Gloomy Night Stories

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17/20
Nom du groupe Inferno Requiem
Nom de l'album Gloomy Night Stories
Type Album
Date de parution 2007
Style MusicalBlack Metal
Membres possèdant cet album3

Tracklist

Re-Issue in 2017 by Awakening Records.
1.
 Crimson Grudge
Ecouter09:30
2.
 Succubus Possessed
Ecouter04:43
3.
 Sick Fog
Ecouter05:29
4.
 Dangling Piggsy
Ecouter04:27
5.
 Ghastly Vanishing Figure
Ecouter04:56
6.
 Archetype
Ecouter03:26
7.
 Gashed Twin Wraiths
Ecouter05:52
8.
 Shadow in the Deep Red Loft
Ecouter04:00
9.
 Deformed Evil Spirit
Ecouter04:25
10.
 Distant Wailing in the Tunnel
Ecouter03:28
11.
 Headless Runners
Ecouter06:45

Durée totale : 57:01

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Inferno Requiem



Chronique @ valentheris

22 Octobre 2020

À la toute fin des années 1990 le Black Metal s’est implanté dans la culture musicale underground de la majeure partie des pays du globe, le continent asiatique n’étant pas en reste. Cependant, certaines contrées pour des raisons politiques, religieuses ou culturelles (quand ce n’est pas les trois à la fois) restent réticentes au développement de cette culture où elle a bien du mal à s’implanter et c’est notamment le cas pour l’île de Taiwan, lieu où Fog, la tête pensante derrière Inferno Requiem, a toujours vécu et où il demeure encore aujourd’hui l’un des rares portes étendards du Black Metal de ce pays.

À l’inverse de ses compatriotes qui se sont initiés au style mais qui ont décidé d’opter pour une voie symphonique (voir grand guignolesque) pour la majorité d’entre eux, Fog forme Inferno Requiem à la fin des années 90 après divers remaniements de projets musicaux impliquant d’autres personnes malheureusement moins sérieuses et ambitieuses que lui. Ce dernier décide de pratiquer son art dans la forme la plus pure et qui rend le plus hommage aux scènes scandinave et américaine qui le passionnent.
Gloomy Night Stories” voit le jour en 2007 et se présente alors comme le seul véritable album de raw Black Metal de la scène Taiwanaise. Frustré par la mentalité inhérente à son pays d’origine et sa représentation de l’art en général Fog a peaufiné son style durant des années, habité par une volonté de produire des compositions fidèles dans l’esprit à ses mentors de la seconde vague tout en y insufflant sa propre haine et sa personnalité.
“Crimson Grudge” pose tout de suite la base de ce qu’est Inferno Requiem de la plus belle manière qui soit. Une introduction macabre, mystérieuse, puis le déluge arrive…
La section rythmique est un véritable mur sonore martial, la guitare envoi un riff incisif créant petit à petit une mélodie vicieuse qui va prendre l’auditeur aux tripes durant tout le morceau et le chant de Fog est un pur concentré de haine qui sait varier les tonalités sans jamais perdre son côté inhumain.

Le ton est donné, le maître mot de cet album sera intensité et celle-ci ne faiblira pas durant toute la durée de l’écoute et cela malgré le fait que Fog aime varier les ambiances comme sur “Dangling Piggsy” qui a une approche plus froide et sinistre dans le riffing ou les alourdir encore plus lors de breaks judicieux comme sur “Succubus Possessed. Il est intéressant de noter que malgré le fait qu’une seule session d’enregistrement studio ait eu lieu, la production entre divers morceaux peut varier de manière notable. Cela provient du fait que pour Fog la production n’est pas un simple gimmick mais un élément important dans la composition.
Ainsi, un morceau tel que “Deformed Evil Spirit” va diminuer l’aspect opaque et oppressant de la prod pour donner un peu plus de profondeur aux guitares et apporter une dimension plus limpide au riffing alors qu’à l’inverse “Ghastly Vanishing Figure” gardera ce côté brut de décoffrage, haineux et vraiment jouissif.
L’atmosphère de l’album ne changera pas pour autant, l’œuvre est bien construite hormis quelques riffs de remplissage ou des moments qui auraient pu être raccourcis. Et même si à certain moment il peut être utile de faire des réglages manuels sur sa platine pour profiter au mieux de certains titres, l’œuvre globale reste marquante à travers tout ce qu’elle propose.

À lui seul, Fog et son projet font un véritable pied de nez aux autres productions de son pays qui se concentrent exclusivement sur la forme plutôt que d’aller chercher à l’essence même du style tout en développant sa propre personnalité et une façon de faire qui est devenue sa signature. Inferno Requiem reste encore aujourd’hui un projet relativement discret bien que ce dernier ait multiplié les sorties ces dernières années en restant campé sur ses positions et ses valeurs mais sans se répéter. Un projet (et un album) à part dans ce coin du globe (même si des groupes comme Cetus ou Armed Judas commencent à apparaître..) mais qui mérite vraiment d’être découvert pour ceux qui aiment leur Black Metal sombre, possédé et surtout sincère.

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Commentaire @ domkirke

28 Fevrier 2010
Un One-Man Band taïwanais, voilà qui n'est pas commun (personnellement c'est le premier groupe de black metal taïwanais que j'écoute). Se dotant d'une imagerie qui ne surfe pas sur les vagues traditionnelles (forêts ténébreuses goules pestilentielles et solitude de l'hiver) et revendiquant même son origine (une très jolie image d'estampe chinoise représentant les enfers tels que le représentent les taïwanais), affichant sur son myspace "SUPPORT TRUE BLACK METAL & AGAINST FAKE POSERS" et se revendiquant comme "définitivement le l'album de black metal taiwanais le plus furieux" (il en existe tout de même un trentaine) et qui veut imiter l'old-school black metal norvégien si cher à nos yeux. Voilà qui n'est vraiment pas commun. Alors, qu'en est-il?

En tout cas niveau son c'est réussi, c'est assez dégueulasse ; cependant on arrive tout de même bien à distinguer les différents élément du BM, le son de la batterie (je n'arrive toujours pas à savoir s'il s'agit d'une vraie) côtoie bien la guitare grésillante, c'est sympathique. Niveau musique les taïwanais vont pas chercher midi à quatorze heures ; les riffs sont effectivement dans la pureté des riffs BM anciens du nom, pas très compliqués souvent sur deux ou quatre temps, même si Inferno Requiem des fois s'aventurent à faire des riffs un peu plus fouillés ; cependant en grande partie c'est les bons vieux riffs de BM qui me rappellent le Dark Medieval Times de Satyricon (c'est peut-être très personnel), et on aime se rendre compte qu'ils font toujours leur petit effet, et malgré cette recette ils arrivent toujours à se renouveler dans chaque chanson, chacune ayant son atmosphère et son fil directeur. La voix est elle réussie mais relativement classique.

L'album manque sans doute d'originalité, mais par delà ce défaut Inferno Requiem délivre un old-school black metal assez sympathique, qui malgré ses 54 minutes se laisse écouter sans ennuii et avec grand plaisir. Un disque sympathique!!

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