Greetings from Birmingham

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18/20
Nom du groupe Scorn (UK)
Nom de l'album Greetings from Birmingham
Type Album
Date de parution 2000
Labels Hymen Records
Style MusicalMetal Industriel
Membres possèdant cet album6

Tracklist

1. Soon Come (Version Beat)
2. Can but Try
3. Still on
4. Told You Can Tell
5. Flap
6. Soon Come
7. Told You Can Tell (Part 2)
8. Closedown
9. Part of
10. Flap (Part 2)
11. That Don't
12. Can but Try (Back on Itself)
13. Melt

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Scorn (UK)


Chronique @ DocteurBenway

02 Novembre 2011

un album abouti, hermétique résultant d'un travail énorme

Cet album de Scorn, créé et mixé en Avril 2000 est mon préféré. Il est très abouti et représente de manière parfaite ce vers quoi tendait la musique de Scorn depuis toutes ces années. Il a été suivi de très près par un mini CD, Imaginaria Award qui complète cet univers sonore.
Après être passé par des débuts très indus, avec un chant et des guitares électriques, la musique de Scorn évolua sans cesse vers quelque chose de plus particulier. Peuplée de samples bizarres, de rythmes syncopés, de fréquences basses en constant mouvement, on a l’impression d’être la tête sous l’eau tant on ressent parfois plus sa musique au travers de son corps qu’à l’aide de ses oreilles. On aura souvent l’impression d’être en suspens dans un gouffre où le temps se sera considérablement ralenti et où l’on verra apparaître des formes étranges échappées d’un univers parallèle si ce n’est carrément extra-terrestre.
A trop partir dans cet univers, sa musique peut même s’avérer dangereuse tant le décrochage avec ce que l’on appelle communément « de la musique » est grand.
Dans ce sens, je trouve que cet album est donc le plus abouti et le plus hermétique. En effet, mister Harris changera encore de direction par la suite pour partir sur du Dub plus rythmé.

Sur cet album, le silence a un sens et un langage, mis en évidence par des tempos plus qu’inhabituels. Les petites nappes malsaines flottent ici et là, accompagnées par ces fréquences basses aux possibilités multiples.
Soon Come entame l’album comme si on venait à déranger quelqu’un qui s’affairait dans son univers. On a l’impression que le CD est commencé depuis un bout de temps et puis tout s’arrête brutalement, la désorientation est déjà de mise en l’espace de quelques secondes. On enchaîne sur Can But Try qui part encore à contrepied. Décidément, il va falloir oublier ce que l’on a l’habitude d’entendre en matière de construction musicale. Pourtant, imperceptiblement, l’ensemble devient cohérent, et l’on finit par se sentir a l’aise. Si quelqu’un venait vous voir à ce moment, il aurait lui aussi l’impression de déranger alors que vous êtes dedans, à présent bien au chaud dans cet univers étrange. Sans accélérer, les petits samples étranges viennent envahir de plus en plus l’espace et le morceau est lancé à sa vitesse de croisière alors qu’apparemment rien n’a changé depuis le début.
Ecouter cet album, c’est un peu comme se sentir enfermé dans une bulle hermétique où, paradoxalement, l’espace serait infini. Les sensations sont très variées et surgissent comme autant de vagues. Une fois le beat posé, là où les basses jouent des fréquences les plus inattendues et les samples viennent s’entrelacer. On sent qu’il y a énormément de travail derrière tout ça. Réussir à rendre cette musique aussi attractive relève d’une grande maîtrise.
L’exploration sensorielle en guise de mélodie.
Flap jouera de la fréquence basses des rythmes et vous entraînera toujours plus loin dans cet univers comme si l’on était sur une navette, prête a vous faire faire le tour du propriétaire. Ce sera tous l’inverse de Soon Come qui brisera net ce bel élan. On retombe dans la lenteur liquide des fréquences qui viennent vous submerger comme des vagues. Les petites nappes bizarres sont revenues vous expliquer où vous vous trouvez, dans une autre dimension. A ce moment, vous êtes au cœur du vortex. Mettre le CD directement à ce moment sans connaître l’artiste vous laisserait perplexe, alors qu’en ayant tout suivi, c’est limpide finalement. Après un bref Told You Can Tell qui s’apparente à un passage silencieux vers un autre vortex, on enchaîne sur Closedown et ses couleurs plus chaudes. Les sons de cloches allongés, trafiqués au possible, éclairent le titre porté par une basse plus discrète et une caisse claire très claquante. Le rythme plus rapide est celui de quelque chose de déterminé, difficile d’expliquer avec des mots le coté sérieux de cette musique. Le morceau tombera à son tour dans ce grand vide où tout semble flotter jusqu'à la fin des temps.
Le restant de l’album sera de la même veine. On ressortira de ce trip avec Melt qui semblera passer comme un énorme vaisseau, emportant avec lui cette bulle hermétique qu’est cette galette.

Cet album peut sembler déroutant et pourtant ce n’est rien comparé à d’autres projets comme par exemple Dys/Ambre où la place n’est réservée qu’à des samples qui vous transportent de milieux aériens en milieux aquatiques sans rythme aucun ni basses.
En ce qui concerne Greeting From Birmigham, j’ai eu la chance d’aller l’entendre en live sur le Batofar et se prendre ce type de sonorités avec un niveau sonore élevé m’a laissé un fabuleux souvenir.

2 Commentaires

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jamesmith - 04 Novembre 2011: Très bon cru ce "Greetings..." . J'ai également eu la chance de voir Scorn en live à Marseille pour cet album, et c'était dévastateur.
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