Empire of Pain

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15/20
Nom du groupe Dynasty Of Darkness
Nom de l'album Empire of Pain
Type Album
Date de parution 18 Juillet 2014
Membres possèdant cet album5

Tracklist

1.
 Antihuman (ft. Attila Csihar)
 04:46
2.
 Diuum Deus (ft. Weston Cage)
 04:02
3.
 Empire of Pain
 07:55
4.
 My Nightmare
 04:12
5.
 Lux Fera (ft. Attila Csihar)
 06:12
6.
 The Scribe of the Gods
 08:27
7.
 Frozen
 07:46

Durée totale : 43:20

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Dynasty Of Darkness


Chronique @ Matai

31 Juillet 2014

Ambitieux, grandiloquent, expérimental, cosmique...

Dynasty Of Darkness risque de faire pas mal parler lui, et pour cause, il s’agit d’un all star band tout frais fondé en Allemagne par Morbid XIII, un musicien accompli qui a réussi à convaincre des artistes réputés de prendre part à son projet de « symphonic extreme metal ». On se retrouve ainsi avec de grands noms du black metal et du black symphonique, à savoir le batteur Hellhammer (Dimmu Borgir, Arcturus, The Kovenant), le claviériste Pzy Clone (The Kovenant), le chanteur Weston Cage (Eyes Of Noctum) et le chanteur Attila Csihar (Mayhem).

Le projet est particulièrement ambitieux puisque le combo s’est évertué à peaufiner et fignoler ses compositions au maximum, passant son temps dans six studios différents situés aux quatre coins du globe. En plus de ça, il espère faire de son style un style inclassable, situé entre black symphonique, thrash metal, indus et brutal death. Dynasty Of Darkness sait au moins comment attirer et intéresser le public.

Son premier album « Empire of Pain » nous laisse entrevoir par sa pochette différentes influences. Le côté cosmique tout d’abord, avec cet arrière plan caractéristique (évoquant l’artwork du « Sideshow Symphonies » d’Arcturus), et le côté mythologie égyptienne avec ce personnage rappelant Thot, le dieu de la lune et des scribes. Musicalement, on se retrouve avec un genre proche du black/death symphonique. Les compositions naviguent entre le grandiloquent et l’expérimental avec une ambiance à la fois spatiale, majestueuse et inquiétante.

L’introduction « ANTIhuman » avec la voix écorchée d’Attila et quelques éléments dark ambient nous mène directement sur le chemin avant de nous lâcher en pleine nature avec un « Diuum Deus » ultra énergique guidé par le growl caverneux de Weston Cage, un rythme effréné, de puissantes orchestrations et des chœurs épiques. On n’a absolument pas le temps de se demander ce qu’il se passe puisqu’il n’y aucun temps mort, aucune pause, aucun ralentissement du rythme, ce qui est à la fois une force et une faiblesse : les quatre minutes sont finalement linéaires.

On se rend mieux compte du travail de composition effectué avec l’éponyme « Empire of Pain » qui met en valeur les claviers de Pzy Clone, à la fois cosmiques et mélancoliques. Les guitares manquent un peu de modulation et restent classiques dans leur exécution mais il est impossible de ne pas être pris dans l’ambiance hollywoodienne, si tant est qu’on aime le côté grandiloquent des orchestrations et leur côté expérimental, pas si loin de Transcending Bizarre. Hellhammer sait en tout cas rendre ses frappes particulièrement infernales et les breaks permettent de mettre en exergue des moments aussi sombres que froids.

Les éléments indus et death se font davantage ressentir sur le terrible « The Scribe of the Gods » et son atmosphère maléfique, avec cette alternance de riffs et de chants black/death. Le morceau est malheureusement assez long et ne varie pas assez. Lui retirer les deux-trois dernières minutes ne lui aurait pas fait de mal. Quant au titre final, « Frozen », il propose un ensemble très bien ficelé, très norvégien avec ses arpèges à la guitare et au piano et son growl conquérant, toutefois il souffre lui aussi de longueur.

Même si le style du groupe n’est pas si inclassable que ça, Dynasty Of Darkness ne nous aura pas trompés sur la marchandise. Son album « Empire of Pain » est ambitieux, riche et grandiloquent, les éléments black metal ne sont pas très étouffés par les orchestrations qui prennent beaucoup de place. Chaque instrument a son petit coin même si la basse semble un peu avoir été passée à la trappe. En tout cas, cet opus de grande volée a de quoi faire partie des sorties majeures de l’année en matière de black symphonique. A surveiller.

2 Commentaires

4 J'aime

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Reigoth - 31 Juillet 2014: Hum, ça donne envie d'en écouter tout ça......
Matai - 01 Août 2014: Le groupe a mis les morceaux sur Youtube, en les mettant deux par deux. Seul souci: ils ne se suivent pas !
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