Iron On Iron est un label Grec spécialisé dans le Heavy pur et dur, à l’ancienne et dans la production des groupes de son pays.
Erratic Escape est donc une formation Grecque, formée en 2007 mais dont le line up ne s’est vraiment stabilisé qu’en 2011. C’est à cette époque que le groupe décide d’envahir les Mix studios de sa ville de Salonique pour l’enregistrement de la batterie, le reste se faisant dans le
Home Studio du guitariste Kostas Agathos.
L’artwork, sympathique et travaillé, montrant un homme fuyant dans une ville qui connait un cataclysme est très orientée Thrash Moderne et donc assez loin de l’idée préconçue sur le Heavy. Le son est d’ailleurs très caractéristique du début des années 80 et de la NWOBHM. On y retrouve un peu d’Iron Maiden (la plus grosse influence au niveau des mélodies), d’
Angel Witch, de
Diamond Head, etc...
Les morceaux sont souvent convenus et les riffs déjà entendus un nombre incalculable de fois. Mais c’est aussi ce qui fait le charme de ce style très typé voire désuet, ancré dans un passé relativement lointain (une trentaine d’années quand même), qui ravira une certaine frange de la population Metallique plus proche de la retraite que du berceau.
Les lignes mélodiques jouées à deux guitares restent très proches des deux premiers albums d’Iron Maiden.
La basse est bien présente dans le mix comme sur l’intro de
Medieval ou le morceau The Right
Hand of
Doom ou elle participe bien à la rythmique du titre.
La machine s’emballe de temps en temps pour lorgner vers le thrash pur, planté lui aussi dans les bases de ce style (le coté Slayerien des débuts pour Unfriendly Times ou
Erratic Escape). Mais elle peut aussi tourner au ralenti comme sur l’intro acoustique de The Man with the Thousand Faces et le tempo global du titre, plus lourd qu’a l’accoutumée (avec un lointain coté
Manilla Road).
Niveau soli, on a de belles envolées (East of
Eden,
Erratic Escape) mais c’est le plus souvent très direct, court tout en restant mélodique et rapide.
La voix est assez quelconque et passe-partout et quelques lignes de chant sont assez mal placées (East of
Eden). Mais elle a plutôt un effet positif en restant dans les graves (le départ de
Medieval) et le petit «dialogue» vers la fin du titre. Très peu d’aigus sur cet opus mais ils sont bien calés (Unfriendly Times). C’est sur
Erratic Escape qu’elle s’avère être le plus à l’aise en trouvant le parfait compromis, relevant un peu les graves sans plonger totalement dans l’aigu.
Erratic Escape, c’est du brut. La production laisse un peu à désirer, le son est daté et c’est éculé au possible, Ce premier album éponyme est peut être plus à considérer comme une excellente démo plutôt qu’à un véritable album surproduit digitalement par les maitres du genre qui ôtent tout coté personnel à la musique.
Cet album ne plaira donc qu’au fans ultimes du genre et à ceux qui n’ont jamais passé le cap de l’année 1982.
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