Dreams of the Carrion Kind

Liste des groupes Death Metal Disincarnate Dreams of the Carrion Kind
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16/20
Nom du groupe Disincarnate
Nom de l'album Dreams of the Carrion Kind
Type Album
Date de parution 01 Mars 1993
Enregistré à The Windings
Style MusicalDeath Metal
Membres possèdant cet album94

Tracklist

Re-Issue in 2006 by Metal Mind Productions / Re-issue in 2007 by Displeased Records
1.
 Intro / De Profundis
 00:45
2.
 Stench of Paradise Burning
 04:51
3.
 Beyond the Flesh
 04:47
4.
 In Sufferance
 04:57
5.
 Monarch of the Sleeping Marches
 05:03
6.
 Soul Erosion
 04:41
7.
 Entranced
 05:52
8.
 Confine of Shadows
 05:05
9.
 Deadspawn
 04:28
10.
 Sea of Tears
 05:01
11.
 Immemorial Dream / Outro
 02:15

Durée totale : 47:45

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Disincarnate


Chronique @ Fabien

25 Juillet 2007
Après ses passages très remarqués sur Spiritual Healing, Cause Of Death et Death Shall Rise (Death, Obituary et Cancer), notamment pour la qualité de ses soli, le guitariste J.Murphy décide de monter son propre groupe deathmetal. Il fonde alors Disincarnate dès 1992 avec le growler Bryan Cegon et enregistre dans la foulée la démo-tape Soul Erosion, sous la houlette de Scott Burns aux Morrisound Studios, en s’aidant du fabuleux batteur Alex Marquez en intérim, frappeur puissant particulièrement prisé, officiant pour Malevolent Creation, Solstice, Resurrection ou Demolition Hammer. Quelques mois d’existence et une maquette trois titres en poche, de très bonne qualité d’ailleurs, suffisent amplement à l’écurie Roadrunner, qui signe le groupe et place le titre Stench of Paradise Burning sur sa fameuse compilation At Death's Door Vol.II.

Disincarnate complète rapidement son line-up avec Jason Carman et Tomas Viator, puis s’active aux compositions de son premier album Dreams of the Carrion Kind. Rompant avec les Morrisound Studios de Tampa qui tournent à plein régime, le quatuor traverse l’Atlantique pour rejoindre l’ingénieur du son Pete Coleman au Royaume-Uni, pour les sessions de son full-lenght disponible dans les bacs dès mars 1993 (dans les mêmes temps que Sublime Dementia des français de Loudblast), boosté par son label ayant mis les bouchées doubles.

Dreams of the Carrion Kind s’ouvre sur le fameux titre Stench of Paradise Burning que l’on retrouvait donc dans sa version démo sur la compilation Roadrunner, morceau parfaitement calibré, muni d’un riffing soigné et de soli de J.Murphy tout aussi remarquables. La suite de l’album, à l’image du bon Beyond the Flesh, suit ce même schéma à dominante middle tempo, sur des rythmiques complexes, des riffs posés et un growl profond, sans oublier ces leads de J.Murphy qui aèrent et éclairent significativement chaque morceau. Le magnifique Immemorial Dream clôture alors idéalement l’album, outro instrumentale mêlant guitares acoustiques et saturées, nous rappelant l’aura du très grand Testimony of the Ancients de Pestilence.

Disincarnate présente ainsi un deathmetal tout en finesse, mais peut-être justement un peu trop posé et surtout trop académique, peinant véritablement à se débrider et à se démarquer des schémas déjà largement exploités par ses confrères de l’époque. Il manque ainsi quelques passages de violence accrue, quelques accélérations qui auraient permis d’apporter plus de rage et de relief. Les riffs certes complexes, manquent ainsi globalement d’originalité, malgré leur assemblage irréprochable.

Malgré une qualité technique et un savoir-faire indéniable, Dreams of the Carrion Kind ne représente donc pas l’album culte de J.Murphy qu’une majorité de deathsters attendaient en 1993, faute à une barre ayant sans doute été placée un peu trop haute, mais aussi faute à son côté trop scolaire, alors que tant de choses avaient déjà si bien été écrites dans le style à cette époque. Sans grande surprise, l’unique disque de Disincarnate reste néanmoins une réalisation remarquable, une valeur sûre du deathmetal de cette période 90-93 si faste, magique et indémodable.

Fabien.

7 Commentaires

12 J'aime

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NICOS - 19 Novembre 2010: Je suis tout a fait d'accord avec ta perception de l'album. J'avais été décu a sa sortie. Les solis sont très bien...mais voilà, il est poussif. Les morceaux sont moyen, et cet album devient rapidement un peu ennuyant. Ma note est de 12/20, seul point de divergence avec toi. En effet, c'est la note pour un album correct, et pas plus.
Allez, je vais me consoler avec un petit DISNCARNATE....de Loudblast. ( tiens, ne trouve tu pas, au delà de ce nom, qu'il y a quelques similitudes avec les 2 groupes?)
Fabien - 19 Novembre 2010: Oui, bien que je crois en l'objectivité de mon propos et à la justesse de ma vision de Dreams of the Carrion Kind, c'est du moins sous cet angle que l'album avait été majoritairement perçu à sa sortie, ma note trahit finalement et volontairement ma passion pour ce disque. Somme toute, il résiste bien à la dure loi de ma platine les années passant et reste, quoiqu'on en dise, un album de qualité.

Le rapprochement avec la période 91/93 de Loudblast que tu soulignes est également pertinent. Le deathmetal des deux groupes s'écarte des concepts musicaux et spirituels tournés vers la brutalité, pour un propos et une musique davantage posés.

Fabien.
domkirke - 27 Décembre 2010: Bravo pour la chronique, incisive et très juste. Y'a vraiment de bonnes idées dans ce disque, mais ça manque un peu de relief et de prises de risque, c'est vrai.
Encore chapeau!
mechant - 12 Fevrier 2019:

En relisant les commentaires....je trouve aussi une similitude dans l approche musical de ce disque avec l'époque du grand loudblast. Ecouté hier dans les bouchons...ce fut ma constatation.

Bon disque....

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