Hacked to Death

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Nom du groupe Detherous
Nom de l'album Hacked to Death
Type Album
Date de parution 16 Août 2019
Style MusicalDeath Thrash
Membres possèdant cet album1

Tracklist

1.
 Smouldering Ashes
 04:21
2.
 Practitioners of Pain
 03:21
3.
 Ridden
 04:32
4.
 NIRC
 04:09
5.
 Hacked to Death
 04:24
6.
 Monstrosity
 03:22
7.
 From Hell They Rise
 04:07
8.
 Brain Death
 05:02

Durée totale : 33:18

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Detherous


Chronique @ LeMoustre

08 Septembre 2019

Crippling Velocity

Pas facile de faire le tri dans les innombrables sorties qui pullulent chaque mois. Dans le genre thrash/death (ou l'inverse, on va pas chier dans la colle), voici venir Detherous, nous venant de Calgary, ville moderne en plein milieu du Canada et de ses réserves indiennes, tout proche des Rocky Mountains. Une région âpre, où un fusil est au moins aussi utile qu'un sac à main Longchamp. Le quatuor composé du duo MacDonald/Spicer aux six-cordes, de LaRose aux peaux et d'un certain Proudfoot à la basse nous assène son premier album, sorti récemment chez Redefining Darkness.

Rien ne le distingue particulièrement des dizaines de concurrents... Quoique... Un simple coup d’œil à la pochette dessinée par Karl Dahmer renverra immédiatement l'observateur vers les bons souvenirs à la pensée du premier Demolition Hammer. Revisitée, mais complètement dans l'esprit fracasse-crâne du dessin original figurant sur Tortured Existence, celle-ci ne trompe guère sur le contenu. En effet, dès les premières secondes de "Smoldering Ashes", le ton est donné : voix façon viande hachée de notre MacDonald au timbre et au flow proche de Steve Reynolds, rythmiques brise-nuques, riffs virevoltants, décélérations meurtrières, passages parfois même subtils sur les soli, tout en conservant une nervosité proprement optimale dans le style. Les nombreux passages jouissifs seraient très longs à citer, mais notons l'accélération en plein milieu de ce premier titre, le début de "Practitioners Of Pain" avec son solo malin ou le rageur "Ridden", pas bien loin musicalement sur ses passages les plus "mélodiques" (si, il y en a) de ce que proposait Chuck Schuldiner sur les premiers Death, avec des moments qui évoquent le maître, sans toutefois le plagier. Le groupe reprend d'ailleurs du Death live, et ce n'est pas innocent. L'album court au demeurant (34 petites minutes) passe ainsi à une vitesse folle. Notons le jeu aussi agressif en rythmique qu'il peut être soigné en solo par Dylan Spicer (ah, ce "Brain Death" final, parfait exemple de la dualité décrite ici), donnant ainsi à Hacked To Death un impact et une personnalité indéniable. Sans tomber dans le blast, le batteur envoie ce qu'il faut, avec un jeu parfaitement adapté à l'effet mitraillette recherché, notamment sur les passages les plus énervés.

Alors, oui bien sûr, Demolition Hammer suinte énormément dans le rendu global, mais une fois l'album apprivoisé pour ce qu'il est, nul doute que les adeptes de death/thrash survitaminé ne sauront résister à cet exocet. Aucun passage superflu ou redondant. Concédons un fade-out dommageable sur "Hacked To Death" qui expédie de manière maladroite un morceau qui ne demandait qu'à bien finir. Avec une agressivité qui donne envie de taper le headbanging ("Nirc" à faire fureur dans le pit, avec un intermède de soli salvateur en plein milieu) ou le chat qui baille dans le salon, Detherous alterne brillamment les breaks, fort nombreux mais parfaitement lisibles, exécutés à grande vitesse avec quelques passages plombés ("Hacked To Death" à 3'20" avec son sombre solo, le début massif du terrible "From Hell They Rise", par exemple) donnant toute sa noblesse au genre et faisant retomber directement le deathster en 1990.

8 titres pour une grosse demi-heure de musique. Non seulement les Canadiens maîtrisent l'art de ne point trop en faire et ainsi privilégier qualité à quantité, mais quand on assène deux missiles en fin d'album comme ici avec la paire "From Hell They Rise" et "Brain Death", ne demandant à l'auditeur qu'à reprendre sa respiration, on se dit que Detherous, se place déjà dans le haut du panier d'un style balisé. D'une efficacité redoutable, ne souffrant guère de défauts et potentiellement susceptible de reprendre fièrement le flambeau d'un Demolition Hammer qui tarde à revenir discographiquement parlant, Detherous montre dès son premier disque sa vélocité à dévaster toute concurrence dans le genre.

3 Commentaires

11 J'aime

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Arioch91 - 08 Septembre 2019:

16/20 est une excellente note mais j'aurais cru à une note supérieure après avoir lu ta chronique.

LeMoustre - 08 Septembre 2019:

Le temps dira si ce disque peut tutoyer une note supérieure mais elle correspond à mon appréciation décrite sur mon profil pour ce type d'album. 

Peu d'albums récents ont été au delà de 16 me concernant. Tu pourras d'ailleurs retrouver des comparatifs facilement car j'essaie de noter les disques que je possède enregistrés sur le site. 

Arioch91 - 08 Septembre 2019:

Merci pour l'explication

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