End of the Weakness

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15/20
Nom du groupe Archeon
Nom de l'album End of the Weakness
Type Album
Date de parution 25 Juin 2005
Style MusicalDeath Mélodique
Membres possèdant cet album6

Tracklist

1. Arising 05:06
2. Day of the Doom 04:29
3. Dead World 04:03
4. Queen of the Night 04:36
5. Struggle with Death 03:56
6. Lost Fool 04:05
7. Ruins of Life 03:31
8. Prayer 04:01
Bonustrack
9. Hungarian Dance 01:03
Total playing time 34:50

Chronique @ Icare

09 Novembre 2010
On sait depuis longtemps déjà que, avec des groupes comme Vader, Behemoth, Hate ou Decapitated, la Pologne est avec la Suède et les States une des terres bénie du death metal. Plus précisément d'un death metal brut, lourd, violent et impitoyable. Mais qu'en est-il des musiques plus heavy et mélodiques? On est en droit de se le demander, et avec ce sublime End of the Weakness, Archeon arrive à point nommé pour nous donner un semblant de réponse.

Tandis que les premières notes du clavier raisonnent, entônnant une mélodie plaintive et mélancolique, musicalement, on ne sait pas vraiment à quoi s'attendre. Si le nom du groupe et la pochette de l'album (surtout le logo) nous feraient pencher pour du black/death mélodique, cette triste complainte empruntant la sonorité d'un clavecin lancinant semble introduire une pièce de heavy ou de speed prog' teinté d'influcences néo-classiques.

Mais, très rapidement, la musique explose et les doutes s'envolent: dès la 34 ème seconde, une guitare au son massif rugit un accord furieux, avant d'être reprise par un lead heavy et entêtant à la mélodie imparable. On sent déjà que la musique sera intense, on la devine rapide et véloce. Mais pouvait-on honnêtement s'attendre à une telle déflagration sonore? Certainement pas. Car, quand à la cinquante-troisième seconde, déboule cette rythmique infernale hallucinante de rapidité et de maîtrise, où une double pédale nucléaire soutient cette guitare aux aller-retours infatiguables et démentiels, la claque est monumentale, inattendue, violente et nous laisse littéralement sur le cul.

C'est confirmé: on aura bien affaire ici à un disque de metal extrême, même si très porté sur les mélodies. Et ce premier titre, énorme et virtuose, est une synthèse parfaite du style atypique joué par les Polonais. Style que l'on pourrait décrire comme un croisement entre du early Children of Bodom survitaminé pour le côté extrême de la voix, la rythmique implacable et martiale ainsi que la fureur qui anime le tout, du Stratovarius inspiré pour l'orientation plus heavy et la façon dont sonnent les claviers et les soli de guitare, d'une grandioquence à la limite du kitsch aux forts relents néo-classiques, et du Dragonforce pour la rapidité hallucinante, le côté synthétique et happy metal et la virtuosité sans appel du tout.

La messe est dite, et dès le monstrueux Arising, vous vous retrouvez devant un putain d'album de metal extrême, mélodique, rapide et entêtant. Le reste de la galette est du même acabit: guitares hurlantes et véloces pour un rythme la plupart du temps assez rapide, quelques accélérations fulgurantes renforcées de soli virtuoses, alternant avec d'autres parties plus mid-tempo, qui privilégient le headbang et préparent en crescendo l'auditeur à la prochaine délflagration, mélodies imparables et rythmiques implacables... Le groupe s'offre même le luxe de nous offrir une symapthique « ballade » s'ouvrant sur des arpèges de toute beauté, la sombre et bien nommée Queen of the Night, avant de repartir de plus belle sur un Struggle with Death déchaîné.

La double fume, la basse claque ( Dead World ), les guitares, tant rythmique que soliste, excellent et distillent des riffs entraînants et inspirés, la voix, certes classique pour du death mélodique, contraste agréablement avec le côté très heavy de la musique et apporte une petite touche de brutalité supplémentaire bienvenue, bref que demander de plus? D'autant que sur certains passages, le groupe parvient vraiment à se transcender, laissant libre cours à sa folie musiacle, pour nous délivrer des instants d'une maestria saisissante: la fin de Arising et son groove imparable, s'enchaînant sur une orgie de clavier cosmique et hallucinée ainsi que sur un solo de guitare magique, la fin échevelée et géniale de Dead World aux relents heavy sympho néo-classique, ou encore la fameuse Hungarian Dance pour ceux qui ont la chance de posséder l'édition bonus, totalement décalée et délicieusement jouissive).

