet album ne révolutionnera pas le genre mais il reste excellent ! Le chanteur m'a plutôt impressionné sur cet album. Trés sympathique cet opus j'aime vraiment .
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