Fællesskab

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16/20
Nom du groupe Afsky
Nom de l'album Fællesskab
Type Album
Date de parution 17 Octobre 2025
Style MusicalBlack Metal
Membres possèdant cet album9

Tracklist

1.
 Velkommen til Livet
 06:32
2.
 Den der Ingenting Ved Tvivler Aldrig
 06:24
3.
 Natmaskinen
 07:16
4.
 Arveskam
 06:33
5.
 Flagellanternes Sang
 06:51
6.
 Svanesang
 11:21

Durée totale : 44:57

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Afsky


Chronique @ Icare

09 Novembre 2025

Un magnifique album de la part de l’une des formations les plus douées du style, à posséder absolument, tout simplement.

Dès son premier album, Sorg, paru en 2018, Afsky s’est fait remarquer dans le petit microcosme du black metal atmosphérique, en proposant une musique incroyablement pure à la profondeur mélodique et mélancolique saisissante.
Depuis, le one-man-band danois n’a fait aucun faux pas, confirmant son excellence en 2020 et 2023, avec Ofte jeg drømmer mig død et Om hundrede år, et s’imposant en trois full lengths à peine comme l’un des meilleurs groupes du genre.
Le 11 octobre 2025, Fællesskab, son quatrième album sort sur Eisenwald Productions, suite logique et toute aussi inspirée d’Om hundrede år qui avait fini dans bon nombre de tops black de 2023.

Lors des premières mélodies de Velkommen til livet, on est accueilli par un riffing certes lent mais irradiant une sorte de joie pâle et désabusée, à l’instar de Deafheaven ou certains passages de Nargaroth, et ces accords solaires reviennent nous caresser de leurs timides rayons, galopant sur un rythme frénétique en toute fin de morceau. Pas de doute, Afsky semble poursuivre son exploration d’un son plus lumineux tel que le laissait deviner un morceau comme Det der Var sur l’opus précédent, s’éloignant toujours un peu plus de ses influences DSBM pour développer une facette plus épique et atmosphérique. On retrouvera ces mélodies au spleen enjoué sur un Aveskam tous blasts dehors, qui viendront tisser d’intéressants contrastes sonores avec la fin du morceau, bercée par un arpège magnifique et un long passage onirique au clavier, ou sur un Svanesang de clôture effréné.

On savourera quelques cavalcades plus guerrières (le riff principal de Den der Ingenting Ved Tvivler Aldrig, propulsé par une batterie exaltée, la reprise à 4,48 minutes de Flagellanternes sang), ceci dit, c’est sur des morceaux comme Natmaskinen ou Flagellanternes sang que la magie d’Afsky opérera le plus, avec cette mélancolie belle à en pleurer qui fait la force du groupe : les premières mesures de Natmaskinen sont dangereusement dépressives, avec ce rythme lent, cette basse sanglotante et ce riffing aussi douloureux que majestueux, magma d’émotions brutes où blasts rapides et passages plus lents semblent conspirer pour venir geler le cœur et transpercer l’âme de l’auditeur.
Quant au morceau final, il fusionne à la perfection tous les éléments qui font du one man band danois une entité aussi reconnue, faisant tournoyer la tristesse vibrante et les croches tranchantes de ses guitares sur des rythmes effrénés aux mélodies d’une pureté immaculée, et nous offrant un long passage central, lent et désespéré à la beauté frissonnante : on s’incline et on sombre devant l’art ensorcelant d’Ole Pedersen Luk, dont la musique nous plonge dans un état de transe presque catatonique difficilement descriptible par de simples mots.

Si Afsky s’efforce depuis ses débuts à mettre en musique le folklore poétique danois, force est de constater que cette dernière a atteint une dimension qui la dépasse, transcendant allègrement les frontières, et se faisant le héraut lyrique de la perte, du deuil, de la résignation, et d’un inéluctable qui, lorsqu’on a enfin appris à l’accepter après avoir pleuré toutes les larmes de son corps, nous accueille et nous apaise.
Fællesskabest est peut-être un tout petit peu moins bouleversant que les albums précédents, présentant des compositions plus éclatées et à la cohérence musicale mois forte, mais il n’en reste pas moins excellent, le Danois agissant comme une sorte de funambule qui arrive toujours à trouver un équilibre parfait pour composer un black mélodique, atmosphérique et extrêmement mélancolique à l’intensité sans pareille et à l’impact émotionnel rare.
Un magnifique album de la part de l’une des formations les plus douées du style, à posséder absolument, tout simplement.

4 Commentaires

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Jibe - 10 Novembre 2025:

Toujours aussi beau.

 
Telperien - 15 Novembre 2025:

Excellent album. J'ai eu la chance de les voir en Live il y a 2 ans, j'ai toujours trouvé leur musique splendide, sans pour autant atteindre leur chef d'oeuvre. C'est peut-être bien le cas cette fois.

Jibe - 17 Novembre 2025:

Je ne les ai vus en live qu'une fois, l'année dernière au Tyrant fest. Ca m'avait semblé plus agressif et moins dépressif que sur disque. Telperien, avais-tu eu la même impression il y a 2 ans ?

 
Telperien - 17 Décembre 2025:

Hmmm, très bonne question. Agressif, je dirais pas, mais chaotique, oui. En Live, dans mes souvenirs, la musique formait un tout contemplatif, et les instruments étaient difficiles à dicerner. Je vois encore ma femme se tourner vers moi après le show et me dire "en fait, Afsky, c'est pas un groupe qui s'écoute rationnellement, mais qui se vit car ça prend aux tripes"

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