Dysphoria

ajouter les paroles de l'album
ajouter une chronique/commentaire
Ajouter un fichier audio
pas de note
Nom du groupe Enemy I
Nom de l'album Dysphoria
Type Album
Date de parution 26 Mai 2017
Style Musical
Membres possèdant cet album1

Tracklist

1.
 Don't Trust
 03:40
2.
 Twinsight
 04:38
3.
 The Cage
 06:11
4.
 s.a.r.b.
 02:48
5.
 Placebo God
 04:00
6.
 Miss Sex
 03:30
7.
 Without Undue Delay
 03:52
8.
 A Battlefield
 07:45
9.
 Some Exist
 08:19
10.
 Heartbeat Decline
 04:20
11.
 Our Demise
 03:34
12.
 Final Cut
 06:26
13.
 Spell Cast
 06:05

Durée totale : 01:05:08

Acheter cet album

 $6.05  2,15 €  22,99 €  £2.95  $3.03  3,21 €  11,59 €
Spirit of Metal est soutenu par ses lecteurs. Quand vous achetez via nos liens commerciaux, le site peut gagner une commission

Enemy I


Chronique @ Matai

06 Août 2017

Un album spécial qui aura la particularité d'attirer une audience relativement large

Avec son premier EP "Anywhere but Here", Enemy I ne rigolait déjà pas. Fort d'un son brut et énergique, les Allemands avaient du potentiel à revendre, et ils reviennent donc cette année avec leur premier full length "Dysphoria" en auto-production.

Pas de panique, malgré ses origines, Enemy I ne tombe pas dans le piège du cliché. Pas d'influences à la Rammstein, Eisbrecher et compagnie, la bande ne joue pas dans cette cour là. On est plutôt ici dans un metal que les musiciens qualifient de "depressive industrial metal", à savoir un indus rentre dedans mais véhiculant des thématiques sombres sur les mauvaises passes de la vie. Les mélodies ne sont pas lumineuses non plus, lorgnant vers des tonalités plus mélancoliques. En cela, on se rapprochera davantage d'un Zeromancer ou d'un End Of Green dans l'esprit.

"Don't Trust" fait une belle entrée en matière avec une énergie et une simplicité déconcertantes. Mais cette simplicité a aussi ses avantages : ses riffings directs et répétitifs renforcent l'aspect mélodique du refrain et des plans vocaux. Les offensives électroniques sont d'ailleurs de qualité avec une bonne immersion en monde immatériel. Ici, tout se passe dans la tête du personnage principal, incarné par le vocaliste Rob DeVille.

Des sentiments de profonde tristesse se font davantage ressentir sur les morceaux les plus calmes. Ici, le terme "dépressif" prend tout son sens comme sur "Cage" avec son acoustique morose, sa distorsion toute particulière sur les refrains et ses vocaux variés (parfois death, parfois typé Type O Negative). "Some Exist" fait aussi dans le ressenti en jouant beaucoup sur les atmosphères et les claviers. Un certain malaise se dégage de cette piste avec cette nappe nauséabonde en fond et cette basse claquante. Les vocaux sont décomposés, entre plaintes et murmures, sur un rythme lent et lourd. Du doom indus en bonne et due forme.

Plus on avance dans l'album, plus on se rend compte de la variété des styles empruntés par Enemy I. Il ne se contente pas d'effectuer un indus catchy, il touche décidément à tout. On l'aura vu avec le gothic "Cage" et le doomesque "Some Exist". On le voit aussi avec un "placebo" aux tendances heavy et sa rythmique badass. Le lubrique "Miss sex" tente une approche expérimentale avec des instruments et des vocaux qui ont vraiment un grain. "Spell cast" joue sur les percussions et une ambiance pessimiste. Quant à "Final Cut", c'est du côté du black que l'on se dirige.

"Dysphoria" est un espèce de pot-pourri de l'indus. Pour mener à bien sa thématique, Enemy I diversifie au max sa musique en intégrant tout un tas de styles différents. Il ne se contente pas de faire de l'indus énergique et catchy tel qu'on le connait. La variété stylistique est à l'honneur, à l'instar des mauvaises passes de la vie, qui ne prennent pas toutes la mêmes formes. "Dysphoria" est donc un album spécial qui aura la particularité d'attirer une audience relativement large.

0 Commentaire

1 J'aime

Partager
    Vous devez être membre pour pouvoir ajouter un commentaire

Autres productions de Enemy I