«
Ghostvoices »… tout un programme ! Vu la pochette, on n’est pas en présence d’un Nème truc de
True Black… le logo serait plus élaboré. On peut être tenté (et ce ne serait pas vain) de faire le rapprochement avec « Geneviève » de
Velvet Cacoon : les pochettes sont très proches et l’inspiration est quasi similaire…
Ces deux groupes en provenance des Etats-Unis (côte Ouest) nous ont habitué à un Black très éthéré, assez minimaliste d’apparence mais extrêmement oppressant et générateur d’une ambiance d’une profonde solitude.
Entre le
Dark Ambiant et la ballade, «
Ghostvoices » ne plaira pas à tout le monde : le minimalisme est exacerbé,
Night se retrouve quasiment seul avec sa guitare sèche (au son soigneusement réverbéré ce qui donne l’impression d’être vraiment totalement isolé en écoutant cet album – qui ne s’apprécierait de toute façon pas à sa juste valeur au cours d’une soirée bière ou entre potes). L’obscurité est de mise également : comme le montre la pochette, tout n’est pas clair dans cette musique ensorcelante et enchanteresse… des nappes de claviers comparables à celles de « Bête Noir » (
Velvet Cacoon, « Geneviève ») sont toujours présentes pour masquer le silence qui accompagne en général une guitare. Ce son constant assombrit énormément la musique (déjà pas très gaie) ce qui rendra l’album totalement inaudible pour les gens peu habitués à ce style. Certains passages sont tellement sombres qu’ils sont comparables au «
Horizons » de
Northaunt – album sombre s’il en est, mais beau.
Le musicien joue bien, mais il n’est pas à l’abri de petites erreurs qui rendent l’album plus authentique. On peut en relever deux ou trois sur tout l’album.
Totalement différent du précédent opus public, «
Ghostvoices » se veut sans doute un album plus personnel. On ne peut pas ne pas penser à « Songs of Moor and Misty Fields » d’
Empyrium en écoutant cela, mais le rendu est ici tellement plus minimaliste (il n’y a qu’une guitare, des nappes de claviers très éthérés et un chuchotement) qu’on se sent beaucoup plus oppressé par
Procer Veneficus que par les beaux titres d’
Empyrium.
Quant au sens que l’auteur a donné à cet album, tout est expliqué dans l’intérieur du livret. Il vaut le coup d’y jeter un œil.
Je recommanderais cet album aux solitaires nés. S’il y a des émotions que l’on ne partage pas, c’est bien celles générées par «
Ghostvoices ». Osez…
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