Global Decay

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11/20
Nom du groupe Prophecy (USA-2)
Nom de l'album Global Decay
Type Album
Date de parution 1994
Labels Nigma Records
Style MusicalDeath Metal
Membres possèdant cet album1

Tracklist

1.
 Conviction
 04:24
2.
 Rotting
 04:10
3.
 Awaken from Death
 04:04
4.
 Pig Wilson
 04:57
5.
 Destroy
 06:17
6.
 Global Decay
 04:45

Durée totale : 28:37

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Prophecy (USA-2)


Chronique @ BEERGRINDER

29 Décembre 2025

Decaying Death

Prophecy, tu parles d’un nom de groupe, il y en a un à chaque coin de rue, tu mets un coup dans une mottes il y en a 12 qui sortent. Le groupe de Death polonais (bien moisi) ? Le groupe français qui n’a pas dépassé le stade de la demo ? L’américain peut-être ? Oui c’est ça ! Sauf que même là on n’est pas sorti de l’auberge, rien qu’aux USA il y en a partout, mais on va se concentrer sur le Death Metal pour limiter le champ de recherche : il nous reste l’excellent groupe texan qui fait du brutal Death façon Dying fetus et Dehumanized mais ce n’est pas celui-ci, c’est l’autre de Californie…

Le groupe est composé de cinq latinos (le Mexique n’est pas très loin) qui ont enregistré directement leur album sans passer par la case démo, pour ce faire ils sont passés par le « Dave’s Pro Underground Studio », d’Hollywood, ça fait rêver dit comme cela, mais sans être mauvaise langue, en écoutant le rendu de Global Decay (1994) on se demande si c’est si « pro » que ça.

Conviction propose d’entrée un Death Metal ce qu’il y a de plus classique, avec des accélérations de bon aloi et une basse en avant, nous sommes dans un registre Morta Skuld, la puissance et l’inspiration en moins, et avec une production lambda qui ne met pas vraiment en valeur les compositions. Il n’y a pas grand-chose à reprocher à l’exécution, c’est carré, mais tellement générique qu’on doit pouvoir trouver les riffs en pharmacie.

On doit comprendre que le label Nigma Records qui produisait là son premier album (et qui n’en produira qu’un autre : Shadow of Ruins de Rise) n’avait certainement pas un budget conséquent à allouer au projet. Il y a bien quelques fulgurances de temps à autre, notamment sur le plus énergique Pig Wilson, mais dans l’ensemble c’est un festival de placement chant convenus, soli approximatifs et de guitares déjà entendues : bienvenue dans l’UG authentique.

Tout n’est pas catastrophique, cette accélération à 4:28 sur Destroy est très bien foutue par exemple, mais dans l’ensemble c’est un disque lambda d’un groupe local. Impossible de marquer ton territoire quand dans la même catégorie tu as notamment Brutality et son monstrueux When the Sky Turns Black.

Au split de Prophecy, les musiciens mettront sur pieds un combo nommé Pro-Fé-Cia chanté en espagnol, encore plus nul et inutile que leur projet précédent. Se pencher sur l’Underground ne revient pas à toujours à dégoter des pépites, si les gens le savaient ce disque ne s’échangerait pas à des prix fous : dernière vente à ce jour sur Discogs à 120 € alors qu’il se négociait entre 5 et 10 € entre 2010 et 2012, et ça tombe bien c’est à cette époque que je l’ai acheté sur Price Minister, ça ne vaut pas plus.

BG 04/12/2025

2 Commentaires

8 J'aime

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Rottenwomb - 30 Décembre 2025:

Je ne connaissais pas, merci pour la chronique. J'ai très envie d'ecouter malgré ton constat peu flatteur haha.

fufupue - 30 Décembre 2025:

mais qui va acheter 120 euros un album médiocre avec comme seule raison qu'il date du milieu des 90' !!?? A l heure d internet et la possibilité de pré-ecouter avant achat je pige pas... ce business est aberrant.

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