Ils ne se comptent presque plus sur les doigts d'une main, les groupes de death metal sortant des albums dotés d'une imagerie cosmique. Ces derniers temps, on a ce qu'il faut, et dans toutes les catégories possibles en matière de metal de la mort, que ce soit «
Entity », « Omnivium » ou récemment « Celestial
Pestilence » (respectivement
Origin,
Obscura et
Lord Of War). Cette-fois-ci, il y a les Canadiens de
Xenocide qui débarquent, venus tout annihiler sur leur passage et s'inspirant des groupes pré-cités, en partie. Il s'agit d'un groupe tout jeune, sortant en ce début d'année un premier MCD « Galactic
Oppression » et présentant un « cosmic death metal ». Je ne sais pas vous, mais j'ai comme l'impression que deux groupes identiques déboulent en même temps cette année et que ça risque de ne pas être à leur avantages. Je parle bien sûr de
Xenocide et de
Lord Of War...
Les ressemblances sont flagrantes et pourtant, le quintette se différencie quelque peu. D'une part, ces gars là ont auto produit leur album. D'autre part, ils sont rentrés aux studios
Rain City Recorders (
Archspire,
Unleash The Archers) afin d'obtenir un son tout ce qu'il y a de plus acceptable. Ensuite, on ne retrouve peu voire pas d'éléments deathcore. Et pour conclure, il n'y a pas de touches de claviers ou de samples futuristes. En réalité,
Xenocide mise tout sur le côté conceptuel ainsi que la technique des guitares. Tout ce qu'ils veulent, c'est atteindre l'ascension et obtenir le contrôle galactique. D'où le titre de l'album et le nom du groupe, « xenocide », vous l'aurez compris, étant un mélange de « xenos » et de « genocide » (en gros, le génocide de l'étranger, de l'inconnu).
Xenocide effectue dans un death bien rentre dedans et surtout assez technique, proche d'
Obscura mais en moins progressif. « I,
Warning » est une bonne entrée en matière avec une introduction livrant un sample de vide intersidéral (le seul sample de tout le cd) avant de partir sur un duo basse/guitare des plus intéressants. Les instruments sont bien distincts, effectuant des lignes maîtrisées accompagnant le chant tantôt guttural et tantôt criard de Michael. « Space
Rot », lui, ralentira la cadence, jouant plus sur certaines saccades et sur une ligne de piano finale s'inspirant de la musique classique, ouvrant les portes d'une autre dimension.
« Remnants of Organics » ou «
Xenocide » montrent toute la technique du combo et encore plus sur le deuxième morceau cité avec cette guitare aux lignes montantes et descendantes apportant une touche bien épique. Malgré le concept et le visuel très cosmique, le soit disant « cosmic death metal » de
Xenocide n'est pas si cosmique que cela même si l'éponyme « Galactic
Oppression » joue sur tous les instruments afin de relever une ambiance toute particulière. Enfin, une instrumentale acoustique vient s'intégrer dans ce méli mélo de technique («
Misanthropic Dreams »), telle la signature énergétique d'un «
Septuagint » d'
Obscura.
Le voyage galactique s'arrête ici et
Xenocide livre un premier MCD de qualité, sans doute trop influencé par les compères allemands mais qui ne manque pas d'efficacité et de caractère. A écouter lors d'une virée dans l'espace, si possible.
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