Herbarium

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15/20
Nom du groupe Turdus Merula
Nom de l'album Herbarium
Type Album
Date de parution Juillet 2010
Style MusicalBlack Ambient
Membres possèdant cet album6

Tracklist

Limited to 1000 copies
1. Datura Stramonium 13:41
2. Mandragora Officinarum 12:20
3. Colchicum Autumnale 10:00
4. Actaea Spicata 09:17
5. Conium Maculatum 13:42
6. Aconitum Napellus 04:05
Total playing time 1:03:05

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Turdus Merula


Chronique @ enthwane

06 Novembre 2010
Il y a des disques que le chroniqueur, avide de nouveauté, découvre. Et il y a des fois ou l'inverse se produit : c'est le disque qui tombe sur le coin de la gueule du chroniqueur averti, qui pourtant, essaie de faire gaffe. A l'heure ou je tape cette chronique, l'esprit embrumé dans la fumée de ma cigarette, je ne reviens encore pas de cet OVNI qui m'est tombé entre les mains. Abasourdi, définitivement, par ce disque.

Au commencement, lorsque ce nom de groupe, ce nom d'album, et cette pochette me sont parvenues entre les mains, j'ai poussé un éclat de rire franc et massif, pendant cinq bonnes minutes. Turdus Merula, groupe absolument inconnu jusque-là, débarque avec "Herbarium", nous faire profiter d'un "Ducros Metal" ? C'en était trop pour le simple d'esprit que j'étais. Mes quelques neurones encore disponibles, après une journée occupée à ne rien faire à part m'intoxiquer sur des airs sombres, grillèrent d'un seul coup, sous l'effet de cette franche tranche de rigolade qui s'annonçait. Baste.

Après avoir rafraichi mes circuits, fumé quelques cigarettes histoire de me calmer les nerfs, vint l'heure de la dissection de l'objet. Les noms des chansons me font à nouveau sourire : on se croirait dans Happy Rotter, déchiffrant les ingrédients nécessaires dans un vieux grimoire poussiéreux, sous les injonctions d'un vieux grigou à barbe blanche. Le disque est pourtant d'une durée pachydermique pour un premier véritable essai : près d'une heure pour seulement six titres. "De dieu, ça promet" marmonna mon incrédule mauvaise conscience.

Pris d'un remord stupide face à ma montée de rire à la vue de cet album, je me décidai, malgré tout, de l'écouter. Ce ne serait qu'une heure de perdue parmi tant d'autres, consacrées à des activités bien moins intéressantes que l'écoute d'une nouveauté. Et le disque démarre.

Musique poussiéreuse qui démarre sur une introduction jouée au piano. Notes fantomatiques tout droit sorties des méandres du temps. L'annonce du disque est simple : "Herbarium" n'est pas un album de Black Metal comme les autres. La voix arrive... Tiens, c'est... UNE FILLE ?? Ha ben oui, tiens, une fille. Car j'ai oublié de préciser que je ne connaissais absolument rien du groupe avant d'écouter cet opus. Et c'est une demoiselle (au demeurant fort charmante) qui a composé et interprété l'intégralité de cet "Herbarium" riche en saveur (normal, il en faut des herbes pour réhausser le goût, ha-ha-ha).

Saveurs amères, cependant, car tout au long des six titres composant "Herbarium", nous sommes pris dans les vapeurs toxiques de la Datura, la senteur automnale des Colchiques (dans les prés, fleurissent-heu, fleurissent-heu), les cris perçants de la Mandragore, le tout baignant dans un chaudron macabre. Comme la sensation du lendemain d'une nuit marquée par les excès. On perd ses repères, on ne sait plus qui est qui, quoi est quoi. "Herbarium" brouille les sens, l'odorat, et ce grâce à une production parfaite : ni trop claire, ni trop foncée - heu, "raw", pardon. Les instruments ressortent bien, aucun n'étouffe l'autre, ce qui renforce d'autant plus le malaise : le tout forme une masse sonore uniforme, si bien qu'il est impossible de s'attacher à un détail en particulier pour tenter de s'extraire de l'emprise malsaine qu'exerce Turdus Merula.

Pourtant, il manque quelque chose à ce disque. De la variété. Parce que les titres sont vraiment très longs, et vraiment minimalistes. Ils ont beau être malsains, le titre d'ouverture (hormis le début au piano) par exemple, est efficace mais tourne très vite en rond. Et ce défaut est vraiment gênant, au vu de la qualité incroyable du disque en général. Turdus Merula possède déjà sa patte, son son, ce qui fera plus tard sa marque de fabrique.

"Herbarium" reste très efficace et dérangeant, un OVNI créé par une demoiselle non moins dérangée. Madame, à l'avenir, variez un peu, et nous aurons une bombe Black pure et simple. Début très encourageant, en tout cas.


3 Commentaires

2 J'aime

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Kuza - 06 Novembre 2010: Intéressant ! Appétissant, même ! Comme quoi, hein ... C'est vrai que les noms font clairement Happy Rotter, comme tu dis si bien xD

( Colchique dans les prés, c'est la fin de l'étéééé ... )

Sinon, le style est impeccable, comme d'hab. Ton style, quoi ;)
enthwane - 06 Novembre 2010: x') Oui, ce disque est franchement bon. Même s'il tourne en rond, il y a vraiment quelque chose derrière...
Hardnas - 05 Mars 2011: Je suis tombée littéralement sous le charme de ce projet qui sort tant de ce qu'on a l'habitude d'entendre. Il tourne en boucle chez moi. Vivement le prochain !
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