Resurrection se forme en Floride en 1990, et pratique un deathmetal typiquement nord-américain, comme il convient dans cette belle région. Après seulement deux demo-tapes, le groupe signe en 1992 chez l'écurie allemande Nuclearblast Records de Markus Staiger, qui présente le quintette à la fin de cette même année sur sa fameuse compilation
Death Is Just The Beginning Vol.II, aux côtés de
Gorefest,
Brutality et
Hypocrisy, les toutes nouvelles recrues du label.
Embalmed Existence sort en avril 1993 et dévoile un groupe relativement solide, surtout au niveau rythmique, renfermant dans ses rangs l’excellent Alex Marquez (
Malevolent Creation,
Solstice,
Demolition Hammer) dont la précision & la puissance de ses roulements et variations, mais aussi la complexité de son jeu, le hissent parmi les meilleurs batteurs du moment. Le couple de guitaristes John Astl & Charlie Haynes assène par dessus des riffs de guitares carrés et déchirants, à l’image des très bons morceaux
Rage Within et
Pure Be Damned tout à fait représentatifs.
Malheureusement
Embalmed Existence cumule de nombreux stéréotypes de l’époque, présentant un groupe deathmetal de Floride qui enregistre au Morrisound studios avec Scott Burns, dévoilant une pochette dessinée à la chaîne par l’incontournable Dan Seagrave, et atterrissant de plus sur l’inévitable écurie Nuclearblast du moment. En outre, la plupart de ses titres, certes percutants et relativement massifs, à l'image des bons
Disembodied &
Rage Within, manquent d'éléments réellement marquants, capables de les faire pleinement sortir du lot. Le terrible morceau
Pure Be Damned remplit quant à lui largement cette mission, avec son break fracassant suivi d'une montée en puissance parfaitement maitrisée, écrasant la reprise poussive et dispensable de
Kiss (
War Machine), qui clôture l'album.
Sortant en pleine saturation du marché deathmetal, à une époque où Nucleablast et consort produisent désormais du death à la pelle,
Embalmed Existence passe relativement dans la masse en cette année 1993. Pourtant, sans révolutionner le genre, ses titres entraînants, empreint d'une savoir-faire plus qu’honorable, s’écoutent toujours avec autant de plaisir au fil des ans. Ce debut-album solide et typique de la Floride des nineties se conseille immanquablement aux fans de deathrash US de la première heure, appréciant la qualité de
Brutality,
Monstrosity,
Solstice ou
Raped Ape.
Fabien.
(s) Pazuzu
Malheureusement, sur la réédition ne figure pas la reprise de Kiss que je trouve plutôt réussie, moi.
Tres bon disque de death US peut etre trop calibré ou stereotypé pour avoir 1 identité propre.
Pour autant cette redecouverte ou decouverte (dans mon cas) me regale et me fait tjrs penser que cette epoque benie etait juste enorme.
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