Divine Incarnation

Paroles
ajouter une chronique/commentaire
Ajouter un fichier audio
Nom du groupe Supreme Pain
Nom de l'album Divine Incarnation
Type Album
Date de parution 27 Mai 2011
Produit par Jörg Uken
Style MusicalDeath Metal
Membres possèdant cet album51

Tracklist

1.
 Dawn of a New Era
 
2.
 The Dark Army
 
3.
 Damned Creation
 
4.
 Treasonous Disease
 
5.
 Trapped in Heresy
 
6.
 Spiritual Sickness
 
7.
 Divine Incarnation
 
8.
 Putrefied Beauty
 
9.
 The Fallen Kingdom
 
10.
 Towards Hell
 

Chronique @ Fabien

03 Juin 2011

Spiritual Sickness.

Deathster incontournable de la scène deathmetal batave depuis l’essor de Sinister au début des années 90, Adrie Klosterwaald ne compte aujourd’hui plus les projets musicaux auxquels il a participé depuis tant d’années, supporté par des labels n’ayant pas forcément grande envergure, mais animé par une passion débordante et une soif inaltérable de deathmetal, tout comme mézigue de l’autre côté de la platine. L’ancien batteur et désormais growler fonde Supreme Pain en 2006 aux côtés d’Erwin Harreman et revient en cette année 2011 avec son troisième album, Divine Incarnation.

Tout d’abord signé chez les petites écuries Comatose Music et Metal Age, Supreme Pain débarque cette année chez le plus puissant Massacre Records, qui héberge déjà sous sa bannière quelques briscards incontournables du style comme Sinister et Malevolent Creation. Ayant notamment recruté le redoutable Paul Betlman (ex-Sinister) derrière les fûts, le groupe délaisse les ambiances gores de ses précédentes réalisations pour s’orienter vers un concept bien plus occulte, impeccablement mis en image sur la couverture de son nouveau Divine Incarnation.

Pour le reste, ne vous attendez pas à une révolution au sein de Supreme Pain, tant le groupe s’attache à délivrer un deathmetal basé sur une force de frappe sans compromis, dans la grande tradition des groupes extrêmes des Pays-Bas, tels Centurian ou Sinister. A ce titre, bien que la comparaison avec ce dernier reste fatale, notre groupe renferme une brutalité manifeste supplémentaire, à l'heure où Sinister ralentit quant à lui (si bien) la cadence. Les blast-beats de Paul Betlman sont légion, supportant les guitares tranchantes et indomptables de Bastian et Erwin.

Divine Incarnation reste toutefois à mille lieux d’un deathmetal plat et linéaire, tant la puissance qu’il dégage paraît sans limite, sans compter ses nombreux ralentissements, riffs et leads vicieux qui maintiennent toute l’attention, pour citer la fin tout en lourdeur de Trapped in Heresy ou encore le final Towards Hell d'une incroyable intensité. Supreme Pain nous réserve en plus quasiment le meilleur sur le terrible morceau The Fallen Kingdom aux rythmes et riffs annihilants, sans parler de la crème nommée Spiritual Sickness, quatre minutes d'un deathmetal sombre, saisissant et implaccable, montant impitoyablement en intensité.

Si le redoutable morceau Goddess of Divine Retribution du précédent album Nemesis Enforcer nous laissait déjà présager une sacrée suite, Divine Incarnation nous montre aujourd’hui combien Supreme Pain monte génialement en puissance au fil de ses réalisations. Le quintette néerlandais revient en cette année 2011 avec un nouvel album déchainé, pas forcément original mais d’une brutalité sombre qui bouscule dès les premières salves et terrasse au fil de l’avancée.

Fabien.

10 Commentaires

15 J'aime

Partager

ShubNiggurath - 30 Novembre 2011: Cet album est vraiment excellent!
Du Death Metal de très grande qualité, soigné et particulièrement addictif!

Au fil des écoutes, Divine Incarnation rentre définitivement dans la peau et on ne peux que être impressionné devant une telle puissance.

Cette dernière offrande de SUPREME PAIN représente pour moi une des meilleures réalisations actuelles de Death Metal avec NADER SADEK.

Merci Fabien pour ta chronique (qui a déclenchée l'achat) & merci SUPREME PAIN pour les émotions :-D
bojart - 24 Mai 2012: Quel skeud!

Hyper addictif et ô combien devastateur! Comme quoi le death metal is still alive!
Tyrcrash - 11 Juin 2012: Un excellent album, prenant dès la première écoute et pourtant relativement brutal, une évolution du groupe que j'apprécie tout particulièrement



Très bonne chronique évidemment.
NICOS - 15 Mars 2016: Merci pour cette excellente chronique. Après plusieurs écoutes, je préfère cependant leur très bon deuxième album. En effet, je trouve certains morceaux trop long, l'ensemble me parait plus monotone.
    Vous devez être membre pour pouvoir ajouter un commentaire