Faster Pussycat

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17/20
Nom du groupe Faster Pussycat
Nom de l'album Faster Pussycat
Type Album
Date de parution 07 Juillet 1987
Style MusicalHard Rock
Membres possèdant cet album79

Tracklist

Re-Issue in 2013 by Rock Candy Records
1.
 Don't Change That Song
 03:37
2.
 Bathroom Wall
 03:42
3.
 No Room for Emotion
 03:57
4.
 Cathouse
 03:43
5.
 Babylon
 03:17
6.
 Smash Alley
 03:31
7.
 Shooting You Down
 03:48
8.
 City Has No Heart
 04:20
9.
 Ship Rolls in
 03:28
10.
 Bottle in Front of Me
 03:03

Durée totale : 36:26


Chronique @ adrien86fr

10 Novembre 2010
Quinze jours ! Le succès et la fortune de Faster Pussycat n’aura pas duré plus de quinze jours sur le Boulevard du Couché de Soleil de la Ville des Anges. Le destin peut parfois s’avérer cruel sous les palmiers d’Hollywood, comme pourrait en attester Taime Downe ; futur officier SS glamour et accessoirement vocaliste du combo sleaze rock Faster Pussycat. Car si le premier album éponyme de ce groupe fondé en 1986 inonde les bacs des record stores aux quatre coins du pays de la bannière étoilée le 7 juillet de l’année suivante, c’est un véritable raz de marée digne de la scène finale du film Point Break qui se produit deux semaines plus tard avec la sortie d’« Appetite for Destruction » de Guns N’ Roses.

Dès lors, comment exister et grandir face à un tel monstre ? Car bien que victime d’un sale coup du destin, ce premier disque paru sur Elektra Records avait tout pour devenir un best seller du genre et une pierre angulaire du style, notamment grâce à une approche musicale originale et une personnalité des plus uniques. En effet, ce « Faster Pussycat » se distingue de ses pairs conventionnés en faisant don à l’auditeur d’un sleaze rock teinté de blues rendant un bel hommage aux instigateurs du rock n’ roll qui défrayaient la chronique et choquaient les âmes puritaines de l’Amérique Wasp trois décennies plus tôt.

A peine le premier morceau « Don’t Change that Song » et son riff d’intro très rock n’ roll entamé, l’auditeur fait le constat d’un sleaze rock ultra orthodoxe ; empreint d’un feeling bluesy indéniable et dénué de toute trace de heavy metal que Taime Downe et son gang semblent vouloir laisser aux groupes en manque d’inspiration et d’identité musicale originale. Effectivement, alors que la plupart des groupes de cette époque immuable imprègnent leur musique d’une dose plus ou moins forte de heavy metal de type NWOBHM conférant puissance et agressivité à leur son, Faster Pussycat se concentre quant à lui sur un rock n’ roll estampillé 50’s, sauce glam néanmoins, décennie 80 oblige. Cette galette transpire le rock n’ roll à grosses gouttes dans un vieux t-shirt New York Dolls délavé, et les riffs de guitare de Greg Steele et de Brent Muscat taillés sur des Gretsch G5120 comme en atteste le clip de l’excellent « Bathroom Wall » ne font qu’appuyer cette identité que n’aurait très certainement pas renié un Eddy Cochran (R.I.P. 1938-1960) ou un Buddy Holly (R.I.P. 1936-1959) à l’époque de nos grands parents.

A défaut d’être réellement transcendants, les vocaux très rock bluesy de Taime Downe sont hyper efficaces et s’avèrent être on ne peut plus en phase avec le style pratiqué par Faster Pussycat sur ce premier album éponyme, conférant au tout une homogénéité et une assurance infaillibles. A l’exception du très dispensable et expérimental « Babylon », tous les titres sont marqués par la même classe vintage et dégagent un feeling rock n’ roll qui sera désormais la marque de fabrique incontestable du quintette sleaze de West Hollywood. Relevons la magnifique et énergique « Cathouse » avec son introduction jouissive de piano rock, « Smash Alley » et son feeling très The Cramps sur lequel n’aurait très certainement pas craché Lux Interior (R.I.P. 1946-2009), ou encore la classieuse « City Has No Heart » à écouter en jouant au billard dans un night bar enfumé de la Nouvelle Orléans, un Sazerac Rye à la main. Pas de ballades mielleuses sur cette galette ; Taime Downe et ses sbires les reléguant aux boys bands peroxydés en quête d’appâts à groupies vulnérables et décervelées, Warrant et Poison en tête. Notons néanmoins la belle et mid tempo « No Room for Emotion » qui dégage malgré son titre une émotion des plus palpables et qui pourrait donc passer pour la ballade de l’album, même si il s’agit en réalité plus d’une complainte bluesy que d’une réflexion hautement philosophique sur le pourquoi du comment du départ brutal de la bimbo siliconée # 687 de la nuit précédente, le tout sur fond de guitare acoustique.

Ce premier effort de Faster Pussycat s’avère donc être une démarche remarquable, originale et inspirée ; le style pratiqué sur cette galette n’ayant pas d’égal au sein de la scène hair metal/sleaze rock à une époque où la sauce servie par les hair bands commence à tourner très sérieusement. « Faster Pussycat » constitue aussi un très bel hommage aux pères du rock n’ roll étant à l’origine de toute la musique qui nous fait tant vibrer et passer des moments extraordinaires aujourd’hui. Un album de grande classe à placer sur le podium des meilleurs disques de sleaze rock, aux côtés des légendaires « L.A. Guns » et « Appetite for Destruction ». A découvrir ou à redécouvrir au plus vite !

5 Commentaires

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ZazPanzer - 11 Juillet 2011: J'ai fini par accrocher à ce style vraiment décalé, mais il m'a fallu beaucoup d'écoutes. Je trouve par contre le morceau "Babylon" très sympa et vivifiant, bien placé dans la tracklist. Un album vraiment surprenant qui sort de l'ordinaire, merci pour la découverte.
MikeSlave - 27 Novembre 2013: Suite à cette agréable chronique et consécutivement à l'intense écoute sur YT de certains morceaux je n'ai pu m'empêcher d'acquérir l'objet de tant de fascination. Merci Adrien. Ce groupe est vraiment unique.
samolice - 27 Novembre 2013:

Merci Adrien, cette chro m'avait échappé. Toujours une nette préférence en ce qui me concerne pour ce disque plutôt que pour le suivant. Je me souviens du clip de "Don't change that song", c'était plein de nanas aux fortes protubérances mamaires et ça me plaisait beaucoup en 86 :-)

adrien86fr - 27 Novembre 2013: Merci pour vos comms. Un groupe mythique encore et toujours authentique en 2013, vu dans une ambiance de feu le 3 juillet dernier à l'Underworld de Londres. Live-report à venir.
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