Sepulcro c'est un des tous premiers groupes de Heavy
Metal du Portugal, si ce n'est pas le premier. Formé en 1981 à Lisbonne par Miguel Pinto, c'est après avoir sorti deux démo que le groupe raccrochera les gants en 1988. A la base sortie en 1987, « The Forge » a eu la bonne idée de rééditer l'intégrale des morceaux enregistrés par le groupe. C'est donc en 2010 que «
Flesh Meet Steel » se refait une jeunesse sous la forme d'une cassette limitée à 300 exemplaires, proposant la démo de 85 en face A et celle de 86 en face B pour 9 putains de morceaux de Heavy
Metal traditionnel à l'anglaise!
La première démo démarre très fort avec le fédérateur "
Flesh Meets Steel", véritable hymne au refrain dévastateur, alliant parfaitement fougue et précision à une sincérité évidente. On sent énormément l'influence qu'à pu avoir la NWOBHM sur la bande à Pinto, que ce soit au niveau du son ou de la structure des titres. A l'instar d'un «
Bleak House » ou d'un «
Tyrant », le groupe n'a pas besoin d'artifice pour arriver à captiver l'auditeur. Techniquement en place, la paire de guitariste (Jorge Marmitas et Beto) se contente d'envoyer la sauce avec du riff puissant et brise nuque couplé à des solos tout en feeling où le bassiste « Isidro Chibo » dévoile tout son talent. Apportant puissance et profondeur en plus d'un plaisir immense lors des écoutes au casque, son travail à la 4 cordes est tout simplement parfait comme en témoigne la fin du grand « Street
Survivor ». Le tout est soutenu par une production au son naturel d'une authenticité à tout épreuve mais peut être un peu faible par moment. Quoi qu'il en soit tous les instruments sont à leur place, la voix hargneuse de Miguel Pinto mène bien le tout et les rythmiques de Manuel donnent du dynamisme à tout ça. Même si il y a une petite baisse de régime avec les deux titres suivant, cette première face remplit largement son contrat.
Sortie en 1986, la deuxième démo marque le départ de Beto. Le groupe se retrouve alors avec un seul guitariste mais ne se laisse pas abattre. Le travail réalisé au niveau des compositions montre un groupe plus mur, calmant le jeu quand il le faut pour mieux repartir juste derrière. La seconde face démarre en trombe avec "Pictures Of
Silence". Première constatation par rapport à la démo de 85, la production est moins faiblarde mais garde ce coté brut indispensable à ce genre de Heavy trad' à l'anglaise. Toujours cette basse parfaitement audible aux lignes implacables soutenant à merveille Jorge Marmitas qui fourni sans faiblesse un travail efficace, tant du coté de la rythmique que des solos. Là où le groupe fait fort, c'est avec la ballade RIP! La mélancolie qui s'en dégage me colle des frissons. L'arpège en début de titre me rappelle beaucoup l'inégalable « Strange World » d'Iron Maiden, avec ce son inimitable. Miguel, malgré son amplitude limitée dans les aiguës, monte en puissance tout au long du titre et livre ici sa meilleure prestation. Sans jamais tomber dans la niaiserie,
Sepulcro tient en haleine tout au long de cette sortie et résiste sans jamais flancher aux écoutes répétées et forcenées qu'elle a subit.
Même si les Portugais n'ont pas inventé l'eau chaude, ils se démarquent de la médiocrité avec brio, montrant fièrement qu'au Portugal aussi le Heavy
Metal est respecté. Cette rage qui était parfaitement retranscrite en live durant les années d'activités du groupe hante cette œuvre de bout en bout sans jamais faiblir et en fait une sortie indispensable pour tous les fans de vieux Heavy
Metal sincère et fidèle à la NWOBHM.
Un truc que tu aurais pu faire mon jumeau, et ça après c'est une suggestion, mais tu aurais pu faire un petit parallèle entre Mötley Crüe et les Portos, les premiers ayant des paroles assez crues sur les gonzesses, les autres semblant franchement dégroudis comme des manches.... (oui je sais, tu aimes pas MC mais ça c'est une autre histoire hahaha)
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