Tiens, une pochette faisant penser à
Ad Hominem. Qui donc peut se trouver à la barre de ce groupe ? Sir
Astaroth, un habitué du label
Occultum, puisque le monsieur a sorti quatre albums sous quatre groupes différents (Transcendance,
Praeter Hominem, Totaler
Krieg,
Thanatos) et qu’il apparaissait en guest sur le « Tribute to
Burzum » de Sombre Présage. On sent une influence sincère envers
Ad Hominem pour ses ambiances martiales, sa sonorité mécanique, le timbre légèrement trash des guitares... Une référence déjà perceptible sur
Praeter Hominem qu’on sent ici renforcée avec sa pochette sombre montrant une armée en marche et de toute l'imagerie qui en découle...
«
Grandiloquence Diaphane » commence sur les chapeaux de roues. « Marching to
Death » est à ce titre un morceau évocateur. Tout est, pour ainsi dire, dévoilé : ambiance apocalyptique, terreur de la mort, haine viscérale, un morceau tétanisant d’une atmosphère malsaine et martiale qui sort des tripes.
Par contre, je dois émettre une déception sur le reste du disque. Non pas que l’album soit loupé et complètement à la masse mais que rarement on retrouvera cette tension sur le reste de «
Grandiloquence Diaphane » (et souvent par intermittence).
En effet, en tant que tel, l’album ne perd jamais son point de vue, en ce sens, il n’y a pas entourloupe sur la marchandise et que jamais la tension instaurée ne tombera à l’encéphalogramme aussi plat qu’un épisode des « Chiffres et des lettres ». Bien sûr que non, Totaler
Krieg charcle et agresse tout le long du disque (avec notamment des samples de voix vindicatives du plus bel effet). En fait, le plus gros défaut de «
Grandiloquence Diaphane » c’est d’avoir l’impression d’avoir bourré le plus de titres possibles comme pour enlever un côté inachevé à «
Grandiloquence Diaphane ». Le résultat c’est que certains titres n’ont pas vraiment leur place sur le disque, n’apportant strictement rien et rendant même l’écoute trop monotone et jamais aussi excessive et extrême qu’on pourrait s’y attendre.
Le disque aurait gagner à n’être « qu’un » Ep car, il aurait garder son âme à coup sûr trop fracturé sur cet album. Notons quand même l’utilisation intéressante d’un rythme plus electro vers la fin du disque, mais là, je pense aussi pas assez exploité...
Au final, Totaler
Krieg ne réussit qu’à nous offrir des promesses et non, une révélation comme sur les disques de Transcendance et de
Praeter Hominem. Ce n’est que partie remise et vu la cadence des sorties de Sir
Astaroth, on est en droit de voir les défauts gommés au prochain album.
(Mention spéciale pour l’effrayant « Marching to
Death »)
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