Imagika n’en est pas a son premier coup d’essai et pourtant c’est la première fois que j’entends un disque d’eux. Du power Thrash comme j’ai bien chouette, chouette, chouette. Et le premier titre ne me fera pas mentir tant la puissance et le sens de la compo sont là. Malheureusement ce disque ne fera pas l’unanimité chez moi par un manque de cohésion. Reste qu’il y a quelques bons titres qui feront se briser des nuques.
En écoutant «Your Creator », premier titre de ce nouvel opus je me suis pris une bonne claque. Un groupe qui a le potentiel d’aller taquiner Nevermore sur son terrain. Le son de gratte est aussi lourd que personnel, les riffs techniques et puissants, un chanteur investi des mêmes capacités que
Warrel Dane. Pourtant pas fan du chant clair, le break proposé sur «Your Creator » impose le respect par un groove impressionnant apporté par une basse au son chaud. Je n’avais qu’une hâte entendre le deuxième titre. Mais voilà la magie est partie aussi vite qu’elle est venue. Cette basse dont la chaleur englobait le premier titre est partie avec le sens du riff pour tomber dans un travers de technicité inutile. « New
Power Rises » et le suivant sont vraiment longuets et il faut attendre un regain de forme sur pour de nouveau se reprendre au jeu de
Imagika. Bizarrement la basse redevient plus présente et ça va tout de suite mieux. Relation de cause a effet, évidemment. Certains titres sont même vraiment très intéressants avec un départ pour le moins mélodique et lent mais qui possède un final empli de distorsion de chant puissant.
Si la comparaison avec Nevermore est quasi inévitable c’est aussi grâce à la prestation de Norman Skinner qui n’est pas sans rappeler celle de
Warrel Dane. Aussi a l’aise dans un registre heavy suraigu que dans un registre power appuyé, Norman fait merveille même si cela tourne parfois un peu à la démonstration. Seulement un peu car si j’avais envisagé un chant plus rugueux sur certains passages, c’est parce que j’aime ça. Après d’un point de vu artistique ça tient largement la route.
La production est donc plutôt bonne bien que comme je le précisais plus haut, la basse a tendance a disparaître du mixe ce qui retire beaucoup aux compos du groupe. Est-ce un réel choix, je ne sais pas mais en tout cas c’est bien dommage. Il n’y a qu’à voir les titres ou elle se fait bien entendre pour en comprendre toute l’importance.
Au final ce disque est en concurrence directe avec le projet solo du frontman de Nevermore bien que ce dernier lui soit légèrement supérieur car plus homogène. Sur ce
Feast for the Hated, il y a des titres vraiment longs mais heureusement le bouton « next » est là pour nous sauver la mise.
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