Si Face the Truth, le deuxième album solo du guitariste
John Norum (ex-Europe entre 1987 et 2004) paru en 1992, annonçait le retour de
Glenn Hughes, sur un album
Hard voire Heavy, il faudra attendre pas moins de deux ans pour que The
Voice of Rock ne revienne réellement sur le devant de la scène
Hard Rock, en solo et sans ses démons du passé. C'est donc en
1994 que sort le mélodieux et très FM From Now On, constitué de 13 compositions (tubes), entraînantes et classieuses.
Des compositions signées
Glenn Hughes, dont plusieurs écrites par le gratin du circuit
Hard Rock de l'époque, à savoir Bruce Gowdy (ex
Stone Fury,
Unruly Child),
Jean Beauvoir (ex
Plasmatics),
Jens Johansson le claviériste de
Stratovarius, Mel Galey (
Phenomena) et Pat
Thrall sur 2 chansons issues de sessions d'enregistrements de l'éponyme
Hughes & Thrall de 1982.
Pour mener à bien l'enregistrement de l'album,
Glenn Hughes se payera même le luxe de recruter le quart des musiciens du groupe Europe, à savoir Mic Michaeli aux claviers, John Levén à la basse et
Ian Haugland en tant qu'invité sur la reprise du "
Burn" de
Deep Purple (en bonus sur l'opus), les morceaux restants étant à la charge d'Hempo Hildén (
Baltimoore, ex
Midnight Sun). Quant aux guitares, elles seront tenues par Thomas Larsson (
Baltimoore, ex-
Six Feet Under (SWE) et un illustre inconnu, le brillant Eric Bojfeldt. Des musiciens, qui en y regardant de plus près, seront tous de nationalité suédoise.
Mis à part le purpulien "Pickin' Up the Pieces", le galopant "The
Liar" et son refrain qui ne vous quitte plus, ainsi que l'excellent "Into the
Void" aux subtiles variations prog et sa montée en puissance, (à l'évidence l'un des titres les plus durs), l’album oscille entre compositions
Hard FM, A.O.R et langoureuses ballades, nous renvoyant irrémédiablement vers les meilleures productions de groupes des années 80 tels que :
Journey,
Foreigner,
Night Ranger ou dans une moindre mesure,
Bon Jovi et Europe. Le tout accentué du chant soul et puissant si caractéristique de Glenn, un peu à la façon d'un Steve Perry ou
Lou Gramm. Ce qui aura pour effet d'apporter plus de substance voire d'âme et émotion à l'ensemble des chansons de l'opus.
Ainsi dans un format en mid tempo, nous apprécierons les pépites "Lay My Body
Down", "The Only One", toutes deux constituées d'un magnifique refrain et d'exquises vocalises de Glenn. Le lent et rampant "Walking on the Water", ainsi que l'éponyme au son de basse ronde et groovy, qui clôture admirablement l'opus, (enfin, si l'on excepte la superbe reprise du "
Burn" de
Deep Purple en bonus).
Hormis ces fabuleux titres, viendront s'ajouter pas moins de trois ballades. La première, "
Why Don't You Stay" se distinguera par un chant poignant des plus subtiles, nous montrant encore quel talentueux vocaliste est
Glenn Hughes qui à bien des égards mérite bien son surnom de The
Voice of Rock. Ainsi les "You Where Always There" et "If You Don't Want Me to", aussi intéressantes l'une que l'autre seront à ranger parmi les plus Rock, voire easy listening (tout public) de l'album. Avant de conclure, j'évoquerais bien la mélodieuse "Homeland" au tempo lent et son refrain aux accélérations bien senties, ainsi que la groovy "
Devil In You" à l'air et irrésistible refrain qui ne vous quittent plus.
Inutile, (selon votre illustre serviteur), de préciser que sur cet album
Glenn Hughes continue de nous ensorceler de sa voix soul, si fluide et particulièrement puissante, surtout lorsqu'on connait les nombreux excès qu'il a pu faire par le passé. Par la suite, le chanteur publiera un tonitruant et brûlant
Burning Japan Live", enregistré au japon (que je vous conseille fortement), ainsi que plusieurs albums studio de qualité aux fortes connotations Classic Rock, Soul et Funk.
Concernant un retour de Glenn à des velléités plus
Hard Rock, il faudra attendre l'année 2009 avec le super groupe
Black Country Communion , avec le succès qu'on lui connaît, mais ceci est une autre histoire.
Au final, From Now On, demeure donc un excellent album à la fois commercial et de qualité à classer dans le trio de tête des œuvres solo de
Glenn Hughes, et il s’agit sans aucun doute de la plus intime et mélodieuse. De plus, cet album a l’avantage de proposer un panel de morceaux variés apportant ainsi une certaine homogénéité à l'opus.
Belle chronique de fan, merci.
Très bon album, un peu trop commercial, sans temps forts, ni temps faibles.
A noter quand meme les excellentes reprises de "Burn" et "You keep on moving" de Deep Purple, nostalgie quand tu nous tiens.
17/20
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