Bref, vous l'aurez compris, avec ce End of the Weakness, nous avons affaire à un album excellent qui, s'il ne brille pas par son originalité (les influences sont plus qu'évidentes mais semblent totalement assumées) n'a quasiment aucune faille. Tout au plus pourrait-on reprocher à Archeon de nous avoir pondu un album un peu court ( seulement 35 minutes au compteur en comptant le titre bonus, c'est bien peu!) et parfois, peut-être, de chercher à nous étourdir avec une virtuosité trop démonstrative et quelque peu stérile qui, sur certains passages, aurait tendance à étouffer le côté direct et spontané de la musique...

En tout cas, à tous les fans des groupes sus-cités et de métal extrême, rapide et mélodique à la fois, passer à côté de cete galette serait un crime impardonnable! Un must have indispensable, ni plus, ni moins.

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GLADIATOR - 09 Novembre 2010: Le groupe , c'est "made of hate"...Mais le logo , c'est Archeon . Une petite explication serait utile , car il peut y avoir confusion . Ceci dit , une chronique passionnée . Merci . Glad.
Icare - 09 Novembre 2010: Oui, effectivement, le groupe a commencé à balancer ses hostilités métalliques à la face du monde sous le patronyme de Archeon (nom sous lequel l'album End of the Weakness est sorti), pour ensuite devenir Made of Hate lors de la sortie de leur deuxième album, Bullet in your Head.

Tu as raison, je vais le préciser dans ma chronique pour éviter les confusions et les malentendus. Merci pour la remarque et 'appréciation générale! ;-)
BadaOfBodom - 09 Novembre 2010: Une chronique très bien rédigée qui résume admirablement tout ce qu'il faut savoir sur cet album. Merci pour ça, donc. ;)

D'ailleurs, je suis assez d'accord sur tous les points. J'aime beaucoup cet album. "Arising" donne le ton de manière raffinée, c'est sûr ; et "Hungarian Dance", brève reprise Metal de Brahms, clôt le spectacle en beauté.

Petite précision, cependant. Nos amis de Children Of Bodom se sont eux-mêmes inspirés de Stratovarius à leurs débuts. Donc si cet album peut faire penser à Stratovarius, c'est parce qu'il fait penser à Children Of Bodom. Je ne sais pas si je suis clair... Enfin, je pense que vous voyez où je veux en venir. xD
Icare - 09 Novembre 2010: Ah, d'accord, merci pour la précision! Effectivement, j'ai tjrs ressenti un certain feeling Strato dans la manière de composer/d'agencer certains titres chez Children, mais je ne me serais pas avancé à affirmer que c'était une influence officiellement avouée et reconnue!

Mais bon, vue la source de l'info, je l'accepte telle quelle comme étant indubitablement véridique, vue l'intérêt passionné que tu as l'air de témoigner à ce groupe! ;-)

Et merci pour les remerciements (quelle redondance! :-D)!
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Chronique @ Psychosic

20 Mars 2011

Archeon frappe fort pour un premier album, qui se laisse bien écouter

En 2001, le groupe Archeon voit le jour en Pologne, à Varsovie. Michel Kostrzynski, chanteur et guitariste, se veut être le principal membre du groupe. Il s’entoure d’un autre guitariste, d’un batteur, d’un bassiste et d’un claviériste, et commence à composer pour un premier album. Survient un changement de line-up, avec le départ du bassiste Andrzej Sadrukala, immédiatement remplacé par Grzegorz Jezierski. Le guitariste d’origine quitte lui aussi le navire, et laisse la place à Radek Polrolniczak. Le groupe est ainsi fin prêt et rentre en studio pour enregistrer son premier opus, intitulé « End of the Weakness », et arborant une pochette sublime.

Avec le premier titre, « Arising », il apparaît très vite que Norther, qui était jusqu’ici l’un des meilleurs clones de Children of Bodom, se fait battre en beauté par Archeon. La musique qui est livrée ici fait immanquablement penser à « HateBreeder » de qui-vous-savez. Le son des guitares est assez similaire, et Archeon possède le même esprit démonstratif de technique. Ainsi, impossible par exemple de ne pas penser au mythique « Downfall » quand l’on entend l’intro de « Dead World ». Une mélodie au clavier, un riff assassin, puis la double qui se lance à fond … On pourra aussi citer des morceaux tels que « Lost Fool », « Struggle With Death » qui nous font tout de suite penser au combo finlandais du Sieur Alexi Laiho, mélangeant habilement le Néo-classique, le Power européen et des éléments tendant vers le Black Mélodique (essentiellement au niveau de la voix).

