Qui n’a pas entendu parler au moins une fois de
Grimfist ? Qui ?
Grimfist, ce combo furibard ayant contenu Horgh, l’imposant batteur d’
Immortal (Hé oui, il est dorénavant parti). Ayant proposé un album pour le moins rentre-dedans et dédié à la toute puissance d’un black/death mâtiné d’accents indus,
Grimfist entre directement par la grande porte.
Amené par une production percutante signée Tatgreen, qui signe là une de ses plus grandes réussites, le groupe enchaîne les titres brutaux, carrés, non pas par l’abondance de blast-beats (bien qu’il y en est qui font très mal), mais par son caractère implacable. Violence des riffs, doubles grosses-caisses à l’affût et une voix tonitruante passant allégrement de la voix rauque (attends, j’ai un chat dans la gorge) aux hurlements black, particulièrement criards,
Grimfist tient l’auditeur par la gorge et ne le lâchera plus durant l’intégralité de l’écoute. Passé quelques pointes d’indus, quelques samples de cloches parfaitement cadrés au rythme ("Outlined In Black"), le groupe norvégien ratisse large telle une tondeuse à gazon lâchée en roue libre.
Outre un passage complètement heavy metal (le bizarre "A World Of Brath"), du riff à la voix criarde façon
Judas Priest, fendard pour certains, indigeste pour d’autres ce qui surprend dans cet album c’est une sonorité pas si éloignée du hardcore. La puissance du son, la rapacité des guitares tout porte à croire, malgré un style black/death affirmé, que
Grimfist porte sa violence vers un aspect "core" complètement assumé, rendant "
Ghouls of Grandeur" d’autant plus rapace.
Ce premier album de
Grimfist est une pièce qu’il est difficile de ne pas remarquer. Peut-être pas très finaud à certains moments (pas d’état d’âme, ça charcle dur et sévère) la violence qui se dégage est assez communicative, ce qui serait sans doute pas possible sans la volonté du groupe à faire passer la pilule tout en restant aussi féroce. Jouant sur le fil du rasoir (faire du neuf avec du vieux),
Grimfist fait de cet album qui aurait pu sombrer, une grenade à fragmentation, exténuante et sans répits.
Impressionnant de la première à la dernière seconde,
Grimfist signe là, un des albums des plus teigneux. Attendre la suite tient de l’euphémisme.
Vous devez être membre pour pouvoir ajouter un commentaire