Fast As Lightning

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Nom du groupe Hell Of A Ride
Nom de l'album Fast As Lightning
Type MCD
Date de parution 23 Septembre 2013
Style MusicalHeavy Rock
Membres possèdant cet album4

Tracklist

Re-issue in 2013 by Send The Wood Music.
1. John "Mad Dog" Ringsdale 00:40
2. Fast As Lightning 04:06
3. Searching for a Good Radio Station 00:17
4. Screaming Out 05:01
5. The Road 03:28
6. Mad Dod on the Phone 00:18
7. Tears and Scars 04:28
8. Where's My Damn Car 02:21
Additional Features (Acoustic Live Show)
9. Where's My Damn Car 02:03
10. Fast As Lighting 05:18
11. Tearn and Scars 05:14
12. The Road 04:19
13. Hell of a Ride 04:04
14. Screaming Out 05:47
15. Holding Back the Years 05:27
Total playing time 52:51

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Hell Of A Ride


Chronique @ Mr4444

29 Octobre 2013

Hell Of A Ride livre un premier EP extrêmement solide et vraiment encourageant en la matière

À l'heure où le Stoner devient de plus en plus populaire et où le nombre d'ersatz de Kyuss grimpe férocement, il est encore des groupes rafraîchissant et offrant une belle bouffée d'oxygène. Comme Hell Of A Ride, un groupe français à l'énergie américaine, roulant des mécaniques sur une pochette et une histoire rappelant le " Boulevard de la Mort " de Tarrantino.

Ici, point de Mike Stuntman, mais plutôt de John "Mad Dog" Ringsdale, pilote solitaire qui s'est fait dérober sa voiture par plusieurs demoiselles un peu tête brûlée, à n'en pas douter. L'attitude des cinq musiciens est déjà bien pro, maîtrisant l'art de la communication et du packaging aguicheur, comme cette pochette rappelant bien évidemment l'affiche du film de Tarrantino. « Fast as Lighting » est un EP de 2011 ressorti en septembre 2013 par Send The Wood Music et se voyant agrémenté d'un show acoustique au Rack'Am de Brétigny-sur-Orge.

Pour un premier EP, la production est en tout point excellente, faisant ressortir chacun des instruments et la voix du chanteur de très belle manière. L'EP fait d'ailleurs très Road Movie avec ses nombreux interludes. Par trois fois, " Mad Dog " intervient pour se présenter, menacer et se résigner à retrouver sa " Damn Car ".

L'explosif single « Fast as Lighting » ouvre la piste par une rythmique Heavy parfaitement en place. La voix de Djej est proprement éclatante, une tessiture grave et groovy, partant facilement dans des cris énergiques. Le riffing est obsédant et entêtant. « The Road » balance aussi dans un Heavy moderne avec un rythme très catchy, peut-être un peu trop téléphoné. La voix est proche d'un relent grunge à la Nickelback et semble bien moins naturelle... Même remarque pour un « Tears and Scars » très efficace, mais manquant nettement de personnalité. Si le titre est lourd et puissant sur ces couplets, il ne semble pas vraiment en accord avec ce refrain très mélodique et classique, clairement mal inspiré.

L'incroyable énergie du groupe le sauve à de très nombreuses reprises, cela se ressent sur la rythmique écrasante et rapide de « Screaming Out ». Mais après un début massif, nous avons affaire à un morceau Heavy/Grunge beaucoup trop classique, nous laissant finalement sur notre faim. Ce morceau, comme beaucoup d'autres, contient de réguliers passages vraiment intéressants (ici, une belle coupure plus douce et mélodique ou bien les similis breakdown), mais le groupe semble malheureusement retenir sa main beaucoup trop souvent. Finalement, nous nous pencherons sur la douceur de « Where's My Damn Car » dans une veine plus reposante et acoustique, un peu western, cette même chanson qui introduira le live unplugged à suivre.

Ce live est extrêmement relaxant. Uniquement à l'acoustique et d'une batterie beaucoup plus douce et groovy, Hell Of A Ride prouve leur vrai talent de musicien. Les chansons sont réécrites et réorchestrées, mais ne perdent jamais leurs âmes. On a vraiment l'impression de se retrouver au coin du feu. Les régulières accélérations sont bien senties et ne font jamais " too much ". Il y a vraiment une belle ambiance avec un public très réceptif. Ce sera l'occasion pour nous de découvrir deux nouveaux morceaux non présents sur l'EP : « Hell of a Ride » à l'atmosphère très country et « Holding Back the Years » aussi ambiancé qu'énergique.

Hormis certaines transitions mal ajustées et quelques inspirations un peu trop évidentes, Hell Of A Ride livre un premier EP extrêmement solide et vraiment encourageant en la matière. Au milieu d'un genre vivant un Revival plus ou bien mené, le groupe Parisien prouve qu'il a de très bons coups à jouer pour l'avenir. Il ne reste plus qu'à attendre la suite des aventures de ces allumés du bitume.

7 Commentaires

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Mr4444 - 29 Octobre 2013: Ah ? Bizarre, comme je te dis, je n'ai eu aucun contact avec le label ... M'enfin, c'est pas grave, ça fait de la bonne musique ! ^^ Je fais bien attention à ne rien mélanger et je prends plus de temps que ça en a l'air pour les écrire :) ne t'inquiète pas, je fais en sorte de toujours faire des articles de la meilleure qualité possible, je ne vais gâcher comme ça la place durement obtenu :)
AlonewithL - 29 Octobre 2013: Pas de soucis! ^^
vedder - 30 Octobre 2013: je n'ai pour l'instant pu écouter que le morceau éponyme avec son clip calqué sur Boulevard de la Mort (film que j'ai moyennement apprécié d'ailleurs, même si j'adore les road movies sudistes). Le groupe est complètement cliché c'est certain mais en même temps leur musique casse la baraque donc ça me va, je ferais en sorte de me procurer l'EP. C'est quand même vachement proche des Chrome Division et Carburetors (avec le côté grunge en plus).
JFR68 - 31 Octobre 2013: Merci Monsieur, je l'écoute en boucle depuis avoir lu ta chronique hier, ... je ne retiendrais que ta phrase qu'il illustre bien l'album et ce groupe : il est encore des groupes rafraîchissant et offrant une belle bouffée d'oxygène .... Quelle claque :)
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