Malgré ce rapprochement, la qualité des compositions de Archeon nous subjugueras vite, avec le côté Néo-classique très bien utilisé, au niveau des claviers essentiellement, ceux-ci délivrant des passages relevant de l’exceptionnel. On notera ainsi les très bons « Day Of The Doom » et « Lost Fool ». On remarquera même un solo de clavier bien sympathique sur « Arising », ainsi qu’une utilisation très judicieuse du clavecin sur ce même morceau, ou encore sur « Struggle With Death » et « Ruins Of Life ».

La basse est bien audible, comme sur « Dead World » ou encore « Ruins Of Life », mélangeant son jeu à celui de la guitare rythmique, qui quant à elle délivre des riffs très efficaces mais assez classique dans le genre. Bémol par contre au niveau de la batterie, qui à part ses parties de double très rapides, n’est pas très technique, et peine à entrainer certains morceaux, notamment au niveau des couplets. Elle parvient néanmoins à faire de bonnes performances en matière de groove ( « Prayer » ). Elle se révèle par contre mauvaise sur Queen Of The Night, un morceau mid-tempo qui, dans son entièreté, est peu entrainant, et se révèle être le morceau le plus faible de l’album.

Michel Kostrzynski, qui chante sur l’album, possède une voix oscillant vers le Black. Accrocheuse, la comparaison avec celle de Laiho sur « Hatebreeder » est néanmoins quasi inévitable, même si les vocaux du polonais sont un poil plus rauques. Ceci mis à part, la voix colle à la musique, et se laisse facilement apprécier.

Archeon bénéficie d’une production assez monstrueuse pour leur premier album, avec un son très propre et très lisse. Archeon pourrait presque prétendre être la meilleure copie de Children of Bodom, mais bien heureusement pallie ce manque d’originalité par une maîtrise technique et une qualité de composition vraiment bonne. On regrettera la durée de l’album, beaucoup trop courte. Archeon frappe fort pour un premier album, qui se laisse vraiment bien écouter, à moins d’être allergique au copier-coller.

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Bloodless - 20 Mars 2011: Pas mal ta chronique mais de là à dire que la production est monstrueuse ... Faut pas trop exagérer non plus, elle est bien loin de celle de l'opus suivant. Et par rapport au prénom du frontman, ce n'est pas plutôt "Michal" et non pas "Michel" ?
BadaOfBodom - 20 Mars 2011: C'est marrant, j'étais justement en train de le réécouter, et c'est là que je vois ta chronique dans mon profil. Le hasard fait bien les choses...

Bon, c'est sûr que cet album récite du Children Of Bodom période "Hatebreeder" et, sans égaler la performance des Finlandais, aussi bien d'un point de vue technique que d'un point de vue compositionnel, il faut reconnaître que les Polonais s'en sortent très bien.

C'est bien vu pour le côté Néo-Classique qui est particulièrement évident ici. Là où Laiho nous montrait son affection pour Mozart dans "Hatebreeder", Made Of Hate (ou Archeon, c'est comme tu veux) rend ici un bel hommage à Brahms. Mais pas que...

Concernant Norther, je crois qu'on a souvent considéré, à tort, ce groupe comme la copie conforme de COB. C'est comme entre Cradle Of Filth et Hecate Enthroned, en fait. Certains groupes ont la réputation de copieurs, alors qu'ils ne sont que des suiveurs. Et là, la nuance n'est pas maigre... Faut juste avoir conscience que COB a créé un nouveau style à la base en fusionnant plusieurs styles qui existaient déjà. Quand Norther a fait pareil, on a considéré que le groupe faisait du plagiat, alors qu'il n'en est rien.

Pour ce qui est de Michal, Michel ou Michael, on s'en fout, c'est la même chose. Michal, c'est en polonais, Michel en français, et Michael en anglais.
Psychosic - 20 Mars 2011: Effectivement, c'est Michal ...


Je parle de "copie" dans ma chronique, mais, même si ce terme peux sonner comme péjoratif, ce n'est pas forcément vrai pour des groupes comme Norther et Made Of Hate ( Archeon ). Ce sont deux excellents groupes, et même si la similitude avec COB est flagrante, la qualité de jeu des deux groupes tient quand même la route. Je ne met que 15 à cet album à cause du manque d'originalité, mais sinon ça aurait été un 16 ou un 17 ...

Et puis, au final, cet album est vraiment bon, alors que ce soit un plagiat ou pas, le plaisir est présent, et c'est ça qui compte.

Concernant la prod', je préfère largement celle de End of The Weakness à celle des deux prochains. Elle fait le charme de cet album, je trouve. Et puis, c'est leur premier album, faut pas l'oublier.
Bloodless - 20 Mars 2011: La production de l'album suivant est plus propre mais aussi largement plus "sèche". Celle-ci est globalement plus brouillon. Après, j'entends parfaitement ton point de vue.
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