Fortress Ermetica

ajouter les paroles de l'album
ajouter une chronique/commentaire
Ajouter un fichier audio
pas de note
Nom du groupe Tumulus Seraphim
Nom de l'album Fortress Ermetica
Type Album
Date de parution 2005
Style MusicalDark Ambient
Membres possèdant cet album1

Tracklist

1. Aleph 03:50
2. Europe Before the Rain 05:34
3. Hidden War Behind the Door 03:54
4. Fortress Ermetica 07:43
5. The Burnt-Out Spa 07:55
6. Decay of the Hierophant 11:59
7. Europe After the Rain 13:28
Total playing time 54:23

Acheter cet album

 $9.61  €11,34  €7,49  £7.47  $ 12.01  buy  €14,98
Spirit of Metal est soutenu par ses lecteurs. Quand vous achetez via nos liens commerciaux, le site peut gagner une commission

Tumulus Seraphim


Chronique @ Svartolycka

09 Juin 2006
Après un premier album assez bon malgré un côté désordonné, voici que Tumulus Seraphim revient en 2005 avec un nouvel album. Un disque que je qualifie immédiatement de supérieur à son prédécesseur, amenant le projet italien à un style personnel et je dirais même reconnaissable. Bref « Fortress Hermetica » fait partie de ces disques qui symbolisent le plus le dark-ambiant industriel à l’atmosphère chaotique et trouble.

Si le premier titre donne le ton, c’est par son ambiance macabre, très « fin de monde » à base de réverbérations fragmentées, où l’humanité est traversée de bourrasques suffocantes, de feu et de destruction... Les amateurs reconnaîtront immédiatement le style propre à Raison d’Être sans le côté mystique ce qui lui donne immédiatement une envergure malsaine. Pourtant ce qui fait la force de cet album prend racines dans les défauts du premier disque. On pouvait trouver à « Centurians’ Divine Lunacy » un aspect fragmenté et décousu qui faisait limite perdre pied l’auditeur. Néanmoins, Tumulus Seraphim renforce cet aspect par la fragmentation de ces morceaux. En clair, les parties sont d’avantages isolées, sont rendues indépendantes afin de leur donner une nouvelle dépendance.

Dés lors, des silences pesants font leurs apparitions faisant croire à la fin du titre avant que résonnent discours en italiens, influences néo-classiques, vinyles rayés ainsi que chansons des années trente/quarante chantonnées par une cantatrice oubliée. Les parties ainsi exposées y gagnent en malaise, renforcées par des sonorités travaillant d’avantage sur des échos torturés, bref sur une ambiance plus angoissante et surtout moins démonstrative d’un autre style. Pulsations mécaniques, sons diffus en mouvements constants, samples macabres sortis d’une époque révolue. Tout concorde à rendre l’écoute de « Fortress Hermetica » égale à une remontée dans le temps ainsi qu’à une humanité déliquescente. Ecouter cet album, c’est changer la station d’une radio défectueuse où chaque fragment résonne tel un signal venu d’un autre temps. Cet effet là, carrément exacerbé (on dénote d’avantage de titres chapitrés) renforce cette angoisse diffuse et délétère qui ne laisse que peu d’alternative et encore moins de sentiments. En effet, Tumulus Seraphim maintient cette tonalité neutre, outrageusement distancier transformant l’ensemble du disque en un voile nauséabond original voire expérimental.

Plus personnel que le précédent enregistrement, « Fortress Hermetica » gagne une profondeur et en richesse par sa structure volontairement décalée (devenant magistrale sur la fin du disque) et à ses sonorités plus inédites (certaines touches indus à la frontière du noise). Étonnant et favorisant une écoute attentive pour délivrer ses secrets les plus infimes, le second album de Tumulus Seraphim est en tout point excellent et devrait permettre aux plus téméraires de se laisser immerger dans une ambiance étrange d’une architecture décrépie...

0 Commentaire

0 J'aime

Partager
    Vous devez être membre pour pouvoir ajouter un commentaire