From Zero, to Hero

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Nom du groupe Zero (ITA)
Nom de l'album From Zero, to Hero
Type Album
Date de parution 1995
Labels CNR Music
Style MusicalMetal Mélodique
Membres possèdant cet album13

Tracklist

Re-Issue in 2005 by CNR Music with 3 bonustracks.
1. Zerock
2. Last of the Teenage Idol
3. Waiting for Your Love
4. Cryin' Out for Mercy
5. No Time for Lyin'
6. Space Shuffle
7. The One and Only
8. Breathless
9. Billy Boy
10. Eternally Yours
11. I Still Want You
12. Is This the End
Bonustracks (Re-Issue 2005) (Accoustic Versions)
13. Cryin' Out for Mercy
14. Johnny's on the Run
15. Eternally Yours

Chronique @ Adxbbr

05 Fevrier 2019

Unique, et précieux

1995 – Alors que le grunge règne sans partage et que le Hard Rock disparaît des radars, quelle ne fut pas ma surprise quand, au hasard d’une ballade dans les rayons d’un disquaire, je tombe sur un CD fleurant bon le début des années 80. La dégaine des musiciens ! Le nom ? Zero. L’Album "From Zero, to Hero". Bien dans son époque le CD, aussi déprimant que le grunge. Alors, comme il n’y a rien d’autre en bacs sauf les dépressifs suicidaires, je passe à la caisse. Et c’est parti !

On commence par le morceau titre, on a la surprise de tomber sur un pur morceau hard rock : intro tribale, guitare flamboyante et joueuse d’Angi Schiliro, chant mélodique de Claudio, frère du guitariste, rythmique trépidante avec une basse joyeuse d’Enzo Butta et une batterie puissante de Diego Rappachietti. Vient un refrain, un vrai refrain avec montée de deux octaves dans les aigus. Et déjà un solo. Et un autre avec plein de notes, bref, comme à la belle époque. Soyons clair, ce n’est pas le morceau du siècle, mais quel plaisir d’entendre ce style qui a bercé ma jeunesse. Quelle fraîcheur ! On enchaîne avec un mid tempo « Last of Teenage Idol ». Si ce n’est pas une référence à Eddie Van Halen, je suis devenu sourd. Nouveau sourire de plaisir. Quelques arpèges introduisent « Waiting for You Love » mais c’est la seule chose que je retiens du morceau. A ce stade, j’ai déjà souri deux fois de plaisir. Mais ce que je ne sais pas, c’est que je viens de manger mon pain noir…

Alors, ce n’est que mon avis (n’est-ce pas Largod), totalement subjectif, mais le meilleur arrive. Déjà avec ce « Crying out for Mercy », une power ballad enthousiasmante, gorgée d’émotion, notamment sur les soli et les refrains. Comme au début des ’80. Elle est extraordinaire et me donne des frissons à chaque écoute. Mais si on veut respecter les canons de l’époque bénie, nous devrions avoir un slow, généralement en 4ème place du CD. Non, ne craignez rien, elle est là et elle tue. Probablement grâce à la voie cristalline de Claudio. Je découvre ce chanteur et je me demande encore comment il n’a pas pu percer. Bref, « No time for Lyin’ » est émouvante.

Moins plaisante est « Space Shuffle », sûrement à cause d’un refrain trop simpliste. Le riff n’est pas non plus le plus original qui soit même si le rythme martial de la rythmique fait taper du pied. Même impression, avec « The One and Only » qui, contrairement à la précédente, s’en sort bien mieux sur le refrain, là aussi grâce à la voix mélodique de Claudio. « Breathless » est l’un de mes mid tempi préférés de tous les temps : une intro grandiloquente, un couplet gorgé d’émotion, un refrain magnifique porté par la puissance de Claudio, toujours épaulé par Angi. Là encore, pas de jaloux, on est dans la pièce avec tous les musiciens, au milieu du groupe. Et j’avoue qu’à chaque fois que je l’entends, je suis touché par les paroles, par la cohésion du groupe, limite la larme à l’œil. Pour s’en remettre, un petit speed à la …. Van Halen sur « Billy Boy ». Alors, ça joue vite, c’est dynamique, la basse prend l’espace et la batterie accélère le rythme intelligemment. Au fil du morceau, Claudio monte d’octave jusqu’au solo. On revient aux racines, à ce VH1 tellement référentiel, voire du « Shy Boy » de David Lee Roth (le groupe). Zero étant un groupe italien.

Nous finissons l’album par un quart d’heure américain (vraiment ! les 3 derniers morceaux durant 13 minutes !). « Eternally Yours », power ballad puissante, vous fera allumer votre briquet dans votre salon ou danser avec votre promis-e comme lors de vos premières boums. Intelligemment séparé avec une partie chantée débutant le morceau avant de laisser la place à la guitare rageuse d’Angi jusqu’au final guitare/reste du groupe magique, quelle plus belle conclusion que ce « Is This the End ?» à la sobriété confondante. Claudio et Angi évoluent en duo, accompagnés de nappes de claviers/piano supportant les 2 frères, les paroles se révèlent empreintes de désespérance, un peu comme moi à cette époque. 1991-1995 années maudites pour le hard rock.

Des paroles qui se révéleront prophétiques, le groupe s’arrêtant après cet album. Incompréhensible ! Car les bases sont là : Un pur guitar hero, une rythmique technique et fondue de plomb, des claviers sublimes, un véritable chanteur du style. Et un album fantastique pour les fans de hard rock dynamique. Du coup, le groupe restera à "zero", et ne deviendra pas un "hero".

Un mot sur le mixage : Il est parfait. Tous les musiciens sont mis en valeur et participent à la réussite indéniable de cette œuvre. Le son de la basse est magnifique, la batterie est à côté de nous, les claviers sont fabuleux et apportent un fond sonore omniprésent qui donne à l’ensemble un côté Cinecitta metal, car, pour l’hollywood metal, il arrive bientôt.

Finalement, pour rester dans l’univers de 7ème art : « alors, tout ne va pas si mal ». Non, tout ne va pas si mal. Je redeviens optimiste et je crois de nouveau dans un futur radieux pour ce style de musique qui m’accompagne depuis 20 ans. D’ailleurs, on me dit le plus grand bien d’un nouveau groupe brillant outre-Atlantique et de jeunes talents italiens très doués techniquement : Dream Theater et Rhapsody je crois

Un chef-d'oeuvre, pas loin du sans-faute. Je l'écoute toujours 24 ans après

2 Commentaires

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frozenheart - 05 Fevrier 2019:

Franchement, il n'y a pas de quoi se lever la nuit! À l'époque j'avais acheté l'album pour ses références et j'y ai vu qu'un groupe de seconde zone (et je suis généreux.), Au chant poussif et plan de guitares à la Van Halen, arrivé trop tard pour surfer sur la vague Hard US de Guns 'N Roses, Skid Row. Bref rien de plus classique pour l'époque. Quant au mix (assez étouffé) je trouve qu'il a pas mal vieilli. Après les gouts et les couleurs? 

brudall - 07 Fevrier 2019:

 comme tu dit moi aussi je l ecoute toujours

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