Dream of Symphony

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15/20
Nom du groupe Rose Heaven
Nom de l'album Dream of Symphony
Type Album
Date de parution 18 Juillet 2025
Style MusicalMetal Symphonique
Membres possèdant cet album1

Tracklist

1.
 Dream of Symphony
 06:55
2.
 Catastrophe of Emptiness
 05:15
3.
 Black Rose
 06:04
4.
 Destiny's Child
 05:32
5.
 Golden
 05:32
6.
 Madman's Circus
 09:34

Durée totale : 38:52

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Rose Heaven


Chronique @ ericb4

03 Septembre 2025

Un solaire et épique essai en guise de message de bienvenue...

Difficile pour les nouveaux entrants de se frayer un chemin dans le foisonnant espace metal symphonique à chant féminin ; nombreux sont ceux à avoir tenté l'aventure, soldée hélas par une disparition prématurée des tabloïds pour la plupart d'entre eux. Conscient des risques courus à se lancer tout de go dans la bataille, ce jeune quintet finlandais originaire de Nurmijärvi se laissera précisément le temps nécessaire à la pleine maturité de ses compositions. Aussi son premier et présent effort, « Dream of Symphony », ne sera réalisé que deux ans suite à sa cofondation par les frères Petu (batterie) et Rasmus (compositions et claviers) Kujala, en 2023. Quelles seraient alors les armes des six pistes de la galette pour permettre à nos cinq belligérants d'opposer une farouche résistance face à leurs nombreux homologues ? Plus encore, les 39 minutes de la bande auditive de l'opus pourront-elles porter nos acolytes parmi les sérieux espoirs d'un registre metal qui ne les aura pas nécessairement attendus ?

Dans ce projet, les deux maîtres d'oeuvre ont requis et savamment conjugué les talents de : Sandra Mata Eriksson en qualité de frontwoman, Valtteri Laitinen aux guitares et Aaro Lampuoti (Before Eternity) à la basse. De cette fraîche collaboration émane un propos metal mélodico-symphonique aux relents heavy/power progressif, dans la lignée coalisée de Nightwish, Xandria, Delain, Elvellon et Voices Of Destiny. Un réel potentiel technique, au demeurant judicieusement exploité, se dessine, quand les mélodies, elles, se font des plus enveloppantes ; de louables qualités musicales qui ont pour corolaire une signature vocale dores et déjà identifiable et des plus cristallines. Reposant parallèlement sur une production d'ensemble de bonne facture, à commencer par un mixage bien ajusté entre lignes de chant et instrumentation, ce premier navire nous assurera-t-il d'une traversée ininterrompue dans cette mer tantôt houleuse, tantôt apaisée ?


Quand elle se plait à faire rougeoyer les fûts, la troupe parvient à nous aspirer dans la tourmente sans avoir à forcer le trait. Ce qu'atteste « Destiny's Child », up tempo aux riffs acérés, au carrefour entre Voices Of Destiny et Xandria. Eu égard à la soudaineté de ses grisantes accélérations et de ses sémillants arpèges d'accords qu'encensent les limpides oscillations d'une interprète bien habitée, le frondeur mouvement poussera assurément à un headbang bien senti et quasi ininterrompu. Et ce ne sont ni le bref mais fringant solo de guitare à mi-piste octroyé ni le final en crescendo qui nous débouteront davantage du pulsionnel méfait, loin s'en faut.

Lorsque la cadence du convoi instrumental se fait un tantinet plus mesurée, le collectif nord-européen trouve à nouveau les clés pour nous retenir plus que de raison. Ce à quoi nous sensibilise « Catastrophe of Emptiness », chevaleresque et classieux mid tempo aux riffs crochetés et au léger tapping, dans le sillage d' Elvellon. Doté d'un vaste et truculent passage organique que soufflera une bondissante reprise sur la crête d'un entêtant refrain mis en habits de lumière par les angéliques impulsions de la déesse, le gracieux élan ne se quittera qu'à regret.

Au moment où ils nous mènent en de plus apaisantes contrées, nos compères se muent alors de véritables bourreaux des cœurs en bataille. Ce qu'illustre « Golden », ballade symphonico-progressive pétrie d'élégance, que n'auraient sans doute reniée ni Xandria ni Nightwish. Tout en voguant sur d'ondoyantes nappes synthétiques, la tendre aubade nous invite à suivre un infiltrant cheminement d'harmoniques, où se meuvent les troublantes modulations de la maîtresse de cérémonie. Paré en prime de deux seyants soli de guitare, l'instant privilégié comblera à n'en pas douter les attentes de l'aficionado de moments intimistes.

Mais c'est à l'aune de ses pièces en actes d'obédience metal symphonique progressif, les plus nombreuses de la rondelle, que le combo serait au faîte de son art. Ce que révèle, en premier lieu, le polyrythmique et ''delainien'' « Dream of Symphony », tant à la lumière de sa poignante entame instrumentale aux arrangements ''nightwishiens'' que de ses enchaînements intra piste ultra sécurisés ; pourvu d'un refrain immersif à souhait mis en exergue par les cristallines inflexions de la sirène, de ponts technicistes aussi finement esquissés qu'opportunément positionnés, l'épique mouvement n'aura pas tari d'armes efficaces pour asseoir sa défense et se jouer des nôtres. Dans cette énergie, on ne saurait davantage esquiver le ''xandrien'' mid/up tempo « Black Rose » au regard de la galvanisante montée en régime de son corps orchestral à mi-morceau, à laquelle la soyeuse introduction telle une romantique ballade ne nous avait pas préparés ; une structure originale doublée d'une mélodicité toute de fines nuances cousue où se greffent les célestes ondulations de la belle font de cette plage l'une des pépites de la rondelle. On pourra, enfin, se voir happé par les nombreux coups de théâtre nourrissant les quelque 9:34 minutes de « Madman's Circus » ; eu égard à ses galvanisantes variations rythmiques et sans y perdre de son rayonnement mélodique, la ''nightwishienne'' fresque s'avère apte à tenir le chaland en haleine jusqu'à la chute finale.


On ressort de l'écoute de la galette interpellé par la capacité du groupe à concocter ces séries d'accords des plus efficaces, susceptibles de laisser quelques traces indélébiles dans les mémoires de ceux qui y auront plongé le pavillon. Un propos à la fois truculent, chevaleresque et romantique se dessine, faisant montre de variété en matière d'exercices de style et d'une ingénierie du son coulée dans le bronze. D'aucuns, pour se sustenter, auraient probablement souhaité un élan plus diversifié sur les plans atmosphérique et vocal – la belle monopolisant le micro de bout en bout de notre périple – ainsi qu'un zeste d'originalité supplémentaire, histoire de se démarquer quelque peu de leurs pairs. Pouvant néanmoins compter sur une technicité instrumentale et oratoire maîtrisée et sur de louables qualités mélodiques, le quintet finlandais disposerait de l'arsenal requis pour venir dès lors grossir les rangs des sérieux espoirs de ce registre metal. Bref, un solaire et épique essai en guise de message de bienvenue, qui pourrait bien n'être que la première page de son histoire. Wait and see...

Note : 15,5/20

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