First Age : Entering Legenda

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Nom du groupe Ancalagon
Nom de l'album First Age : Entering Legenda
Type Album
Date de parution 2001
Style MusicalBlack Pagan
Membres possèdant cet album18

Tracklist

1.
 Tylfarth
 02:37
2.
 Fara I Vikingu
 06:24
3.
 Sacrifice (Dying Nourishing the Eagle)
 08:07
4.
 The Walkyries
 08:19
5.
 Revelation
 01:28
6.
 Betrayed Glory
 07:39
7.
 The Reason Why
 09:38

Durée totale : 44:12

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Ancalagon


Chronique @ AlonewithL

28 Mars 2016

La bête est morte au commencement d'une nouvelle ère.

Les formations musicales partagent parfois les destinées des personnages littéraires auxquels elles empruntent le nom. Ça n'a jamais été autant vrai avec le groupe que je vais vous décrire. "Ancalagon" est connu pour être l'un des plus redoutables des dragons de l'oeuvre de Tolkien, le plus grand, un monstre noir capable d'écraser des montagnes. Il apparaît et disparaît très vite dans l'Histoire de la Terre du Milieu. Peu d'informations sur son cas circulent. Et l'être passe même pour une légende au sein de la légende. Le souvenir n'est rapporté que brièvement par l'intermédiaire de quelques personnages. Un groupe de black pagan français avait décidé d'adopter ce nom en 2000, et n'aura pu sortir qu'un EP puis un album, pour ensuite complètement disparaître de la circulation. Le volume "First Age: Entering Legenda", enregistré par Olivier Gaubert, ancien batteur de "Misanthrope", ne passera que trop tardivement à la postérité, faute à une distribution et une com' très limitée par le biais du petit label Nihil Voices Productions, aujourd'hui disparu, mais également à cause d'une scène pagan balbutiante qui se cherchait encore un véritable public en Hexagone. "Ancalagon" est mort trop tôt. Comme le fameux dragon, on rapporte son souvenir pour effrayer les petites âmes sensibles. Craignez sa légende noire.

L'ouvrage débute de la meilleure des manières avec l'introduction "Tylfarth", dans une atmosphère oppressante, par des notes de piano, par des sonorités monocordes rappelant la scène black atmosphérique des années 90. Après une entame frissonnante, où on a pu entendre notamment l'anglais hésitant d'un obscur narrateur, la guitare acoustique et des battements mettent la pression, préparant ainsi le titre à venir. Vient alors le tout aussi intimidant "Fara I Vikinqu", proposant un black metal décharné, éreintant. "Ancalagon" se rapproche ici des premières pièces de son digne confrère "Himinbjorg", un des rares représentants du black pagan français à l'époque, qui suivait alors le sillage d'"Enslaved". Ça pourrait sembler peu élaboré tellement la pression est constante. "Betrayed Glory" offre une approche percutante, également assez minimaliste, mais néanmoins prenante. "Ancalagon" y impose un black pagan particulièrement offensif aux effets et au chant corrosifs, une musique enflammée et destructrice.

Dans une volonté d'être magnanime avec l'auditeur, cette frénésie est atténuée par des pauses. Ainsi, les charges fulgurantes de "Sacrifice" sont parfois atténuées par des marches mélancoliques tout aussi intimidantes. La composition offre là plus ample intérêt, par un développement aventureux et une structure enrichie. Les breaks sur l'intense "The Walkyries" se révèlent étranges et énigmatiques. Ils sont raffinés, stylés, et alternent grandement avec la giboulée de coups entendue. Ce titre impose aussi un plus fort ascendant pagan dans ses riffs. Ce qui semble moins prévaloir par contre sur "The Reason Why", lui aussi assez subtil sur une première moitié de piste, pour ensuite opter pour une répétition de riffs par à-coups. S'il fallait retenir une preuve sûre du paganisme d'"Ancalagon", on retiendrait sans ambages l'interlude "Revelation", un arpège acoustique accompagné d'un chœur faisant songer à "Bathory". On entendra quelques grésillements de guitare en fin de morceau, pour rendre ce bref instant solennel ténébreux.

Sorti des profondeurs des ténèbres, "Ancalagon" se révèle être un trésor. Une sombre et lointaine légende achevée. Une pièce de musée dans l'Histoire du pagan metal français. Ce premier et unique album se présentait dans une scène black pagan française tout juste naissante, n'ayant que peu de références ou de repères. Celui-ci peut cependant être situé dans la lignée de ce que réalisait son confrère "Himinbjorg" durant cette période. Ce dernier était encore jeune et cherchait aussi à poser ses marques. Ce qui l'amènera à perdurer contrairement à "Ancalagon", dont la date de séparation nous est inconnue, mais qui ne semble pas avoir survécu à la sortie de son album. Pourtant, malgré quelques hésitations perceptibles, son avenir paraissait tout tracé. "Ancalagon" pouvait devenir une référence du black pagan en France. La bête est morte au commencement d'une nouvelle ère.

15/20

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Commentaire @ willow

14 Août 2005
Après une première démo « The Audhumla » passée quasiment inaperçue voici enfin le premier album de ce petit groupe français de Pagan black métal. Peu connu mais pourtant si doué pour le black métal car en effet ces 4 bonhommes sont des musiciens plus que bon et ce First Age : Entering Légenda le prouve.
Ancalagon nous inonde d’un son rappelant très facilement le champ de bataille, chaque coup de batterie sonne comme un coup d’épée, l’immersion est total et c’est l’une des plus grande force de ce groupe c’est de plonger l’auditeur dans des temps anciens a l’époque des grandes conquêtes et des grande bataille fer au poing, ce premier cd donne envie de décrocher sa hache et de foncé tête baissé dans la mêlé afin d’expulser sa colère.
L’album commence donc par une petite intro avec une narration et une petite guitare qui nous laisse attendre le début de la bataille, ensuite ça commence et la on est lancé puis les titres s’enchaînent tous mieux les uns que les autres entrecoupés d’une petite instru pour calmé le jeu ou d’un hurlement de loup pour donner du courage. « The walkyries » est l’apogée du sentiment de combat qui nous envahi, cette chanson mélange passages épiques avec des breaks plus nostalgiques et cela rend parfaitement bien on s’y croirais parsi parla on entend un troubadour qui traîne en pleine guerre ce qui ajoute en plus du charme.
Les riffs sont très bien trouvé, les accélérations parfaitement maîtrisées tous s’enchaîne c’est fluide a souhait ancalagon est vraiment un excellent groupe et devrais être bien plus connu rien que cet album devrais ravir tous amateur de bon black métal ou de viking bref a conseiller d’urgence a ceux qui ne l’on pas encor c’est un achat sur !
Le groupe ne dispose pas de site officiel, leur ancien n’apportais aucunes informations précises, depuis ce First Age : Entering Légenda, silence radio aucunes nouvelles, espérons qu’ ancalagon nous fera la bonne surprise de ressurgir avec un nouvelle album le fan que je suis n’attend que ça.

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Heathenpride - 09 Décembre 2009: Un groupe que j'ai découvert récemment en me procurant First Age et je dois dire qu'il est franchement pas mal. La chronique donne bien l'ambiance de ce groupe et me donne envie de l'écouter. Selon le site métal archive le groupe aurait splitter information difficile à justifier vu le peu de renseignement sur ce groupe.
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