Divine Decomposition

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15/20
Nom du groupe Insatanity
Nom de l'album Divine Decomposition
Type Album
Date de parution 1996
Style MusicalDeath Metal
Membres possèdant cet album25

Tracklist

1.
 Begotten, Not Made
 05:14
2.
 Shemhamforash
 05:55
3.
 Diabolical Indignation
 05:00
4.
 Transfiguration
 05:03
5.
 Divine Decomposition
 06:31
6.
 Under the Baphomet
 05:33
7.
 Rex Judaeorum
 05:13
8.
 Angels of the Apocalypse
 05:27
9.
 The Blood Is the Life
 04:41

Durée totale : 48:37

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Insatanity


Chronique @ Fabien

29 Janvier 2015

666

Bienvenu dans l’antre d’Insatanity, jeu de mot habile mêlant diable et démence, au cœur d’un rituel démoniaque organisé à la gloire du Malin, fait d’idoles du baphomet, de corpse-paints, de sacrifices, de croix renversées et de pentagrammes inversés. Originaire de Philadelphie en Pennsylvanie, notre groupe se forme en 1992 sous la coupe du growler Mark Rhochar, d’obédience ouvertement satanique, à l’image de ses confères Glen Benton, Vincent Crowley et Tim Bishop (Deicide, Acheron, Blood Ritual).

Après de nombreux remaniements de line-up, un noyau dur se cimente progressivement avec l’arrivée de Jay Lipitz (g) puis de Chris Lytle (b), tandis que le style se dessine distinctement sur la troisième demo-tape Unholiness Rising (1995), qui servira entièrement de base pour le premier album imminent. En cette rentrée 1995, Insatanity immortalise ainsi sous forme de quintette son debut-album Divine Decomposition, capturé au studio Trademark Music. La bande décroche parallèlement un deal avec l’écurie grecque Unisound, qui s’est déjà forgé un nom grâce à de bonnes signatures avec Rotting Christ, Uncanny, Thou Art Lord, Necromass, Mortuary Drape ou Varathron.

Musicalement, Insatanity pratique un deathmetal calé entre Deicide et le vieux Hypocrisy, Divine Decomposition renfermant ainsi une palanquée de rythmiques assassines et de riffs tout aussi incisifs, qui alimentent neuf morceaux pas foncièrement originaux mais idéalement calibrés. Le parfum occulte qui règne tout au long de l’œuvre est un atout supplémentaire, une noirceur qui rappelle aussi celle d’Infester sur son album To the Depths, à l’image du bon titre Transfiguration et de son final sur un clavier sombre et envoutant. Le chant de Mark Rhochar apporte enfin la touche finale, notre disciple juxtaposant régulièrement aux côtés de son growl gras & rauque des vociférations hystériques, tel des excès ponctuels de folie durant le rituel.

Malgré quelques petites longueurs et une arrivée un peu tardive sur le circuit, alors que tant de choses ont déjà si bien été dictées par les maîtres en la matière, Divine Decomposition reste un album de deathmetal solide, une cérémonie noire, violente et occulte qui tient ses promesses. Le Malin n’est jamais loin à l’écoute de ces neuf offrandes constituant l’apogée d’Insatanity, qui poursuivra ensuite sa carrière de façon plutôt discrète.

Fabien.

2 Commentaires

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InhumanHomicide - 04 Fevrier 2015: j'avais chopé le digipack quasiment à sa sortie, le nom du groupe trainait sur des listes de remerciements de je ne sais plus quel skeud, donc je me suis laissé tenté ... la photo de groupe tout maquillé à l'arrière pouvait faire penser à un groupe de black, mais en fait c'était un brutal death de qualité plutôt honnête. Je trouve juste dommage que la prod (notamment de la batterie) soit si étouffée.
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