Herald the Unsung

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14/20
Nom du groupe Triumphant
Nom de l'album Herald the Unsung
Type Album
Date de parution 18 Avril 2014
Style MusicalBlack Thrash
Membres possèdant cet album26

Tracklist

1.
 Intro / Triumfator
 
2.
 Nachzehrer
 
3.
 Život Ispod Obrnutog Krst
 
4.
 Necromantic Force
 
5.
 Devotion
 
6.
 Intro / Nightfall
 
7.
 Fullmoon Over Transylvania
 
8.
 Herald the Unsung
 
9.
 Triumphant
 

Chronique @ Icare

11 Avril 2014

Sortez vos perfectos, vos vestes à patch et vos bracelets à clous, Triumphant est dans la place !

Bon, récapitulons. En 2007, un groupe de thrash aux relents black se forme à Innsbruck et prend le doux nom de Frantic Tormentor. L’année suivante, le combo change son patronyme en Manic Disease, le groupe devient ensuite Nekromantik en 2009, pour finalement en revenir à Manic Disease en 2013. C’est bon, vous suivez ? Tant mieux, car il nous reste une dernière étape : c’est en effet sous le pseudonyme de Triumphant, après le départ de Deathraiser, ancien batteur de la formation et l'arrivée d'Ephemer aux guitares, que les Autrichiens reviennent sur le devant de la scène en cette fin d’avril 2014 avec ce Herald the Unsung. Compliqué n’est-ce pas ? Rassurez-vous, la musique du combo autrichien est plus facile à suivre et à apprécier que ses nombreux déboires et changements de noms.

Si nos gaillards ne renient pas leur côté thrash, ils proposent tout de même ici quelque chose de plus ambiancé, occulte et black que sous leur denrier patronyme, en témoigne le superbe artwork qui n’est autre qu’une toile de Mandl très justement nommée Triumfator.
D’ailleurs, histoire de rester cohérent, on démarre la galette par une longue introduction épique et sombre, sorte de prélude à la tempête avec percussions tribales, croassements de corbeaux, claviers et chœurs lugubres histoire de nous mettre dans l’ambiance… Et le réveil n’en sera que plus brutal, avec Nachzehrer qui déboule sans crier gare et à plein volume sur un hurlement sauvage, un blast déchaîné et des guitares hurlantes : nos oreilles sont véritablement agressées tellement l’attaque est soudaine, mais cette cacophonie bruitiste se mue bientôt en un bon riff thrash en allers-retours bien vicieux, et c’est parti pour 3,38 minutes de headbang frénétique. Si le titre comporte des attaques thrash irrésistibles et des accélérations fulgurantes, notamment sur le refrain, il se fend également d’harmoniques black mélodiques du plus bel effet et comprend même quelques fugaces envolées vocales très 80’s. Un excellent condensé du style Triumphant.
Sur Zivot Ispod Obrnutog Ksta, le tempo se fait un peu moins rapide, la batterie blastant moins, évoluant la plupart du temps sur ce fameux rythme binaire cher au style, mais tout aussi entraînant, avec ses excellents riffs mélodiques et catchy à la Bewitched. Le chant, en serbe sur ce titre, est bien rauque, agressif et scandé, les couplets se fendent de parties de guitares groovy et entraînantes, et on a le droit à du gros blast sur le refrain histoire de relever le tout d’un soupçon de violence supplémentaire. Le break de milieu de titre est quant à lui carrément heavy, avec ces saccades de gratte mélodiques presque maideniennes, et si les transitions ne sont pas toujours des plus habiles, on appréciera tout de même l’intégrité du groupe qui joue ce qu’il aime sans trop se poser de questions.

Le point fort de cette galette, c’est clairement ses riffs, alternant entre harmonies typiquement black, envoûtantes et hypnotiques (le début de Devotion), et parties plus directes et bas-du-front, à la fougue thrash impitoyable qui rappelle les débuts de la scène allemande (l’entame du titre éponyme). L’alternance des tempos et des ambiances donne une coloration intéressante à la musique de ce Herald the Unsung qui, sans être exceptionnelle, est suffisamment variée pour rester accrocheuse. La voix de Bekim Leatherdemon, puissante, rugueuse et délicieusement écorchée, à mi-chemin entre black et thrash, se muant parfois en des hurlements hystériques ou en des montées heavy suraiguës, complète admirablement la musique et sert parfaitement le tout.
Les influences sont nombreuses et clairement identifiables, nous ramenant vers la fin des années 80, avec ce mix de black, de thrash et de heavy qui pourra tour à tour faire penser à des groupes comme Kreator ou Sodom, Destroyer 666, Disaster, Darkthrone (l’excellent riff qui entame Fullmoon Over Transylvania, un titre de chanson que n’aurait pas renié les Norvégiens !), Bewitched pour les passages les plus heavy, voire Desultor dans les parties les plus extrêmes et les plus rapides. L’ensemble est énergique et bien rythmé, baignant dans une ambiance occulte rehaussée de quelques passages vraiment hypnotiques qui renvoient immanquablement à la scène suédoise (Necromantic Force).

Le dernier titre, Triumphant, qui vient clore ces 41 minutes, nous laisse par contre un vilain goût d’inachevé : si le début sonne comme un bon heavy épique bien chiadé à la Bathory, le titre traîne ensuite en longueur, et les deux dernières minutes, sans véritable attaque ni accroche, proposant un son mou du genou et des mélodies trop fades desservies par un chant clair faux et pas en rythme, nous font faire la grimace. Terminer un brulôt black thrash sur un titre aussi peu inspiré, ce n’est pas extrêmement judicieux, ceci dit, ce sera la seule véritable fausse note de cet album.
Une chose est sûre, si ce Herald the Unsung ne sera pas une grande révolution dans le monde du metal, il devrait certainement redonner le sourire à tous les nostalgiques de son rugueux et authentique des années 80, et il comblera sans problème tous les amateurs de vieux black thrash des familles. Sortez vos perfectos, vos vestes à patch et vos bracelets à clous, Triumphant est dans la place !

5 Commentaires

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Icare - 11 Avril 2014: Après vérification, ce n'est pas du polonais mais du serbe, mais il n'est utilisé que sur un titre seulement, Život Ispod Obrnutog Krst(qui signifie un truc du style Vie sous le Signe de la Croix Inversée), le reste est chanté en anglais.
satanicdissection - 21 Avril 2014: Cela me parait fort intéressant, je vais l'écouter.
metafactor - 18 Mars 2016: Excellent album hors du temps.Ses imperfections et sa fraicheur nous replonge dans le milieu des années 80 et ca fait du bien
mechant - 06 Octobre 2018:

Très bonne formation au style 80's....ne chercher pas l'originalité mais bien l'efficacité d'autrefois ! 

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