Environ un ans après la sortie de
Desecrating the Spirit of Life,
Dodsferd revient avec un second cd qui vaut son pesant de sacrifices humain. En effet, ce groupe grec réussit le mariage parfait entre le
Gorgoroth de la première époque et...
Forgotten Tomb! Ajoutez à cela une voix haineuse et maladive à souhait ainsi que des samples sortis de vieux film en noir et blanc (comme "The
Seven Seal") et vous obtenez un petit chef d'œuvre qui fait bien plaisir.
Passé l'intro où un fou se fait rôtir sur fond de chant religieux, on se prend de plein fouet trois morceaux de true black tournant autour des dix minutes chacun où il n'est question que de misanthropie et de dégout.
Wrath, l'unique maître à penser de
Dodsferd, nous hait ainsi que toute la création (d'où le titre du cd, logique.) et cette haine mêlée de désespoir est parfaitement retranscrite dans la musique qui n'hésite pas à passer du blast haineux et va t'en guerre aux passages plus calmes et surtout plus suicidaires.
Étonnamment, la prod est très bonne pour un disque de ce type. Seule la basse est en retrait ( normal, c'est true) par rapport aux autres instruments qui, eux, sont tous mixés de manière équilibrés. les grattes sont saturées juste ce qu'il faut et chaque riff est audible. la batterie maintient le tout sans en faire trop, bref elle remplit son rôle. La voix est la meilleure surprise du cd, parfois plus aiguë que celle de Vikernes, elle parvient à faire ressortir toute la haine et la tristesse de la musique avec une facilité déconcertante.
Quant à l'outro, elle est seulement là pour prouver que
Wrath est bon pour l'asile. géniale dans son genre mais pas indispensable.
Pour finir,
Dodsferd c'est du bon true black comme on en fait peu finalement. Un groupe pour les amateurs de méchanceté gratuite et de haine en veux tu en voilà ! L'une des meilleure surprise black de l'année 2007.
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