Epos

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15/20
Nom du groupe Voice Of Glass
Nom de l'album Epos
Type EP
Date de parution 16 Janvier 2026
Style MusicalMetal Alternatif
Membres possèdant cet album1

Tracklist

1.
 This World Is Broken (Remixed)
Ecouter03:37
2.
 Soteria
Ecouter04:29
3.
 Henosis (Remastered)
Ecouter06:00
4.
 The Phoenix
Ecouter05:50
5.
 The Ancient of Days
Ecouter04:35

Bonus
6.
 This World Is Broken (Instrumental)
Ecouter03:37

Durée totale : 28:08

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Voice Of Glass



Chronique @ ericb4

22 Janvier 2026

Un message musical à la fois gorgé de sensualité et pétri d'élégance...

Encore un ixième groupe de metal alternatif à chant féminin, probablement voué, comme tant de ses pairs, à une disparition des tabloïds, me direz-vous ? Et vous auriez sans doute raison. Ce serait toutefois faire fi de l'indéfectible détermination à en découdre de la part de ce combo cofondé en 2002 par le guitariste David Meek et la chanteuse Olya Meek, avec la complicité de l'ex-batteur/vocaliste Todor Mihailov, qui quittera le navire en 2006, soit, peu après la sortie de leur premier single, « Valley », alors enregistré en Bulgarie ; lui en succédera un second, « Song of Songs », la même année, qui permettra au groupe d'atteindre la 5ème place du top 20 international de la chaîne musicale bulgare MMTV. C'est là le point de départ de l'ascension du groupe sur cette éclectique et si courue scène metal.

Suite à une tournée couronnée de succès en Bulgarie en 2007, le collectif en entreprendra une autre dans la foulée, aux Etats-Unis, cette fois ; occasion lui sera alors donnée d'enregistrer son premier EP, « Making Me Real », à Memphis, Tennessee. En 2008 le groupe y reviendra pour une deuxième tournée, pour finalement s'établir à Las Vegas, Nevada, et réaliser un album full length, « The End of You », trois ans plus tard. Après une période de latence de plus de 10 ans, la troupe réenclenche la machine, munie d'un second EP, « Hours », en 2022, auquel succéderont quelque cinq singles (« Prodigal Son », « Circles » et « Shadow of a Dream » en 2024, suivis de « Henosis » et « This World Is Broken » en 2025, chez Rexius Records, cette fois). Les deux derniers titres seuls seront retenus parmi les six pistes de leur troisième et présent EP « Epos » ; les 28 minutes du ruban auditif de la rondelle offriront-elles un arsenal défensif suffisant pour permettre à nos gladiateurs de guerroyer sereinement dans cette foisonnante arène ?

Dans ce dessein, et après quelques remaniements de l'équipage, aux côtés des deux têtes pensantes, David et Olya Meek, se conjuguent désormais les talents d' Andy Beldy Jr à la basse et aux claviers, de Carlos Silva et d'Anthony Raya à la batterie, sans oublier l'apport, déjà remarqué sur « Hours », du violoncelliste/violoniste David Warner. De cette étroite collaboration émane un propos metal alternatif à chant féminin clair et non lyrique, fusionnant habilement rock'n'metal gothico-symphonique progressif et heavy mélodique, soit, dans le sillage coalisé de Kingfisher Sky, Nemesea, Vuur, Autumn, The Gathering et Lacuna Coil. Enregistré, mixé et mastérisé par Andy Beldy Jr, l'opus n'accuse pas l'once d'une sonorité résiduelle tout en dispensant une belle profondeur de champ acoustique ainsi qu'une péréquation de l'espace sonore entre lignes de chant et instrumentation. Mais suivons plutôt nos acolytes dans leurs pérégrinations...

C'est sur une cadence mesurée que s'effectuera la quasi totalité de la traversée, non sans quelques pépites disséminées çà et là, à commencer par les plages les plus ''vitaminées'' de l'opus. Ce qu'atteste, tout d'abord, « This World Is Broken », mid tempo gothico-progressif syncopé et aux riffs crochetés, à mi-chemin entre Kingfisher Sky et Autumn. A nouveau introduite par un fin picking à la guitare acoustique, pourvue d'une mélodicité toute de fines nuances cousue où se greffent les sensuelles inflexions de la sirène, décochant un fringant solo de guitare à mi-morceau et recelant une insoupçonnée et grisante montée en régime du corps orchestral en fin de parcours, cette version remixée y adjoint un fringant coup d'archet signé David Warner. Et la sauce prend sans tarder. Plus encore, la version instrumentale livrée en titre bonus se voit précisément magnifiée par les cordes libertaires de ce dernier. Ainsi vêtu, l'enivrant élan ne se quittera qu'à regret. Dans cette énergie, on retiendra encore « The Phoenix », mid tempo aux riffs épais au carrefour entre Vuur et Lacuna Coil, tant pour ses enchaînements intra piste ultra sécurisés que pour sa chatoyante colorature bluesy, alors soulignée par les limpides oscillations de la sirène.

Lorsqu'ils nous mènent en des espaces plus tamisés, nos compères trouvent sans ambages les clés pour nous retenir plus que de raison. Ce qu'illustre, en premier lieu, « Soteria », ballade progressive pétrie d'élégance et aux consonances bluesy, au confluent de Nemesea et d' Autumn ; glissant le long d'une radieuse rivière mélodique sur laquelle semblent danser les fluides et pénétrantes ondulations de la maîtresse de cérémonie et recelant un ''floydien'' legato à la lead guitare, l'aérien mouvement comblera assurément l'aficionado de moments intimistes. On ne saurait davantage éluder les quelque six minutes du ''lacunacoilesque'' low tempo progressif « Henosis », eu égard à l'infiltrant cheminement d'harmoniques qu'il nous invite à suivre, qu'empruntent les troublantes modulations de la princesse. A l'aune du félin single, cette version finement remastérisée se drape d'un magistral solo de guitare pour clôturer le chapitre. Peut-être bien le masterpiece de la galette ! Enfin, un headbang subreptice pourra se voir déclenché sous le joug des vibes enchanteresses insufflées par « The Ancient of Days », intimiste low tempo syncopé et chaloupé, au carrefour entre The Gathering et Kingfisher Sky.

On ressort de l'écoute de la galette interpellé par la rare capacité du groupe à concocter ces séries d'accords qui font mouche, quel que soit l'exercice de style convoqué. Une heureuse fusion de styles, une ingénierie du son plutôt soignée et des arrangements aux petits oignons nourrissent également cet enivrant et délicat élan. D'aucuns, pour se sustenter, auraient sans doute espéré une dynamique percussive un poil plus saillante, la présence de l'une ou l'autre fresque symphonico-progressive ainsi que quelques joutes oratoires. Carences partiellement compensées par une technicité instrumentale bien huilée, des mélodies finement sculptées et des plus engageantes, sans omettre une signature vocale dores et déjà aisément identifiable et éminemment envoûtante. Bref, un message musical à la fois gorgé de sensualité et pétri d'élégance, faisant de nos belligérants des outsiders avec lesquels la concurrence devra composer...

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