Gettin' Pretty Good at Barely Gettin' by

Liste des groupes Hard Rock The Four Horsemen (USA-2) Gettin' Pretty Good at Barely Gettin' by
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17/20
Nom du groupe The Four Horsemen (USA-2)
Nom de l'album Gettin' Pretty Good at Barely Gettin' by
Type Album
Date de parution Avril 1996
Style MusicalHard Rock
Membres possèdant cet album14

Tracklist

1. Still Alive and Well 04:10
2. Gettin' Pretty Good at Barely Gettin' by 04:04
3. Drunk Again 04:36
4. Livin' These Blues 04:15
5. Song for Absent Friends 06:20
6. Keep Your Life 03:53
7. Hot Rod 04:47
8. Rock My Universe 03:45
9. Back in Business Again 05:42
10. Hit the Road 05:03
11. Keep on Keepin' on 05:27
12. My Song 02:33
13. What the Hell Went Wrong 06:57
Total playing time 1:01:32

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The Four Horsemen (USA-2)


Chronique @ dark_omens

19 Avril 2014

Un disque que sent la terre, le soleil, le sud des Etats-Unis, le Blues et l'authenticité...

Le premier album des américains de The Four Horsemen laissait transparaître au cœur de ces morceaux délicieusement groovy un feeling très roots, très Blues et très influencés par ce Hard Rock des seventies, un climat superbement terrien. Un climat, de surcroît, ancré dans les relents de ce folklore du sud des Etats-Unis. Celui-là même où les premières notes de Freebird, ou de Sweet Home Alabama résonnent comme des hymnes.

Il faudra attendre cinq années pour que le groupe ne donne enfin suite à ce premier effort. Cinq années au cours desquelles le sort n'épargnera pas la formation puisque son chanteur, Frank C. Starr passera un an en prison toujours encore suite à ces problèmes récurrents de drogues. Mais aussi parce que son batteur, Ken "Dimwit" Montgommery, succombera à une overdose en 1994. Chuck Biscuits (Danzig) prendra la place de son frère Ken afin de terminer l'enregistrement de ce second album intitulé Gettin' Pretty Good...At Barely Gettin' By..., qui, contre toute attente, finira, tout de même, par sortir en 1996.

En premier lieu, ce qu'il faudra dire le concernant, c'est qu'il ne déroge pas aux poncifs instaurés par son prédécesseur puisque dès les premières mesures d'un remarquable Still Alive and Well, on retrouve instantanément tout ce qui fit le charme d'un premier opus magnifique au Hard Rock Blues Southern. Ce sentiment heureux qui nous étreint d'emblée ne sera jamais, par la suite, démenti. Et ainsi, outres ceux déjà cités, Drunk Again, Livin' These Blues, l'émouvante ballade Songs for Absent Friends, Keep your Life, le magnifique Rock my Universe, l'intense Back in Business, le très Groovy et acoustique Hit the Road nous ravissent. Et à dire vrai, rendent la tâche consistant à extraire l'un ou l'autre titre de ce manifeste afin d'illustrer quelques arguments supplémentaires s'agissant de l'excellence d'un album aussi formidablement habité, aussi remarquablement chargé d'émotions diverses, vain tant chacun de ceux qui le compose nous comble.

On notera tout de même, a contrario de Nobody Said It Was Easy (1991), que les influences australiennes (des frères Young (AC/DC...) pour ne pas les citer) sont ici presque totalement absentes et qu'ainsi The Four Horsemen affirme davantage une identité propre dont l'essence consiste en un mélange de toutes ces musiques très organiques et viscérales (Blues, Southern Rock, Hard Rock...). Une personnalité que l'absence de ces chants aigus écorchés, proche de ceux de Tom Kieffer (Cinderella) ou de ceux de Jason Mac Master (Dangerous Toys) que l'on pouvait entendre subrepticement sur le premier album du groupe, souligne d'autant plus. Les voix demeurant ici très médium, très rocailleuses, très touchantes, elles contribuent, en effet, à mettre en exergue l'âme très roots de cet album et de cette formation.

Gettin' Pretty Good...At Barely Gettin' By, deuxième véritable album des américains de The Four Horsemen, est donc une œuvre aboutie, riche, variée, prenante et saisissante. Une œuvre au travers de laquelle tout amateur éclairé, un tant soit peu exigeant, saura s'épanouir. Une œuvre pleinement réussie en somme.

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